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    [Comité central républicain de défense nationale des vingt arrondissements de Paris]

    notice :
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    [
    Comité central républicain de défense nationale des vingt arrondissements de Paris]. — Paris : Comité central républicain de défense nationale des vingt arrondissements de Paris (1870-1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une  : noir , papier rose ) ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Casse, Germain (1837-....)  ; Chassin, Charles (1831-1901)  ; Chaté, François (1841-1894)  ; Chausse, Émile (1850-1941)  ; Cluseret, Gustave (1823-1900)  ; Cousin [Commune de Paris]  ; Demay, Antoine (1822-1884)  ; Dumont, Charles [Commune de Paris]  ; Dupont, Aminthe (1841-....)  ; Gaillard, Napoléon (1815-1900)  ; Genton, Gustave (1825-1872)  ; Hernu, H.  ; Johannard, Jules (1843-1882)  ; Kern [Commune de Paris]  ; Lanjalley, Paul (1848-1887)  ; Lecot, A.  ; Lefrançais, Gustave (1826-1901)  ; Léger, E.  ; Leverdays, Émile (1822[1835 ?]-1890)  ; Longat [Commune de Paris]  ; Longuet, Charles (1838-1903)  ; Lutz, P.-A.  ; Mainier [Commune de Paris]  ; Mallet, G.  ; Malon, Benoît (1841-1893)  ; Mangold, François (1841-....)  ; Marchal [Commune de Paris]  ; Marchand, Louis (1842-1901)  ; Milliers [Commune de Paris]  ; Mollin, Gabriel (1835-1912)  ; Myard, Henri (1825-1871 ?)  ; Oudet, Émile (1826-1909)  ; Pagnerre, Gustave (1824-....)  ; Périn, J. [Commune de Paris]  ; Philip [Commune de Paris]  ; Pillion [Commune de Paris]  ; Pindy, Jean-Louis (1840-1917)  ; Portalier, Martial (1829-1905)  ; Ranvier, Gabriel (1828-1879)  ; Roullier, Édouard (1830 ?-1903)  ; Roy_, Émile [Commune de Paris]  ; Thélidon, Louis (ca 1827-1871)  ; Thonnelier [Commune de Paris]  ; Toussaint, Charles (1827-1871 ?)  ; Vaillant, Édouard (1840-1915)  ; Vallès, Jules (1832-1885)  ; Vertut [Commune de Paris]  ; Woog, Moïse (1838-....)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    République française
    Liberté, Égalité, Fraternité

    Comité central républicain de défense nationale des vingt arrondissements de Paris

    Citoyens,

    Le 5 septembre, dès le lendemain de la proclamation de la République, un grand nombre de citoyens proposaient la constitution d’un Comité central républicain, émanant des vingt arrondissements de Paris et ayant pour but de pourvoir au salut de la patrie, ainsi qu’à la fondation définitive d’un régime véritablement républicain par le concours permanent de l’initiative individuelle et la solidarité populaire.

    Depuis ce jour, les réunions publiques ont élu leurs Comités de défense et de vigilance dans chaque arrondissement.

    Aussitôt que les arrondissements se sont trouvés représentés en
    […]
    […]tionale les mesures suivantes, acclamées dans les réunions populaires :

    1° — Mesures de sécurité publique

    Supprimer la police telle qu’elle était constituée, sous tous les gouvernements monarchiques, pour asservir les citoyens et non pour les défendre ;

    La remettre tout entière entre les mains des municipalités élues ;

    Nommer par quartier, dans les grandes villes, les magistrats chargés de veiller à la sécurité publique sous leur responsabilité personnelle et directe ;

    Dissoudre tous les corps spéciaux de l’ancienne police centralisée, tels que sergents de ville, agents dits de la sûreté publique, gardes de Paris ;

    Confier à la garde nationale, composée de la totalité des électeurs, et en particulier à des vétérans pris dans son sein, la mission d’assister les nouveaux magistrats de la police municipale dans l’exercice de leurs fonctions ;

    Appliquer aux magistratures de tous ordres les deux principes de l’élection et de la responsabilité ;

    Abroger toutes les lois restrictives, répressives et fiscales contre le droit d’écrire, de se réunir et de s’associer.

    2° — Subsistances et logements

    Exproprier, pour cause d’utilité publique, toute denrée alimentaire ou de première nécessité actuellement emmagasinée clans Paris, chez les marchands en gros et de détail, en garantissant à ceux-ci le paiement de ces denrées après la guerre au moyen d’une reconnaissance des marchandises expropriées et cotées au prix de facture ;

    Élire dans chaque rue ou au moins dans chaque quartier une commission chargée d’inventorier les objets de consommation et d’en déclarer les détenteurs actuels personnellement responsables envers l’administration municipale ;

    Répartir les approvisionnements classés par nature entre tous les habitants de Paris au moyen de bons qui leur seront périodiquement délivrés dans chaque arrondissement au prorata : 1° du nombre de personnes composant la famille de chaque citoyen ; 2° de la quantité de produits consommables constatés par les commissions ci-dessus désignées ; 3° de la durée probable du siège.

    Les municipalités devront encore assurer à tout citoyen et à sa famille logement qui leur est indispensable.

    3° — Défense de Paris

    Faire élire immédiatement par la garde mobile tous les chefs qui la doivent conduire au feu, ceux qui la commandent actuellement lui ayant été imposés jusqu’à ce jour ;

    Rallier au plus vite les éléments épars de cette héroïque armée, que la trahison de ses chefs a laissé écraser ou dissoudre et qui, organisée pour asservir le pays, n’a pas suffi pour le défendre ;

    Délivrer au plus vite à tous les citoyens des armes à longue portée et leur distribuer en même temps la quantité de cartouches et de munitions de guerre suffisante pour qu’ils soient en mesure de repousser toute attaque éventuelle ;

    Préparer par les soins des vingt comités d’arrondissement les moyens matériels et l’organisation du personnel nécessaire à la défense spéciale de chaque quartier ;

    Affecter aux divers services de la défense tous les locaux libres, tels
    […]
    quelconque, ne seraient point
    […]tionaux ;

    Établir un contrôle populaire de toutes les mesures prises pour la défense ;

    Préparer dés maintenant les postes de défense intérieure, les communications secrètes et tous les engins de destruction susceptibles d’être employés contre l’ennemi, même par les femmes et par les enfants, Paris républicain étant résolu, plutôt que de se rendre, à s’ensevelir sous ses ruines.

    4° — Défense des départements

    Décréter la levée en masse de tous les Français sans exception, et la réquisition générale de tout ce qui peut servir à la défense ;

    Appuyer toute organisation résultant de l’initiative populaire et ayant pour but de contribuer au salut de la République ;

    Commissionner des délégués généraux pour la défense nationale, chargés de se concerter avec les républicains des départements, afin de stimuler le zèle patriotique des populations, combattre les manœuvres réactionnaires, prévenir la trahison, précipiter la marche des volontaires au secours de Paris, et, au besoin, de se faire tuer à leur tête.

    En présentant ces mesures d’urgence, les soussignés sont convaincus que le Gouvernement de la défense nationale se hâtera de les transformer en décrets pour le salut de la patrie et de la République.

    Pour le Comité républicain et par délégation des Comités d’arrondissement :

    Les membres présents à la réunion du, 13 au 14 septembre,

    G. CASSE. — CH.-L. CHASSIN. — F. CHATÉ. — CHAUSSE. — COUSIN. — G. CLUSERET. — DEMAY. — CH. DUMONT. — A. DUPONT. — N. GAILLARD. — G. GENTON. — H. HERNU. — J. JOHANNARD.— KERN.— LANJALLEY.— LEFRANÇAIS. — LEVERDAYS.— LONGUET. — LONGAT. —P.-A. LUTZ. — A. LECOT. — E. LÉGER. — G. MALLET. — MAINIER. — MARCHAND. — MILLIERS. — MARCHAL. — MALON. — F. MANGOLD. — MYARD. — G. MOLLIN. — E. OUDET. — M. PORTALIER. — J. PÉRIN : —PAGNERRE. — PHILIP.— PILLION.— PINDY.— RANVIER. — E. ROY.— E. ROULLIER. — THÉLIDON. —THONNELIER. — TOUSSAINT.—E. VAILLANT. — J. VALLÈS.— VERTUT.— M. WOOG.

    12013. — Paris, Typ. Alcan-Lévy, rue Lafayette, 61, et passage des Deux-Sœurs.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome I : depuis le 4 septembre 1870 (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 90.

