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[Tous contre les quinze-Mille !]

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Image (fixe ; à 2 dimensions)
titre :
[Tous contre les quinze-Mille !]
adresse :
. — Paris : Le Libertaire (1895-1939),
description technique (h × l) :
. — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm
notes :
descriptif :


[ texte seul ? ; l’affiche est-elle parue ? ]

texte :

Groupe d’Action Anti-Parlementaire

Tous contre les quinze-Mille !

Travailleurs,

Dans quelque temps, vous allez être invités à renouveler la Chambre des QUINZE MILLE.

On va faire appel à votre clairvoyance, on va exalter vos devoirs et vos vertus civiques, et tous les candidats vont encore vous promettre des merveilles.

Mais n’êtes-vous pas convaincus aujourd’hui que le Parlementarisme a fait banqueroute, sauf pour ceux qui en vivent.

Pour avoir de nouveau vos suffrages, on vous présentera quelque chose de neuf : le Suffrage universel retapé, redoré par la Représentation Proportionnelle, la seule équitable, affirme-t-on maintenant.

Cela revient à avouer que l’on vous a trompés jusqu’à ce jour en vous disant que le suffrage universel était un admirable outil d’émancipation. Au bout de quarante années, on vient vous dire que le système ne vaut rien. Les politiciens le savaient depuis longtemps, mais il faut maintenant arrêter le syndicalisme, qui va tout à l’heure culbuter tous les partis politiques et leurs systèmes.

Faut-il vous rappeler que le Parlementarisme vous a conduits à la gigantesque escroquerie du Panama, aux expéditions ruineuses du Dahomey, à la campagne de Chine, au brigandage marocain, aux hécatombes de Madagascar, où dix mille de vos enfants sont morts pour le seul profit des. lanceurs d’affaires, etc., etc. ?

Faut-il vous rappeler que les parlementaires vous ont promis, pour assurer les retraites ouvrières, le Milliard des Congrégations, disparu on ne sait où. Et pour vous les « donner », ces Retraites ouvrières, voici que les parlementaires entendent remettre entre les mains des gouvernants les milliards prélevés sur votre maigre salaire.

Voilà quarante ans que cela dure ; quarante ans que l’on vous fait des promesses : quarante ans que l’on se moque de vous et que vous crevez de misère !

Mais vos maîtres se sont voté en cinq minutes quinze mille francs d’appointements.

Pour vous, quand vous demandez quelque chose et que vous le demandez trop haut, on vous met en prison.

Quand vous montrez les dents, on vous fusille !

Voilà le travail des parlementaires.

Voilà la valeur du parlementarisme.

Mensonge, duperie, trahison.

Travailleurs,

Ne savez-vous pas que votre ennemi, c’est votre maître ?

Chassez les QUINZE MILLE !

Ce qu’on vous promet toujours, allez le prendre !

Reprenez ce oui vous appartient : la machine à l’ouvrier ; la terre au paysan.

Faites vos affaires vous-mêmes.

Syndiqués, vous pouvez supprimer le chômage en organisant la production.

Pour cela, devenez capables d’assurer le fonctionnement de la vie sociale en vous emparant des services publics.

Vous aurez ainsi la base de la société communiste, qui seule donnera la justice et la liberté.

À BAS LES QUINZE MILLE !

SABOTONS LES ÉLECTIONS !


sources :

Texte paru dans Le Libertaire du 9 janvier 1910 (16e année, n° 11).

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