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[Des libertaires chalonnais aux travailleurs : élections législatives de mai 1898]

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titre :
[Des libertaires chalonnais aux travailleurs : élections législatives de mai 1898]
adresse :
. — Chalon-sur-Saône : [s.n.],
description technique (h × l) :
. — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une : noir, papier de couleur) ; 63 × 43 cm
notes :
descriptif :


[ texte ]

texte :

Élections législatives de mai 1898

Des libertaires chalonnais aux travailleurs

Les dirigeants vous appellent aux urnes. Les écouterez-vous ? Sanctionnerez-vous encore votre esclavage ?

Combien vous faudra-t-il d’années pour vous convaincre de la stérilité du suffrage universel ?

Une fois de plus vous allez confier à des intrigants ou à des imbéciles le soin de penser, d’agir et de parler en votre nom.

De nouveau retentiront à vos oreilles ces mots magiques : Patrie ! Représentation nationale ! Souveraineté du peuple ! et autres duperies avec lesquelles on fascine le peuple.

Nous constatons cependant avec un certain plaisir que le système électoral organise, car le public se désintéresse complètement des élections.

Il n’y a plus de réunions passionnées ! Il n’y a plus d’ardentes polémiques oratoires !

La lutte électorale est morne et l’agitation est restreinte aux candidats et à leurs courtiers d’élections.

L’heure des explications est venue !

Camarades,

Si la servitude n’a pas annihilé en vous tout esprit d’indépendance, si les politiciens n’ont pas détruit en vos cerveaux toute idée d’émancipation et de dignité.

Soyez des hommes et non des machines !

Ne votez pas, sans demander à vos candidats, bleus, blancs ou rouges, la preuve qu’ils peuvent faire quelque chose pour le peuple en général et pour les travailleurs en particulier ;

Ne votes pas, sans exiger la preuve de ce qu’ils appellent des réformes.

Ces preuves, les candidats ne vous les fourniront pas ! Donc ne votez pas !

Sachez surtout que, quelle que soit la forme du gouvernement qui vous régisse, à quelque couleur qu’appartienne votre candidat, — en un mot que vous votiez blanc ou noir — vous n’obtiendrez jamais rien, tant qu’existera le régime du salaire et la propriété individuelle.

Les modifications législatives et gouvernementales ne changeront rien à la situation économique des travailleurs.

Ce qu’il faut c’est une transformation sociale ! Elle est devenue nécessaire et fatale !

On vous appelle Peuple souverain ! Et, chaque jour, vous obéissez à des lois iniques ; on vous accable d’impôts, de vexations, d’injustice… À quoi donc se résume votre souveraineté ? Vous devriez commander et il vous faut obéir sans cesse !

Vous voyez donc bien que votre souveraineté est un leurre !

Camarades ! Voulez-vous avoir les mains nettes et la conscience tranquille ? Voulez-vous ne plus avoir votre part de responsabilités dans les futurs Panamas, les futurs Fourmies et les futurs Madagascars ? Voulez-vous ne plus contribuer au maintien de toutes les misères et de toutes les iniquités ? N’abdiquez pas vos droits !

Si vous voulez rester des esclaves, allez aux urnes !

Si vous voulez devenir des Hommes Libres.

Ne votez pas !

Des libertaires aux travailleurs.

vu : le candidat pour la forme :

Imprimerie du Père Peinard 15 rue Lavieuville Paris


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