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[1er Mai, viol de la mémoire ouvrière !]

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Image (fixe ; à 2 dimensions)
titre :
[1er Mai, viol de la mémoire ouvrière !]
adresse :
. — Bergheim : CARNAGE (Collectif anarchiste révolutionnaire nihiliste allergique au génocide étatique),
description technique (h × l) :
. — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une  : papier de couleur ) ; 42 × 30 cm
notes :
descriptif :


texte

texte :

1er mai, viol de la mémoire ouvrière !

Hier le 1er mai 1886 était le début de la première grande grève générale du
prolétariat américain. C’était un des moments festifs les plus mobilisateurs et
initiateurs de la lutte prolétarienne. C’était une époque où l’action directe était
réalité : autonomie totale d’action, intervention massives et solidaires, soupes
communistes, existence de groupes anarchistes actifs et de prolétaires en armes.

C’est ce magnifique mouvement que la social-démocratie utilisa par la suite pour s’affirmer seule force politique valable en institutionnalisant cette date, et canonisant au passage nos frères de classe deve nus subitement martyrs (voir ci-joint les déclarations au tribunal des pendus de Chicago). Et de fil en aiguille le meurtre de la mémoire s’effectue : toute la pratique harmonieuse de solidarité et de fraternité, à la trappe ! Toute la pratique de lutte anti-étatique à la trappe ! La revendication de la journée de 8 heures comme besoin de vie fondamental transformée en une sage lutte pour quémander une misérable loi à l’État, reconnu de fait tout puissant.

Aujourd’hui, vous dignes héritiers de cette social-démocratie qui allez défiler sagement, marxistes-léninistes, socialistes, syndicalistes de tout poil, vous êtes bien les représentants de cette chienlit avec vos petites réformes, votre conformisme et votre aspiration à diriger ce monde. Votre manie à défendre le sacro-saint droit au travail (droit à l’exploitation !) le prouve. Au lieu de faire la fête au travail, vous glorifiez le travail·. Ces premiers mai ne représentent plus que la victoire de l’État sur le prolétariat étouffé, gangréné, muselé.

En conséquence, nous, prolétaires, agents provocateurs, immatures et incontrôlables, revendiquons pleinement :
— l’essence initiale (la moelle substantifique séditieuse et charnelle car humainement fraternelle) de ces vagues de luttes passées et présentes : c’est-à-dire l’existence d’une communauté pugnace vivante et solidaire, allergique à toute force, même larvée, d’étatisme et de mondialisation capitaliste parasitaire !
— et défecquons, vomissons de toute notre âme sur tout ce qui organise, bureaucratise, domine, désincarne, féodalise, écartèle notre survie quotidienne moderne (salariat, sport, patrie, nationalisme, militarisme, culture spécifique, sexisme, liste non exhaustive malheureusement !).

Mort au féodalisme et à leur hypo-démago-géronto-cratie salariaux !

Mort au bagne du quotidien larvaire !

Mort au travail salarié !

[…]


sources :

Affiche de CARNAGE (Collectif anarchiste révolutionnaire nihiliste allergique au génocide étatique) de mai 1993. Un autre texte devait accompagner cette partie.

L’exemplaire reproduit est amputé de 5 cm du bas du texte qui comportait l’adresse.

cotes :