    Affiche parue le 14 (ou le 15) septembre 1870.




    [Fédération Révolutionnaire des Communes]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Fédération Révolutionnaire des Communes]. — Lyon : Fédération Révolutionnaire des Communes (Lyon), . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une  : noir , papier rouge ) ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  : État et étatisme
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Bakounine, Michel (1814-1876)  ; Beauvoir, Charles  ; Saignes, Eugène
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte (1re « Commune de Lyon ») ]

    texte :

    République française

    Fédération Révolutionnaire des Communes

    La situation désastreuse dans laquelle se trouve le Pays ; l’impulssance des pouvoirs officiels et l’indifférence des classes privilégiées ont mis la Nation française sur le bord de l’abîme.

    Si le Peuple organisé révolutionnairement se se hâte d’agir, son avenir est perdu, la Révolution est perdue, tout est perdu. S’inspirant de l’immensité du danger et considérant que l’action désespérée du Peuple ne saurait être retardée d’un seul instant, les délégués des Comités fédérés du Salut de la France, réunis au Comité central, proposent d’adopter immédiatement les résolutions suivantes :

    Article 1er. — La machine administrative et gouvernementale de l’État, étant devenue impuissante, est abolie.
    Le peuple de France rentre en pleine possession de lui-même.

    Art. 2. — Tous les tribunaux criminels et civils sont suspendus et remplacés par la justice du peuple.

    Art. 3. - Le paiement de l’impôt et des hypothèques est suspendu. L’impôt est remplacé par les contributions des communes fédérés, prélevées sur les classes riches, proportionnellement aux besoins du salut de la France.

    Art. 4. — L’État, étant déchu, ne pourra plus intervenir dans le paiement des dettes privées.

    Art. 5. - Toutes les organisations municipales existantes sont cassées et remplacées dans toutes les communes fédérées par des Comités du salut de la France, qui exerceront tous les pouvoirs sous le contrôle immédiat du Peuple.

    Art. 6. — Chaque comité d chef-lieu e de département enverra deux délégués pour former la Convention révolutionnaire du Salut de la France.

    Art. 7. — Cette Convention se réunira immédiatement à l’Hôtel-de-Ville de Lyon, comme étant la seconde ville de France et la plus à portée de pourvoir énergiquement à la défense du Pays.

    Celte Convention, appuyée par le Peuple entier, saurera la France.

    Aux armes !!!

    E.-B. Saignes, Rivière, Deville, Rajon (de Tarare), François Favre, Louis Palix, B. Placet, Blanc (G.), Ch. Beauvoir, Albert Richard, J. Bischoff, Doublé, H. Bourbon, M. Bakounine, Parraton, A. Guillermet, Coignet aîné, P.-J. Pulliat, Latour, Guillo, Savigny, J. Germain, F. Charvet, A. Bastelica (de Marseille), Dupin (de Saint-Étienne), Narcisse Barbet.

    Lyon, Association typographique. — Regard, rue de la Barre, 12.


    sources :

    Affiche du 26 septembre 1870. Archives municipales de Lyon, 6fi 6833

    http://www.ephemanar.net/septembre26.html

    Cette affiche est reprise en couverture de Les Communards à Lyon : les insurgés, la répression, la surveillance de Matthieu Rappe (Lyon : Atelier de création libertaire, 2015).


    1871
    Affiche liée


    [ Commune de Paris — Manifeste du Comité central de l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés]

    notice :
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    [
    Commune de Paris — Manifeste du Comité central de l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés]. — Paris : Comité de l’Union des Femmes pour la défense de Paris : Commission exécutive (1871) : Commune de Paris (1871), (Imprimerie nationale [Paris : 1871]). — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  : femmes
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Dmitrieff, Élisabeth  ; Jacquier, Aline  ; Le Mel_, Nathalie (1826-1921)  ; Lefèvre, Blanche  ; Leloup, Marceline
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

    COMMUNE DE PARIS
    MANIFESTE DU COMITÉ CENTRAL DE L’UNION DES FEMMES POUR LA DÉFENSE DE PARIS ET LES SOINS AUX BLESSÉS

    Au nom de la Révolution sociale que nous acclamons, au nom de la revendication des droits du travail, de l’égalité et de la justice, l’Union des Femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés proteste de toutes ses forces contre l’indigne proclamation aux citoyennes, parue et affichée avant-hier, et émanant d’un groupe anonyme de réactionnaires.

    Ladite proclamation porte que les femmes de Paris en appellent à la générosité de Versailles et demandent la paix à tout prix…

    La générosité de lâches assassins !

    Une conciliation entre la liberté et le despotisme, entre le Peuple et ses bourreaux !

    Non, ce n’est pas la paix, mais bien la guerre à outrance que les travailleuses de Paris viennent réclamer !

    Aujourd’hui, une conciliation serait une trahison !… Ce serait renier toutes les aspirations ouvrières, acclamant la rénovation sociale absolue, l’anéantissement de tous les rapports juridiques et sociaux existant actuellement, la suppression de tous les privilèges, de toutes les exploitations, la substitution du règne du travail à celui du capital, en un mot, l’affranchissement du travailleur par lui-même !…

    Six mois de souffrances et de trahison pendant le siège, six semaines de lutte gigantesque contre les exploiteurs coalisés, les flots de sang versés pour la cause de la liberté sont nos titres de gloire et de vengeance !…

    La lutte actuelle ne peut avoir pour issue que le triomphe de la cause populaire… Paris ne reculera pas, car il porte le drapeau de l’avenir. L’heure suprême a sonné… place aux travailleurs, arrière à leurs bourreaux !…

    Des actes, de l’énergie !…

    L’arbre de la liberté croit arrosé par le sang de ses ennemis !…

    Toutes unies et résolues, grandies et éclairées par les souffrances que les crises sociales entraînent toujours à leur suite, profondément convaincues que la Commune, représentante des principes internationaux et révolutionnaires des peuples, porte en elle les germes de la révolution sociale, les Femmes de Paris prouveront à la France et au monde qu’elles aussi sauront, au moment du danger suprême, — aux barricades, sur les remparts de Paris, si la réaction forçait les portes, — donner comme leurs frères leur sang et leur vie pour la défense et le triomphe de la Commune, c’est-à-dire du Peuple !

    Alors, victorieux, à même de s’unir et de s’entendre sur leurs intérêts communs, travailleurs et travailleuses, tous solidaires, par un dernier effort anéantiront à jamais tout vestige d’exploitation et d’exploiteurs !…

    VIVE LA RÉPUBLIQUE SOCIALE ET UNIVERSELLE !…
    VIVE LE TRAVAIL !…
    VIVE LA COMMUNE !…

    Paris, le 6 mai 1871.

    La Commission exécutive du Comité central, LE MEL, JACQUIER, LEFEVRE, LELOUP, DMITRIEFF.

    1. IMPRIMERIE NATIONALE. — Mai 1871.


    sources :

    texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874. 688 p.), p. XXX ?.




    [12e Légion, aux gardes nationaux]

    notice :
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    [
    12e Légion, aux gardes nationaux]. — Paris : Comité de salut public (1871) : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Montels, Jules (1843-1916)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    Liberté, Égalité. Fraternité.

    12me LÉGION
    AUX GARDES NATIONAUX

    CITOYENS,

    Un grand exemple vous est donné ; des Citoyennes, des femmes héroïques, pénétrées de la sainteté de notre cause, ont demandé des armes au Comité de Salut Public pour défendre, comme nous tous, la Commune et la République.

    Ce noble sentiment ranimera, je l’espère, le courage de certains hommes.

    Le Colonel commandant la 12me Légion, heureux et fier d’avoir à enregistrer un pareil dévouement, a pris la décision suivante :

    La 1re Compagnie des Citoyennes Volontaires sera immédiatement organisée et armée.

    Ces Citoyennes marcheront à l’ennemi avec la Légion. Et afin de stimuler l’amour-propre de quelques lâches, le Colonel arrête :
    1° Tous les réfractaires seront désarmés publiquement, devant le front de leur Bataillon, par les Citoyennes-Volontaires.
    2° Après avoir été désarmés, ces hommes, indignes de servir la République, seront conduits en prison par les Citoyennes qui les auront désarmés.

    La première exécution de ce genre aura lieu prochainement avenue Daumesnil.

    VIVE LA COMMUNE ! VIVE LA RÉPUBLIQUE !

