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[1er Mai, jour de fête ? Non ! Jour de Combat]

Image (fixe ; à 2 dimensions)
titre :
[1er Mai, jour de fête ? Non ! Jour de Combat]
adresse :
. — Paris : FA__ [1] (Fédération anarchiste : 1945-1953) : Le Libertaire (1944-1956), (ICC (Imprimerie Centrale du Croissant))
description technique (h × l) :
. — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; [ 53 ?] × [ 37 ?]  cm
notes :
descriptif :


[ texte ; dessin (structure « 1er Mai unité » entouré de personnages et de fleurs de muguet, et capitaliste accroché en du « 1 » ]

texte :

1er Mai, jour de fête ? Non !

Jour de Combat

Nos aînés ont connu les 1er Mai sanglants, depuis les MARTYRS Anarchistes de Chicago (1er mai 1886) en passant par les 1er Mai de 1906 (le Gouvernement abandonne Paris), de 1919 (les travailleurs arrachent au Patronat la journée de 8 heures). C’était alors un
1er MAI DE LUTTE OUVRIÈRE
un 1er Mai où les ouvriers révolutionnaires manifestaient en chômant malgré les interdictions et n’hésitaient pas à affronter la flicaille.

Nous connaissons, surtout depuis la prétendue libération, un
1er Mai de Trahison et de Capitulation
des organisations ouvrières, d’abandon des travailleurs désorientés par les volte-face des politiciens. Le 1er Mai, Fête du Travail officielle, légale comme dans l’Allemagne de Hitler, l’Italie de Mussolini, l’Argentine de Péron, l’Empire de Staline, l’Espagne de Franco, a été introduit en France par PÉTAIN, et nos « Républicains », de Thorez à Paul Reynaud et de Gaulle, continuent à officialiser le 1er Mai, à réaliser une opération fructueuse pour la bourgeoisie : transformer les travailleurs en citoyens bien dociles, s’alignant en procession de la Bastille à la Nation, acclamant la production entre 1945 et 1947, acclamant n’importe quoi depuis !

C’est ainsi qu’on prépare LE FASCISME ET LA GUERRE en tenta de démoraliser et d’avachir les travailleurs odieusement trompés et trahis par les dirigeants de leurs centrales et de leurs partis qui, au cour des derniers conflits sociaux ont saboté le déclenchement de la GRÈVE GÉNÉRALE par la politique des grèves tournantes !

Il faut se détourner résolument des vieilles habitudes et des pratiques des endormeurs.

Il faut dénoncer et délaisser le 1er MAI PETAIN-DE GAULLE-THOREZ, le 1er Mai de mascarade, le 1er Mai de char de carnaval, le 1er Mai légal, de repos et d’obéissance ! Il faut opposer au 1er MAI DE FÊTE, un

1er Mai de combat

contre le Patronat, contre l’État, donc un I" Mai libertaire, comme ceux d’autrefois.

Ce ne sera pas un 1er Mai de défilés ou de meetings inoffensifs. Ce doit être un 1er Mai de protestation, de violence révolutionnaire contre les citadelles du Pouvoir. C’est pour cela que des organisations de travailleurs manuels et intellectuels, ouvriers, étudiants et paysans, décidés à une lutte énergique pour réveiller la
volonté du peuple
n’ont nullement besoin d’entretenir des milliers de badauds et de suiveurs.

Ce qu’il faut, c’est une action générale de la classe ouvrière sur des objectifs précis :

  • Rajustement des salaires par une indemnité non hiérarchisée ;
  • Semaine de quarante heures payée quarante-huit ;
  • Échelle mobile appliquée aux retraites ;
  • Suppression des abattements de zones ;
  • Extension des congés payés.

Les actions revendicatrices, axées sur un tel programme, sont seules capables de freiner la préparation à la guerre, de déséquilibrer le budget de guerre.

Mais, en définitive, notre combat acharné et permanent contre les forces de régression sociale doit aboutir à la prise en main et à la gestion par les masses populaires ouvrière et paysanne des moyens de production et de distribution [par] la Révolution sociale.

  • Par le combat organisé et solidaire des opprimés du Monde entier contre toutes les exploitations !
  • Par le combat aux côtés des peuples sous la coupe du capitalisme occidental, contre la misère et la guerre, a l’exemple de l’Espagne libertaire !
  • Par le combat aux côtés des peuples martyrisés par STALINE, contre la dictature, l’hypocrisie et la torture, contre nos frères de Bulgarie, d’Ukraine et de tout son Empire
  • Par le combat aux côtés des peuples colonisés !
  • C’est donc, dès aujourd’hui, par notre présence et noir vigilance contre les trahisons, dans les syndicats, dans les usines, les chantiers, les bureaux et les Universités, par notre action dans les villes comme dans les campagnes, que nous préparerons le Renouveau et des lendemains où le 1er Mai sera nouveau rouge et noir.

Que reste-t-il en face des partis pourris et nourrisseurs, des centrales syndicales vendues ou politisées R°ur recréer un véritable 1er Mai ?

La jeune et grandissante Fédération Anarchiste

(rayer d’un trait de couleur)
Chaque Vendredi : Travailleur, Étudiant, Paysan, tu lis « LE LIBERTAIRE » - En vente partout : 15 fr.

[marque syndicale] Imprerie Centrale du Croissant — 30, rue du Croissant, Paris-2e


sources :

Affiche parue en dernière page : Le Libertaire n° 266 (vendredi 27 avril 1951, 56e année).

cotes :
 


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