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[Mort aux chefs ; les riches moins riches, les pauvres moins pauvres, c’est pour quand ?]

Image (fixe ; à 2 dimensions)
titre :
[Mort aux chefs ; les riches moins riches, les pauvres moins pauvres, c’est pour quand ?]
adresse :
. — [S.l.] : [s.n.], [ca  ]
description technique (h × l) :
. — 1 affiche (photocop.) : n. et b. ; 30 × 42 cm
notes :
descriptif :


[ texte (hors titraille, style capitales machine à écrire) ; photo (affiche souvent reprise « vieil homme et enfant » par 22 mars, dès avant 1984 et en « Une » du Monde libertaire n° 434 du 4 mars 1982) ]

texte :

Mort aux chefs

Le chef a tort

Le chef a toujours tort, c’est une crapule.

Même s’il a raison, il a encore tort, car le tort du chef est qu’il soit chef. Son rôle et sa position sociale font qu’il ne peut avoir que tort dans ses décisions, tort dans sa réalité, tort dans sa raison d’existence, tort dans sa vie. Donc les articles 1 et 2 s’appliquent inévitablement.

Le chef ne boit pas, il nous pompe l’air et nous suce le sang.

Le chef ne mange pas, il nous bouffe notre vie, notre temps, notre espace, avec sa misérable parcelle de pouvoir sur les hommes et sur les têtes. Pouvoir qu’il croit ridiculement immuable.

Le chef se repose sur nous. Son rôle n’est pas de travailler lui-même, mais avant tout de faire travailler les autres. Et cet ustensile est encore satisfait de son rôle de clébard.

Le chef n’est jamais en retard, il est retenu. Qu’importe ! il n’est et ne sera jamais à l’heure. Quoi qu’il fasse, seule l’heure de sa disparition approche, sans aucune retenue et avec aucun retard. Nous saurons être à l’heure quand il le faudra.

Le chef "n’existe pas", seule la pesante réalité du travail existe ! Il n’est là que pour faire respecter cette réalité. Il faudra bien commencer à s’en prendre au travail lui-même.

L’idée qu’il y a de bons et de mauvais chefs est une de ces conneries qu’il faut foutre aux poubelles. Il n’y a que "des" chefs. Il faut démasquer cette pseudo-sympathie derrière laquelle se cache le chef.

Le chef n’a pas d’idées, amusante évidence ! Lui qui croit penser ce qu’il dit, il le vomit. Sa tête n’est qu’une image, sa bouche, la chambre d’échos de mille et un pets. Pets hiérarchiques, hiérarchisés, supérieurs, pets frénétiques et incontrôlés ; il a la parole, elle ne lui appartient pas. On rentre dans le bureau du chef avec les idées du chef, on en ressort avec ses idées personnelles. On n’a vu personne, sinon un presse-papier, un presse-temps, un presse-sang.

Le chef n’a aucune relation humaine. Bien sûr, ce misérable s’imagine qu’il peut faire travailler plus encore et reproduire, justifier et perpétuer son rôle avec son charme personnel. Et quand il essaie lamentablement d’être autre chose que la chose qu’il est, il ne trouve rien d’autre que sa plus basse vulgarité ; il ne cherche qu’une bête à baiser.

Plus on critique le chef, plus il se dégonfle comme une vieille baudruche et une vieille trique en papier. Plus apparait derrière le chef la vieille crapule lamentable, sans intelligence, sans humanité.

Ne dites plus "Monsieur le chef", mais dites "Crève salope".

Le chef est un emmerdeur. Il n’est en fait qu’un triste pion. Ses règles de jeux sont à détruire. Pour quelques chefs à perdre, nous avons un monde à gagner.

L’humanité ne sera heureuse que le jour où le dernier capitaliste aura été étranglé avec les tripes du dernier chef

les riches moins riches, les pauvres moins pauvres, c’est pour quand ?


sources :

Il s’agit, ici d’une parodie des 10 commandements du texte « Le chef a toujours raison ». On retrouve ce texte, avec la même mise en page ici : « Mort aux chefs ». Paru vers 1970 (d’après cette autre affiche) ?

cotes :
 

2009

2013

[ca  1984]

[ 1991 & ante]

1986

[s.d.]

[ca  1990]

1998
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