    Paris, 14 Mai 1871. Le Colonel commandant la 12me Légion, JULES MONTELS.

    Paris. — Typographie MORRIS Père et fils, rue Amelot. 61.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 505.



    [1er Bataillon des francs-tireurs éclaireurs de Montmartre]

    notice :
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    1er Bataillon des francs-tireurs éclaireurs de Montmartre]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Oudinot [Commune de Paris]  ; Robert, Martin (1805-....)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    Liberté— Égalité — Fraternité

    1ER BATAILLON DES
    FRANCS-TIREURS
    ÉCLAIREURS DE MONTROUGE

    Appel à tous les Citoyens (ayant fait partie, soit de l’Armée, soit de Compagnies franches) pour la Défense des Franchises Communales.

    CITOYENS, AUX ARMES !

    Les Francs-Tireurs de Montrouge ont déjà fait une sortie où l’ardeur qu’ils ont mis à lutter pour la DÉFENSE DES DROITS DE PARIS, est UN HOMMAGE à leur rendre. Il y a des Blessés ; pour le Bataillon qui était peu nombreux, c’est une perte sensible ; nous faisons donc APPEL à tous les hommes de cœur pour combler les vides faits dans leurs rangs.

    Ces Francs-Tireurs sont sous le commandement du Citoyen ROBERT, ancien Chef des Guérillas.

    VIVE LA RÉPUBLIQUE ! VIVE LA COMMUNE !

    Paris, le 13 mai 1871

    Le Chef de Bataillon commandant les Francs-Tireurs :
    ROBERT, Ancien Chef des Corps-Francs en Espagne et en Portugal, ex-Chef de Bataillon.

    Le Capitaine Adjudant-major :
    OUDINOT, Ex-sous-Lieutenant des Spahis du Sénégal, ancien Capitaine des Tirailleurs des Ternes.

    Enrôlements
    Rue Boulard, 36, près la place de la Mairie (14e Art)
    BUREAU CENTRAL : Rue Turbigo, 85, (3e Arrondt)
    Route de Choisy, 149, (15e Arrondissement).
    (De 10 heures du malin à 5 heures du soir)

    Armement — Solde — Vivres de campagne — Équipement — Départ aussitôt l’inscription sur les Contrôles.
    Nota. Se munir de Bons Papiers.

    5241 Paris.— Imprimerie A.-E. Rochette 90, boul. Montparnasse


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 496.



    [Appel aux hommes de tous les pays libres]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Appel aux hommes de tous les pays libres]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Bonnin [Commune de Paris]
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    LIBERTÉ - ÉGALITÉ - FRATERNITÉ

    APPEL AUX HOMMES TOUS LES PAYS LIBRES

    Pour la formation du 12e Bataillon de marche de la 3e Légion de la Garde nationale.

    Ce bataillon, essentiellement composé de volontaires franco-américains et de corps francs, convoque tous les hommes libres à se joindre à lui pour la formation de la dernière compagnie, et pour la défense de nos libertés, de nos droits et le maintien de la Commune.

    Cette dernière compagnie, son effectif formé, ira rejoindre les autres déjà au feu.

    ARMES DE PRÉCISION. - SOLDE ET VIVRES DE LA GARDE NATIONALE.

    Pour les enrôlements, s’adresser rue des Francs-Bourgeois, 26.

    SALUT ET FRATERNITÉ Le Commandant, BONNIN.
    Ex-Capitaine de l’armée américaine et Franc-Tireur licencié

    On demande DIX bons Clairons avec 5 francs de solde par jour.

    Paris. — IMPRIMERIE NOUVELLE Association ouvrière rue des Jeûneurs 14,


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 489.



    [Association Internationale des Travailleurs, Conseil fédéral des sections parisiennes, Chambre fédérale des sociétés ouvrières : élections du 26 mars]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Association Internationale des Travailleurs, Conseil fédéral des sections parisiennes, Chambre fédérale des sociétés ouvrières : élections du 26 mars]. — Paris : AIT_ (Association internationale des travailleurs : 1864-1878), . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une  : noir , papier de couleur ) ; 85 × 61 cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  : BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine : Musée d’histoire contemporaine)
    • Liste des thèmes  : délégation de pouvoir (élections)
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Pindy, Jean-Louis (1840-1917)  ; Pottier, Eugène (1816-1887)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ; papier de couleur ]

    texte :

    République française

    Liberté. — Égalité. — Fraternité

    Association Internationale des Travailleurs

    Conseil Fédéral des sections parisiennes

    Chambre fédérale des Sociétés ouvrières

    Travailleurs,

    Une longue suite de revers, une catastrophe qui semble devoir entrainer la ruine complète de notre pays, tel est le bilan de la situation créée à la France par les gouvernements qui l’ont dominée.

    Avons-nous perdu les qualités nécessaires pour nous relever de cet abaissement ? Sommes-nous dégénérés au point de subir avec résignation le despotisme hypocrite de ceux qui nous ont livrés à l’étranger, et de ne retrouver d’énergie que pour rendre notre ruine irrémédiable par la guerre civile ?

    les derniers événements ont démontré la force du peuple de Paris, nous sommes convaincus qu’une entente fraternelle démontrera bientôt sa sagesse.

    Le principe d’autorité est désormais impuissant pour rétablir l’ordre dans la rue, pour faire renaître le travail dans l’atelier, et cette impuissance est sa négation.

    L’insolidarité des intérêts a créé la ruine générale, engendré la guerre sociale : c’est à la liberté, à l’égalité, à la solidarité qu’il faut demander d’assurer l’ordre sur de nouvelles bases, de réorganiser le travail qui est sa condition première.

    Travailleurs,

    La révolution communale affirme ces principes, elle écarte toute cause de conflit dans l’avenir. Hésiterez-vous à lui donner votre sanction définitive ?

    L’indépendance de la commune, est le gage d’un contrat dont les clauses librement débattues feront cesser l’antagonisme des classes et assureront l’égalité sociale.

    Nous avons revendiqué l’émancipation des travailleurs et le délégation communale en est la garantie, car elle doit fournir à chaque citoyen les moyens de défendre ses droits, de contrôler d’une manière efficace les actes de ses mandataires chargés de la gestion de ses intérêts, et de déterminer l’application progressive des réformes sociales.

    L’autonomie de chaque commune enlève tout caractère oppressif à ses revendications et affirme la République dans sa plus haute expression.

    Travailleurs,

    Nous avons combattu, nous avons appris à souffrir pour notre principe égalitaire, nous ne saurions reculer alors que nous pouvons aider à mettre la première pierre de l’édifice social.

    Qu’avons-nous demandé ?

    L’organisation du Crédit, de l’Échange, de l’Association afin d’assurer au Travailleur la valeur intégrale de son travail ;
    L’Instruction gratuite, laïque et intégrale ;
    Le Droit de Réunion et d’Association, la liberté absolue de la Presse, celle du citoyen ;
    L’organisation au point de vue municipal des services de la police, de force armée, d’hygiène, de statistique, etc.

    Nous avons été dupes de nos gouvernants, nous nous sommes laissé prendre à leur jeu, alors qu’ils caressaient et réprimaient tour à tour les factions dont l’antagonisme assurait leur existence.

    Aujourd’hui le peuple de Paris est clairvoyant, il se refuse à ce rôle d’enfant dirigé par le précepteur, et dans les élections municipales, produit d’un mouvement dont il est lui-même l’auteur, il se rappellera que le principe qui préside à l’organisation d’un groupe, d’une association est le même qui doit gouverner la société entière, et comme il rejetterait tout administrateur, président imposé par un pouvoir en dehors de son sein, il repoussera tout maire, tout préfet imposé par un gouvernement étranger à ses aspirations.

    Il affirmera son droit supérieur au vote d’une Assemblée de rester maître dans sa ville et de constituer comme il lui convient sa représentation municipale sans prétendre l’imposer aux autres.

    Dimanche 26 mars, nous en sommes convaincus, le peuple de Paris tiendra à honneur de voter pour la Commune.

