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[El humor de Quino : Moderno testamento, genesis del fin]

Image (fixe ; à 2 dimensions)
titre :
[El humor de Quino : Moderno testamento, genesis del fin] / Quino
adresse :
. — Avignon : [s.n.], [ca  ]
description technique (h × l) :
. — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; 42 × 30 cm
notes :
descriptif :
Symbole(s) utilisé(s) :

[ BD de Quino traduit en français ]

texte :

El humor de Quino

Moderno testamento : genesis del fin

1. Au commencement de la fin, l’Homme créa les machines et les industries. Or la planète était propre et fertile. Mais l’ambition humaine planait sur toute la surface de la terre.

2. L’Homme dit : Que la révolution industrielle soit, que se multiplient les usines et que s’élève la fumée de leurs cheminées jusqu’à noircir les cieux de cendres de charbon et de résidus de pétrole.

3. Et les cieux s’obscurcirent. Et l’Homme appela Progrès les cieux obscurcis.
Et l’Homme vit que le Progrès était bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour.

4. L’Homme dit : Comme le Progrès est bon, rendons-nous maîtres de tout ce qui nous a été donné, de tous les animaux de la terre et de tous les oiseaux du ciel, de tous les poissons de la mer et des eaux.

5. Et de toutes les herbes portant semence et de tous les arbres qui ont des fruits sur toute la surface de la terre. Et l’Homme vit que cela était bon, et que personne n’était plus intelligent que lui.

6. L’Homme pensa : il n’est pas bon que le pétrole soit seul ; donnons-lui l’énergie nucléaire. Et il créa l’énergie nucléaire. Et ses scories ainsi que celles du pétrole se répandirent sur toutes les eaux de la terre et sur le firmament.

7. Et voici que tout ce qui avait été donné à l’homme se mit à disparaître : les animaux de la terre, les oiseaux du ciel, les poissons de la mer et toutes les herbes et tous les arbres produisant semence sur toute la surface de la terre.

8. Et l’Homme vit tout ce qu’il avait fait, et vit que cela était irréparable. Deuxième jour.

9. Ainsi furent détruits le ciel et la terre avec tout ce qui y vivait.

10. L’homme conclut au troisième jour l’ouvrage qu’il avait fait. Et au troisième jour, fier de ce qu’il avait fait, il se reposa heureux sous la surface de la terre.


sources :

Affiche « bricolage maison » par Vicente Marti.

cotes :

Aff1387 - 205439 (cira L)