    Les Délégués présents à la Séance de nuit du 23 mars 1871 :

    Conseil Fédéral des sections parisiennes de l’Association internationale :
    Aubry (Fédération Rouennaise), Boudet, Chaudesaigues, Coifé, V. Demay, A. Duchêne, Dupuis, Léo Frankel, H. Goullé, Laureau, Limousin, Martin Léon, Nostag, Ch. Rotat

    Chambre fédérale des Sociétés ouvrières :
    Camélinat, Descamps, Evette, Galand, Haan, Hamet, Jance, J. Lallemand, Lazare Levy, Pindy, Eugène Pottier, Rouveyroles, Spoëtler, A. Theisz, Very

    Paris. — Lith. [Riyut ?], passage du Caire, 71-74. — Imprimerie Nouvelle (Association ouvrière), 34, rue des Jeuneurs. — G. Marquis et Cie


    sources :

    Paris : élections du 26 mars 1871 :
    http://argonnaute.u-paris10.fr/search/result#viewer_watch:a011403267959AelvIx/a011417565166pv4hs0 (collection de 23 affiches).
    http://argonnaute.u-paris10.fr/resource/a011403267959AelvIx

    J Lallemand = Jean Allemane ?




    [Aux bataillons du 2e Arrondissement]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Aux bataillons du 2e Arrondissement]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Durand, Jacques Louis (1817-1871 ?)  ; Johannard, Jules (1843-1882)  ; Pottier, Eugène (1816-1887)  ; Serraillier, Auguste (1840-....)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ
    SOLIDARITÉ

    Aux bataillons du 2e Arrondissement

    La Délégation communale du 2e Arrondissement reçoit incessamment les réclamations de quelques-uns de nos Bataillons, qui se plaignent de n’être pas utilisés pour la défense.

    Ces plaintes sont fondées, et c’est surtout au moment suprême où nous sommes que l’égalité devant le danger doit primer tout autre considération.

    En conséquence, les Bataillons du 2e Arrondissement vont être appelés à une activité réelle et n’auront rien à envier à leurs frères héroïques des autres Arrondissements.

    La Délégation communale du 2e Arrondissement :
    Eugène Pottier, A. Serrallier, Jacques Durand, J. Johannard.

    Paris, Imprimerie Lefebvre, passage du Caire, 87-89


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 502.



    [Aux ouvriers boulangers]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Aux ouvriers boulangers]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Henry, E.
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    République Française
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

    AUX

    OUVRIERS BOULANGERS

    Quand on fait triompher la justice et le droit, manifester en masse sa satisfaction est un devoir. A cet effet tous les Ouvriers Boulangers, SANS EXCEPTION AUCUNE, sont invités à se réunir au Cirque national, le Lundi 15 Mai, à 4 heures du soir, afin de prendre une décision très-sérieuse concernant les intérêts de la corporation, pour, de là, se rendre à l’Hôtel-de-Ville, exprimer notre gratitude à la Commune et l’assurer de notre dévouement.

    Pour la Corporation,
    E. HENRY.

    Paris. — Imprimerie LEFEVRE, passage du Caire, 87-89.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 489.



    [Comité central aux citoyens du VIe Arrondissement]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Comité central aux citoyens du VIe Arrondissement]. — Paris : Comité central de la garde nationale (1871) : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une  : noir ) ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Lacord, Émile (1838-1894)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    République française
    Liberté, Égalité, Fraternité

    Comité central

    Aux citoyens du VIe arrondissement.

    Citoyens,

    Devant le crime les opinions politiques s’effacent et la neutralité est inadmissible.

    On est toujours responsable du mal que l’on voit faire quand on ne tente rien peur l’empêcher ou pour le châtier.

    En face de l’immonde assemblée de Versailles et des monstres qui constituent son gouvernement, quiconque se retranche derrière une opinion politique ou se déclare neutre est un lâche ou un complice.

    En conséquence,

    Considérant qu’il est du devoir de tous les citoyens d’empêcher la justice et le droit de succomber ;

    Considérant que, pour sauver le monde moral en péril, il importe d’écraser au plus vite les lâches auteurs de nos maux et leurs assassins à gages,

    Le chargé de pouvoirs du Comité central, muni de ses instructions, avec la Municipalité du 6e arrondissement, arrête :
    1° Tous les bataillons du 6e arrondissement feront parvenir, dans le plus bref délai, au Comité central, le contrôle des compagnies ;
    2° Tous les citoyens appelés par le décret du 7 avril 1871 et non encore inscrits devront se faire inscrire sur les registres ouverts à cet effet, par les soins de la Municipalité, dans le délai de 48 heures, à partir de l’affichage du présent arrêté ;
    3° Tous les citoyens valides, au-dessus de la limite d’âge fixée par le décret ci-dessus, feront partie de la garde sédentaire, et devront se faire inscrire, s’ils ne le sont déjà ;
    4° Une commission est nommée à l’effet de relever, sur les registres de l’État civil, sur les listes électorales, sur les livres de police et le rôle des contributions, la liste des citoyens compris dans les diverses catégories d’âge, afin de déférer à une cour martiale les déserteurs et les réfractaires, et de provoquer, en outre, la suppression de leurs droits civiques : car il faut absolument que les lâches traînent, dans la cité, sous l’œil et le mépris de leurs concitoyens, la marque de leur ignominie.

    Paris, 12 avril 1871.

    Pour le Comité central :
    Le chargé de pouvoirs, Lacord.

    Imprimerie de Mme Ve Bouchard-Huzard, rue de l’Éperon, 5.


    sources :

    texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874. 688 p.), p. 260.



    [Comité républicain radical du XIe arrondissement]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Comité républicain radical du XIe arrondissement]. — Paris : [s.n.], . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  : délégation de pouvoir (élections)
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Courbet, Gustave (1819-1877)  ; Reclus, Élisée (1830-1905)  ; Varlin, Eugène (1839-1871)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    République Française
    Liberté, Égalité, Fraternité.

    Comité républicain radical du XIe arrondissement

    Citoyens,

    Durant les années d’une apparente prospérité qui se termine par la ruine, nous n’avons jamais cessé d’affirmer que là forme Républicaine pouvait seule assurer la grandeur de la France.

    Maintenant que la Patrie dévastée, râle ensanglantée, les complices des traîtres qui nous ont amené l’invasion, viennent et disent à leur tour : « La France, dans noire conviction, ne trouvera une grandeur et un repos durables qu’à l’ombre des institutions républicaines… »

    Citoyens,
    N’est-ce pas le même langage que tenaient les Monarchistes de toutes couleurs, lorsqu’ils sollicitaient vos suffrages et préparaient regorgement de la République de 48 ?

    Repoussez-donc les appels intéressés de ceux qui nous ont conduit aux abîmes, et pour le salut de la France, nommez à l’Assemblée Nationale des Républicains éprouvés, capables de fonder la République.

    SALUT ET FRATERNITÉ.

    Pour le Comité et par Délégation,
    LACHAMBAUDIE, LALOGE, DELAIRE, REBIERRE, DOUDEAU, KNEIP, POIRIER, JAUD, LEPINE, GUILMET, Membre de l’ancien Comité Raspail.

    Liste des Candidats proposés par le COMITÉ RADICAL du XIe Arrondissement.

    GARIBALDI.
    B. RASPAIL.
    LOUIS BLANC.
    VICTOR HUGO.
    FÉLIX PYAT.
    JOIGNEAUX.
    MARC DUFRAISSE.
    GAMBON.
    CHARASSIN.
    EDGAR QUINET.
    BRUNET.
    GREPPO.
    DUPONT DE BUSSAC.
    MARTIN BERNARD.
    SCHOELCHER.

    Anciens Représentants.


    LITTRE
    ROCHEFORT.
    DORIAN, Ministre des Travaux Publics.
    GAMBETTA, Ministre de la Guerre.
    ASSELINE, Maire du XIVe Arrondissement.
    BONVALET, Maire du IIIe Arrondissement.
    CLEMENCEAU, Maire du XVIIIe Arrondissent.
    CLERAY, Adjoint au IIIe Arrondissement.
    ÉMILE BRESLAY, Adjoint au IIe Arrondis.
    MILLIERE, Adjoint au XXe Arrondissement.
    FLOQUET, ancien Adjoint.
    MURAT, ouvrier, Adjoint au Xe Arrondissement
    TOLAIN, ouvrier, Adjoint au XI° Arrondissement
    MALON, ouvrier, Adjoint au XVIIe Arrondis.
    VARLIN, ouvrier.


    ROBINET, ancien Maire du VIe Arrondissement
    RANG, ancien Maire du IX° Arrondissement.
    DELESCLUZE, du Réveil.
    PEYRAT, de l’Avenir National.
    LOCKROY, du Rappel.
    G. VAUZY, du Siècle.
    ÉLYSÉE RECLUS, Publiciste.
    COURBET, Peintre.
    EUGENE SEMERIE, Docteur-Médecin.
    LAURENT PICHAT, Publiciste.
    COURNET, du Réveil.
    HENRI BRISSON, Publiciste.
    REGNARD, Docteur-Médecin.

    s’adresser pour tous les renseignements, au siège du Comité, qui reste en permanence, Boulevard Richard-Lenoir, loi, chez le citoyen LALOGE.

    250 - Paris. — Imprimerie Morris Père et Fils, rue Amelot, 64.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome I (Paris : Le Chevalier, 1875), p. 873.

    Apparition d’Élisée Reclus, sur une liste pour les élections du département de la Seine du 8 février 1871.



    [Commune de Lyon]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Commune de Lyon]. — Lyon : [s.n.], . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une  : noir , papier rouge ) ; 64 × 49 cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  : État et étatisme
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Bakounine, Michel (1814-1876)  ; Beauvoir, Charles  ; Saignes, Eugène
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte (seconde « Commune de Lyon ») ]

    texte :

    République française

    Commune de Lyon

    Le Comité démocratique de la Garde nationale du Rhône,
    Le Comité central démocratique de l’ Alliance républicaine du Rhône, aux Lyonnais.

    Citoyens !

    La Commune vient d’être proclamée du haut du balcon de l’Hôtel-de-Ville aux applaudissements frénétiques de la population entière.

    Notre ville, qui la première, au 4 septembre, a proclamé la République, ne pouvait tarder d’imiter Paris.

    Honneur à cette courageuse et vaillante population lyonnaise.

    Elle vient de concourir au rétablissement de la liberté et de la vraie République.

    Elle vient de reprendre la direction de ses intérêts trop longtemps absorbés par le Pouvoir central.

    Avec la Commune, Citoyens, nous aurons un pouvoir unique, qui concentrera dans ses mains la Force armée et la Police municipale.

    Avec la Commune, les impôts s’allégeront, les deniers publics ne seront plus gaspillés, les institutions sociales attendues avec une légitime impatience par les travailleurs, seront fondées et mises en pratique.

    Une ère nouvelle, Citoyens, commence pour notre Cité !

    Bien des souffrances et des misères seront soulagées en attendant que disparaisse l’hideuse plaie sociale appelée Paupérisme !

    Que les habitants restent calmes et dignes dans leur victoire ; qu’ils aient confiance, et bientôt l’ordre et la prospérité ne seront plus de vains mots.

    Par notre attitude, prouvons aux ennemis de la vraie liberté que le Peuple ne confond jamais cette sublime institution appelée Commune, avec les débordements dont ils se plaisent à l’accuser.

    Bientôt, nos détracteurs eux-mêmes seront contraints de reconnaître que le Peuple est digne d’être régi par les institutions républicaines.

    Soyons unis et restons armés pour soutenir la République une et indivisible.

    Vive la Commune ! Vive la République !

    Pour le Comité de la Garde nationale Lacondamine, Malard, Jerricard, A. Delmas, Franquet.

    Pour le Comité central démocratique de l’Alliance républicaine Brun, Roland, présidents ; Goutorbe, Chapitet, secrétaires.

    Lyon, Association typographique, — Regard, rue de la Barre, 12.


    sources :

    Affiche du 23 mars 1871. Archives municipales de Lyon, 6fi 683

    La version du Musée d’Art et d’Histoire (Saint-Denis) est légèrement différente (plusieurs tirages ? : cf Le Monde libertaire hors-série n° 5, novembre 1995, page 14).


    1870
    Affiche liée


    [Commune de Paris]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Commune de Paris]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Courgeon, L
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ— FRATERNITÉ

    Les Gardes nationaux faisant partie des 6me et 253me bataillons sont invités à se présenter, dans les quarante-huit heures, au bureau du Chef de la Légion du IXe arrondissement, à la mairie Drouot.

    Paris, le 10 Avril 1871.

    Le Chef de la Légion, L. COURGEON.

    Imprimerie du IXe Arrondissement. — A. Chaix et Ce, rue Bergère, 20. — 2620-1.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874. 688 p.), p. 247.




    [Commune de Paris - Aux citoyens du 1er Arrondissement]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Commune de Paris - Aux citoyens du 1er Arrondissement]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Sallée, Firmin (1816-....)  ; Tanguy [Commune de Paris]  ; Toussaint, Charles (1827-1871 ?)  ; Winant, François (1843 ?-1905)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

    COMMUNE DE PARIS
    AUX CITOYENS DU 1er ARRONDISSEMENT

    Les Membres de la Délégation communale du 1er arrondissement, soussignés ;

    Considérant que les véritables principes républicains sont, pour la Commune, la représentation exacte de tous les intérêts oui la composent ;

    Considérant qu’il importe, pour atteindre ce but, d’organiser, dans chaque quartier, des groupes qui nommeront leurs délégués ;

    Que ces délégués formeront un conseil consultatif devant seconder les membres de la Commune, en les aidant de leurs lumières et de leurs conseils, et en représentant directement les besoins de la population, avec laquelle ils seront en communication constante ;

    Invitons les citoyens à se réunir vendredi et samedi, à huit heures du soir, tant pour discuter les candidats à la Commune, que pour nommer cette Commission, qui se composera de six membres par quartier :
    1° Rue Jean-Zantier, 15, salle des Écoles ;
    2° Rue des Prêtres-Saint-Germain-l’Auxerrois, salle des Écoles ;
    3° Rue Saint-Honoré, 236, salle des Écoles ;
    4° Rue Jean-Jacques-Rousseau, 35, salle de la Redoute.

    Les Membres de la Délégation communale : TOUSSAINT, WINANT, TANGUY, SALLÉE.

    1293. — Association générale typographique, rue du Faubourg-Saint-Denis 10 (Berthelemy et Cie).


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874. 688 p.), p. 279.



    [Commune de Paris - Avis]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Commune de Paris - Avis]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Sallée, Firmin (1816-....)  ; Tanguy [Commune de Paris]  ; Toussaint, Charles (1827-1871 ?)  ; Winant, François (1843 ?-1905)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    COMMUNE DE PARIS
    LIBERTÉ— ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

    AVIS

    Les Membres de la Délégation communale du 1er Arrondissement engagent les citoyens qui auraient des plaintes à faire contre leur propriétaire ou leur concierge à venir exposer leurs griefs à la Mairie du 1er Arrondissement. Il y sera fait droit.

    Mais nous engageons expressément les bons citoyens à ne pas se faire justice eux-mêmes ni à insulter personne, car nous nous verrions forcés de sévir contre eux au lieu de les protéger.

    Nous voulons être une administration bienveillante et fraternelle, protégeant le faible contre le fort et sauvegardant, par la justice, les intérêts de chacun.

    C’est pourquoi nous faisons appel aux sentiments de ceux qui possèdent pour venir en aide aux déshérités.

    Nous voulons, autant qu’il sera en notre pouvoir, que notre devise : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, SOLIDARITÉ, soit enfin une vérité, pour que la fraternité ne soit pas un vain mot.

    Nous voulons affranchir le prolétariat, nous voulons que chacun puisse vivre de son travail.

    Plus de paresseux ! Plus de parasites ! Plus d’exploiteurs ! Plus d’exploités !

    Vivre en travaillant ou mourir en combattant !

    Les Membres de la Délégation communale :
    TOUSSAINT, WINANT, TANGUY, SALLÉE.

    Paris. — Association générale typographique, rue du Faubourg-Saint-Denis, 19, (Berthelemy et Cie)


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874. 688 p.), p. 275.




    [Commune de Paris - Garde nationale de la Seine - 149e bataillon - Élections]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Commune de Paris - Garde nationale de la Seine - 149e bataillon - Élections]. — Paris : [s.n.], . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une ) ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Pélin, G. [Commune de Paris]
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

    GARDE NATIONALE DE LA SEINE

    149e BATAILLON

    Élections

    Conformément à l’ordre donné par le Commandant légionnaire, les Citoyens appartenant au 149e Bataillon sont convoqués pour le JEUDI 13 courant, à HUIT heures précises du matin, PALAIS DE LA BOURSE, pour y procéder à la reconstitution de leurs cadres et à l’élection des Officiers, Sous-Officiers et Caporaux, démissionnaires ou non-réélus.

    Tout manquant à cette convocation sera considéré comme démissionnaire.

    Vous êtes également prévenus que les Gardes des Compagnies sédentaires, dans la limite d’âge de 19 à 40, doivent y assister et se faire incorporer dans les Compagnies de guerre.

    Le Chef de Bataillon prévient également qu’aussitôt la complète réorganisation des Compagnies terminée, il fera procéder à un vote sur son changement ou la confirmation de son élection.

    Le Chef de Bataillon, G. Pélin

    Paris. — Imp. Lefebvre, passage du Caire, 87-89.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874. 688 p.), p. 255.



    [Commune de Paris - Garde nationale du Xe Arrondissement - Avis]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Commune de Paris - Garde nationale du Xe Arrondissement - Avis]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Paulin, Théodore (1845-....)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE — LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ

    COMMUNE DE PARIS

    GARDE NATIONALE DU Xe ARRONDISSEMENT
    AVIS

    La Commission d’enquête pour les Veuves et les Orphelins des blessés et des disparus qui ont droit à une pension, en vertu du décret de la Commune du 10 avril 1871, informe que le Bureau est constitué à la Mairie du Xe Arrondissement, dans le fond de la cour, à droite, au premier étage, et qu’elle recevra les réclamations tous les jours, de neuf à onze heures du matin et de deux à cinq du soir.

    Il faut se munir de toutes les pièces nécessaires pour prouver l’identité.

    Le Secrétaire de la Commission, Th. PAULIN

    000 Paris. — Association générale typographique, rue du Faubourg-St-Denis, 19.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874. 688 p.), p. 262.



    [Commune de Paris - Ier Arrondissement - Ordre]

    notice :
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    Commune de Paris - Ier Arrondissement - Ordre]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Cluseret, Gustave (1823-1900)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE — COMMUNE DE PARIS
    LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ

    Ier ARRONDISSEMENT
    Ordre

    Considérant qu’il m’arrive de tous côtés des plaintes sur le mauvais vouloir que certains bataillons de la garde nationale mettent à se former, entravant l’organisation générale, paralysant la bonne volonté des citoyens dévoués, et par leur attitude hostile créant une inquiétude dans la pensée de beaucoup,

    ARRÊTE :
    Les 1er, 5e, 12e, 13e, 14e 111e, 171e bataillons sont dissous.

    Il sera procédé immédiatement à la réorganisation de ces bataillons par les soins de la municipalité.

    Le délégué à la guerre,

    Signé : CLUSERET.

    12 avril 1871.

    Le bureau fonctionnant à la mairie pour la réorganisation est seul autorisé.

    Paris. — Association générale typographique, rue du Faubourg-St-Denis, 19, Berthelemy et comp.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874. 688 p.), p. 258.



    [Commune de Paris - Ministère de la Guerre]

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    Commune de Paris - Ministère de la Guerre]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Gaillard, Napoléon (1815-1900)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ— ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

    COMMUNE DE PARIS
    MINISTÈRE DE LA GUERRE

    Citoyens,

    Par ordre de la Commission des Barricades, le citoyen GAILLARD père, membre de la Commission, est autorisé à faire des Barricades au XXe et au 1er arrondissement.

    Prêtez main-forte au besoin.

    Pour le président de la Commission,

    Pour légalisation, le sous-chef de cabinet, SEGRAY.

    Le colonel d’état-major, ROUSSEL.

    Citoyens,

    La Commission des Barricades, dont je suis membre, m’a confié la direction des Barricades à construire dans le Ier et le XXe arrondissement. Pour que ma mission soit promptement remplie, je fais appel au dévouement de tous les citoyens jaloux de la défense de nos droits. Le système de Barricades stratégiques qui vont être construites ne vont effrayer que les royalistes de Versailles, notre but étant de garantir Paris contre une surprise ou une trahison, et donner la sécurité aux familles des citoyens qui combattent l’ennemi. À l’œuvre donc, et que bientôt Paris soit une forteresse formidable, contre laquelle viendront se briser tous les efforts des barbares ligués contre nous et la République.

    En attendant que des bureaux spéciaux soient formés, tout travailleur, terrassier, manouvrier et autres, pourront se faire inscrire à la Mairie du 1er arrondissement.

    La solde allouée sera de 4 francs par jour.

    (Appel est également lait aux ingénieurs et architectes.)

    Salut et fraternité,

    GAILLARD père,
    Membre de la Commission des Barricades.

    Paris, le 14 avril 1871.

    1293. — Association générale typographique, rue du Faubourg-Saint-Denis 10 (Berthelemy et Cie).


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874. 688 p.), p. 278.



    [Commune de Paris — 8e Arrondissement — Écoles communales]

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    Commune de Paris — 8e Arrondissement — Écoles communales]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  : éducation
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Allix, Jules (1818-1897)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ — SOLIDARITÉ

    COMMUNE DE PARIS — 8E ARRONDISSEMENT
    ÉCOLES COMMUNALES

    Aux parents, aux amis de l’enseignement, aux enfants

    Les Écoles communales de notre Arrondissement sont nombreuses et bien tenues. Elles sont pourtant insuffisantes pour les Élèves à instruire

    Statistique de l’Arrondissement

    D’après le relevé que nous avons fait faire sur les cartes de boucherie, — le nombre des enfants à instruire dans notre Arrondissement, — garçons et filles, de 7 à 15 ans s’élève à. . . . 6251

    Nos Écoles communales, au nombre de 14, laïques, congréganistes eu protestantes, ne reçoivent pourtant que 1453 garçons et 1577 filles, ensemble 2730 élèves . . . . 2730

    Différence. . . 3251

    C’est uns différence de 3,251 enfants, dont il faut maintenant retrancher les enfants que les parents font instruire à leurs frais.

    Quoique considérable, cette différence s’augmenterait si nous avions calculé les enfants de 3 à 5 ans et de 5 à 7 ans. Mais nous ne parlons ici que des Écoles communales, les Asiles et les Écoles maternelles devant être l’objet d’une autre étude.

    Toutefois, trois Écoles congréganistes, celles des garçons, qui comptaient de nombreux élèves, sans que nous en sachions la cause, ont suspendu leur enseignement. Nous avons dû, pour éviter de laisser les enfants dans la rue aviser à faire faire les classes par des professeurs libres.

    Cependant nous avons compté dans le nombre des 2,730 élèves ci-dessus, 271 enfants indiqués comme fréquentant les deux asiles de l’Arrondissement qui reçoivent des enfants de 3 à 7 ans.

    Les Écoles communales organisées dans notre arrondissement sont donc insuffisante !, et cependant l’École des filles de la rue de la Bienfaisance est vacante et fermée : nous la faisons rouvrir.

    D’autre part, au temps où nous sommes, les Écoles libres fonctionnant peu, il y a urgence à hâter l’entrée de tous enfants aux Écoles publiques ou libres. Nous allons aviser, dès cette semaine, à cette
    œuvre sérieuse. Tous les enfants de 3 à 12 ans doivent être, bon gré mal gré, mis à l’école immédiatement, à moins de prouver qu’on les instruit ou fait instruire.

    En cet état toutes es Écoles communales étant en activité, moins une, il y a lieu d’aviser à la transformation de l’Enseignement lui-même. Nous nous proposons de profiter, dans ce but, de la réorganisation nécessaire des deux Écoles vacantes.

    Écoles Nouvelles

    L’École des filles de la rue de la Bienfaisance sera la première des Écoles nouvelles et la Base dont nous espérons voir sortir la Réforme. Nous nous proposons dans ce but de contribuer Nous-mème à l’Enseignement pratique, et nous avons choisi pour Directrice Mme GENEVIÈVE VIVIEN, Institutrice d’un grand mérite, et celle de nos élèves qui sait mieux que personne l’importance de notre Enseignement de l’ÉDUCATION NOUVELLE.

    Dès que les arrangements préparatoires seront terminés, le Programme en sera publié ; mais les enfants y seront admis depuis l’âge de 3 ans, pour commencer à la première enfance.

    Pour les enfants de 5 à 7 ans, la Lecture, l’Écriture et le Calcul, ainsi que l’Orthographe, doivent être des faits acquis ; — or, par les règlements, les Écoles communales ne reçoivent les élèves qu’à l’âge de sept ans : il y a donc dans la réforme à faire un Enseignement entièrement nouveau à établir.

    Les Cours de cette École, dès qu’ils seront organisés, seront publics, afin que les parents et les professeurs puissent y assister à leur gré.

    Écoles Normales

    Avec cette fondation d’une sorte d’École normale primaire, nous avons déjà établi une École normale gymnastique.

    Dans quelques jours nous serons en mesure de faire faire la gymnastique comme enseignement régulier pour toutes les Écoles communales.

    Nous ferons aussi bientôt de même pour la musique et le dessin.

    Inscriptions et Réceptions

    Dans l’usage les inscriptions des élèves se faisaient aux Mairies. En ce moment ce serait une perte de temps et une impossibilité. Les Enfants allant à l’École seront inscrits et reçus directement aux
    Écoles mêmes. Nous prions les Parents et les Enfants d’aller faire faire eux-mêmes leur inscription sans aucun retard.

    Pour l’École des filles de la rue de la Bienfaisance, les inscriptions seront admises pour les enfants à partir de l’âge de cinq ans.

    Nous aviserons ensuite et peu à peu à l’organisation de tous les Cours.

    Enfin, et pour conclure, nous faisons un appel instant à toutes les consciences, ainsi qu’ à toutes les intelligences, pour nous seconder dans cette œuvre, — le rêve de notre vie, que nous espérons enfin
    voir fleurir : —« La réforme à la fois scientifique et pratique de l’enseignement pour les Enfants. »

    La Société « la Commune Sociale de Paris, » dont nous sommes le fondateur, nous secondera de ses lumières et de ses membres. C’est pourquoi nous la recommandons, en même temps que noire œuvre
    même, — aux bons désirs de tous, — pour les enfants et les familles, — que nous voulons instruire, et que bientôt aussi nous ferons travailler.

    Paris, le 26 Avril 1871.

    Le Membre de la Commune de Paris, faisant fonction de Maire, JULES ALLIX.

    9125. — Paris, imprimerie Jouaust. vue Saint-Honoré, 338.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 370-371.



    [Commune de Paris — Aux bataillons du 2e Arrondissement]

    notice :
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    Commune de Paris — Aux bataillons du 2e Arrondissement]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Durand, Jacques Louis (1817-1871 ?)  ; Johannard, Jules (1843-1882)  ; Pottier, Eugène (1816-1887)  ; Serraillier, Auguste (1840-....)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ — SOLIDARITÉ

    AUX BATAILLONS DU 2e ARRONDISSEMENT

    La délégation Communale du 2e Arrondissement reçoit incessamment les réclamations de quelques-uns de nos
    Bataillons, qui se plaignent de n’être pas utilisés pour la défense.

    Ces plaintes sont fondées, et c’est surtout au moment suprême où nous sommes que l’égalité devant le danger doit primer toute autre considération.

    En conséquence, les Bataillons du 2e Arrondissement vont être appelés à une activité réelle et n’auront rien à envier à leurs frères héroïques des autres Arrondissements.

    LA DÉLÉGATION COMMUNALE DU 2e ARRONDISSEMENT :
    EUGÈNE POTTIER, A. SERA1LLIER, JACQUES DURAND, J. JOHANNARD.

    Paris. — Imp. Lefebvre, passage du Caire, 87-89


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 369.





    [Commune de Paris — Enrôlements]

    notice :
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    Commune de Paris — Enrôlements]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Casimir, R.
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

    ENRÔLEMENTS

    Autorisé par le Ministère de la Guerre, à former des Bataillons de Francs-Tireurs ; j’invite tous les bons patriotes capables de porter les armes, à venir se ranger parmi les Citoyens brûlant du désir de sauver la République.

    Salut et Fraternité,
    Le commandant R. Casimir.

    Bureau principal d’enrôlements, rue Bouret, 13 (Villette)

    Bureaux auxiliaires : Rue Saint-Martin, 204. Rue de l’École-de-Médecine, 69

    Imp. Maunoury, 171, rue Lafayette


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 369.



    [Commune de Paris — Fédération de la garde nationale]

    notice :
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    Commune de Paris — Fédération de la garde nationale]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Guillet [Commune de Paris]  ; Vergès, Alphonse (1824-....)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

    FÉDÉRATION DE LA GARDE NATIONALE

    ENRÔLEMENT POUR LA CAVALERIE

    170, Boulevard Malesherbes (dix-septième arrondissement)
    de 9 heures du matin à 5 heures du soir.

    Formation du 1er Régiment de Chasseurs à cheval de la Commune.

    L’ armée fédérale de la Garde nationale si brave, si jeune et déjà si aguerrie, manque de cavalerie pour châtier les hordes de Versailles.

    Autorisé par la délégation de la guerre à recruter pour la cavalerie parmi les gardes à pied ou les anciens soldats, je viens faire appel à tous les patriotes, à tous les hommes de cœur et notamment aux citoyens sachant monter à cheval, — et je compte sur leur empressement à venir se faire inscrire, armer et équiper pour défendre la République contre les royalistes.

    GUILLET, délégué comptable,
    VERGÉS, ancien sous-chef de légion.

    1370 PARIS.—Association générale typographique, Faub.-Saint-Denis, 19, Berthelemy et c°.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 380.




    [Commune de Paris — Mairie du 17e Arrondissement]

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    Commune de Paris — Mairie du 17e Arrondissement]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Chalin [Commune de Paris]  ; Clément, Émile (1826-1881)  ; Dupont, Aminthe (1841-....)  ; Gérardin, Eugène (1827-....)  ; Malon, Benoît (1841-1893)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

    COMMUNE DE PARIS
    MAIRIE DU 17e ARRONDISSEMENT

    Citoyens,

    C’est un devoir et une satisfaction pour nous de vous tenir au courant des affaires publiques et de vous communiquer nos impressions

    De grandes et belles choses se sont accomplis depuis le 18 mars, mais notre œuvre n’est pas achevée ; de plus grandes encore doivent s’accomplir et s’accompliront, parce que nous poursuivrons notre tâche sans trêve, sans crainte dans le présent ni dans

    Mais pour cela, il nous faut conserver tout le courage, toute l’énergie que nous avons eus jusqu’à ce jour et, qui plus est il faut nous préparer à de nouvelles abnégations, à tous les périls, à tous les sacrifices : plus nous serons prêts à donnée moins il nous en coûtera.

    Le salut est à ce prix, et votre attitude prouve suffisamment que vous l’avez compris.

    Une guerre sans exemple dans l’histoire des peuples nous est faite : elle nous honore et flétrit nos ennemis.

    Vous le savez : tout ce qui est vérité, justice ou liberté n’a jamais pris sa place sous le soleil sans que le peuple ait rencontré devant lui et armés jusqu’ aux dents, les intrigants, les ambitieux et les usurpateurs qui ont intérêt à étouffer nos légitime aspirations.

    Aujourd’hui, Citoyens, vous êtes en présence de deux programmes :

    Le premier celui des royalistes de Versailles, conduits par la chouannerie légitimiste et dominés par des généraux de coup d’État et des agents bonapartistes, trois partis qui se déchireraient même après la victoire, et se disputeraient les Tuileries.

    Ce programme, c’est l’esclavage à perpétuité, c’est l’avilissement de tout ce qui est peuple ; c’est l’étouffement de l’intelligence et de la justice ; c’est le travail mercenaire ; c’est le collier de misère rivé a vos cous ; c’est la menace à chaque ligne. Ou y demande votre sang, celui de vos femmes, celui de vos enfants ; on y demande nos têtes comme si nos têtes pouvaient boucher les trous qu’ils font dans vos poitrines, comme si nos têtes tombées pouvaient ressusciter ceux qu’ils vous ont tués et fusillés !

    Ce programme, c’est le Peuple à l’état de bête de somme, ne travaillant que pour un amas d’exploiteurs et de parasites que pour engraisser des têtes couronnées, des ministres, des sénateurs, des maréchaux, des archevêques et des jésuites.

    C’est Jacques Bonhomme à qui l’on vend depuis ses outils jusqu’aux planches de sa cahute, depuis la jupe de sa ménagère jusqu’aux langes de ses enfants pour payer les lourds impôts qui nourrissent le roi et la noblesse, le prêtre et le gendarme.

    L’autre programme, Citoyens, c’est celui pour lequel vous avez fait trois révolutions ; c’est celui-pour lequel vous combattez aujourd’hui ; c’est celui de la Commune, le vôtre enfin.

    Ce programme, c’est la revendication des droits de l’homme ; c’est le peuple maître de ses destinées ; c’est la justice et le droit de vivre en travaillant ; c’est le sceptre des tyrans brisé sous le marteau de l’ouvrier ; c’est l’outil légal du capital ; c’est l’intelligence primant la ruse et la sottise ; c’est l’égalité d’après la naissance et la mort.

    […]

    […] Paris […] votre camp.

    Non, ce n’est pas une poignée de braves retranchés derrière une barricade manquant de cartouches et de commandement, ce n’est plus un 1830 ni un 48 ; c’est le soulèvement d’un grand peuple qui veut vivre ou mourir.

    Et il faut vaincre, parce que la défaite ferait de vos veuves des victimes pourchassées, maltraitées et vouées au courroux de vainqueurs farouches ; parce que vos orphelins seraient livrés à leur merci et poursuivis comme de petits criminels ; parce que Cayenne serait repeuplé et que les travailleurs y finiraient leurs jours rivés à la même chaîne que les voleurs, les faussaires et les assassins ; parce que demain les prisons seraient pleines et que les sergents de ville solliciteraient l’honneur d’être vos geôliers et les gendarmes vos gardes chiourmes ; parce que les fusillades de juin recommenceraient plus nombreuses et plus sanglantes !

    Vainqueurs, c’est non-seulement votre salut, celui de vos femmes, celui de vos enfants, mais encore celui de la République et de tous les peuples !

    Pas d’équivoque, celui qui s’abstient ne peut même pas se dire républicain.

    Ceux que la couleur de notre drapeau effrayait doivent être rassurés ; il n’est que rouge du sang du peuple et non d un autre.

    Les royalistes, eux, ont ensanglanté leur loque blanche ; les impérialistes ont vendu le drapeau tricolore, sans se soucier de ses souvenirs glorieux ; seul le drapeau rouge flotte partout et le peuple a partout pardonné ; seul il flotte vierge de honte et d’infamie.

    Courage donc, nous touchons au terme de nos souffrances. Il ne se peut pas que Paris s’abaisse au point de supporter qu’un Bonaparte le reprenne d’assaut. Il ne se peut pas qu’on rentre ici régner sur des ruines et sur des cadavres ! Il ne se peut pas qu’on subisse le joug des traîtres qui restèrent des mois entiers sans tirer sur les Prussiens et qui ne restent pas une heure sans nous mitrailler.

    Des femmes, des enfants, des vieillards, des innocents sont tombés sous leurs coups ; ce n’est plus seulement Paris qui est frémissant de rage et d’indignation, mais la France, la France tout entière s’agite écœurée, furieuse ! Cette belle France qu’ils ont ruinée et livrée et dont ils voudraient se partager les restes comme des oiseaux de proie abattus dans un champ de carnage !

    Allons, pas d’inutiles. Que les femmes consolent les blessés ; que les vieillards encouragent les jeunes gens ; que les hommes valides ne regardent pas à quelques années près pour suivre leurs frères et partager leur péril.

    Ceux qui, ayant la force, se disent hors d’âge, se mettent dans le cas que la Liberté les mette un jour hors la loi. Et quelle honte pour ceux-là !

    C’est une dérision ! Les gens de Versailles, Citoyens, vous disent découragés et fatigués ; ils mentent et le savent bien. Est-ce quand tout le monde vient a vous ; est-ce quand de tous les coins de Paris on se range sous votre drapeau ; est-ce quand les soldats de la ligne, vos frères, vos amis, se retournent et tirent sur les gendarmes et les sergents de ville qui les poussent à vous assassiner ; est-ce quand la désertion se met dans les rangs de nos ennemis, quand le désordre, l’insurrection règnent parmi eux et que la peur les terrifie, que vous pouvez être découragés et désespérer de la victoire ?

    Est-ce quand la France tout entière se lève et vous tend la main ; est-ce quand on a su souffrir si héroïquement pendant huit mois, qu’on se fatiguerait de n’avoir plus que quelques jours a souffrir, surtout quand la liberté est au bout de la lutte ?

    Non ! il faut vaincre et vaincre vite ; et avec la paix le laboureur retournera à sa charrue, l’artiste à ses pinceaux, l’ouvrier à son atelier ; la terre redeviendra féconde et le travail reprendra. Avec la paix nous accrocherons nos fusils et reprendrons nos outils et, heureux d’avoir bien rempli notre devoir, nous aurons le droit de dire un jour :
    Je suis un Soldat-Citoyen de la Grande Révolution.

    Paris, le 29 Avril 1871.

    Les Membres de la. Commune :
    GERARDIN, E. CLEMENT, CHALIN, A. DUPONT, MALON.

    Imprimerie centrale des chemins de fer. = A. Chaix et Ce, rue Bergère, 28, à Paris. - 2818-1 — A Bloc, 13, place des Noblesses (Montmartre)


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 382.



    [Commune de Paris — Ordre du jour]

    notice :
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    Commune de Paris — Ordre du jour]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une ) ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Combatz, Lucien (1835-....)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
    LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.

    COMMUNE DE PARIS.
    ORDRE DU JOUR

    Le Commandant en chef de la 6e Légion signale aux gardes nationaux la brillante conduite du 83e bataillon, qui, dans un combat de plusieurs heures, de maison en maison et presque corps à corps, vient d’avoir quatre citoyens (un officier et trois gardes) tués à l’ennemi.

    CITOYENS DE LA 6e LÉGION,

    Le 83e bataillon vous a ouvert le chemin ; quand l’heure sera venue, élancez-vous, volez sur ses traces, prouvez que vous n’êtes pas en arrière des autres légions, que votre cœur est le même, et que l’on vous a calomniés quand on a dit que la réaction rampe dans vos rangs.

    Faites comme le 83e à Neuilly, et la Commune, c’est-a-dire la Révolution, par la moralité et la liberté, rayonnera puissante en vous appelant ses sauveurs.

    Vive la Commune ! Vive la République !

    Quartier général de la 6e Légion.

    Le Commandant en chef, J. LUCIEN COMBATZ.

    Paris. — Imp. de Mme Ve Bouchart-Huzard, rue de l’Éperon, 5.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 265.



    [Commune de Paris — Orphelinats de la Garde nationale de Paris]

    notice :
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    Commune de Paris — Orphelinats de la Garde nationale de Paris]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Chauvet [Commune de Paris]  ; Deslandes [Commune de Paris]  ; Lagné [Commune de Paris]  ; Lagrange, Anna de  ; Le Noir [Commune de Paris]  ; Leroy, Marie (1850-....)  ; Mailliot, H.  ; Raymond [Commune de Paris]
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

    ORPHELINATS DE LA GARDE NATIONALE DE PARIS
    POUR LES VICTIMES DE LA GUERRE

    Administration : Boulevard Victor-Hugo, n° 40 (Ancien Boulevard Haussmann)

    Hommes qui combattez pour la défense de nos droits et de nos libertés, femmes qui travaillez pour vêtir nos frères ou panser leurs blessures, si vous avez des enfants que la situation actuelle privent de vos soins, amenez-les, ils trouveront, près de nous, le coucher, la nourriture, les vêtements et le dévouement de la famille.

    L’Administration de cette Œuvre si patriotique est établie au boulevard Victor-Hugo, n° 40 (derrière le nouvel Opéra) : un vaste Orphelinat, récemment autorisé par l’Intendance générale militaire, y fonctionne déjà depuis plusieurs mois ; d’autres Orphelinats seront prochainement ouverts par les soins du Comité de l’Œuvre sur divers points de Paris, et suivant sa dernière délibération.

    Les Orphelins des vingt arrondissements de Paris pourront y être reçus tous les jours, de 1 heure à 4 heures.

    Les dames, les veuves surtout, qui voudront généreusement donner des soins à nos pauvres Orphelins, sont invitées à se faire inscrire tous les jours, de 1 heure à 4 heures, dans nos bureaux, à l’adresse ci-dessus.

    LE COMITÉ DES DAMES : ANNA DE LAGRANGE, Ve LEROY, DESLANDES, LAGNÉ, CHAUVIT, LE NOIR.

    L’INSPECTRICE : H. MAILLOT.

    LE DIRECTEUR : RAYMOND.

    Paris. — Imprimerie Alcan-Lévy, rue Lafayette, 61, et passage des Deux-Sœurs.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 397.



    [Commune de Paris — VIe Arrondissement]

    notice :
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    Commune de Paris — VIe Arrondissement]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Beslay, Charles (1795-1878)  ; Courbet, Gustave (1819-1877)  ; Varlin, Eugène (1839-1871)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
    LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.

    COMMUNE DE PARIS.
    VIE ARRONDISSEMENT.

    Les bombes et les obus des soi-disant défenseurs de l’ordre pleuvent sur nos quartiers excentriques.

    De nombreuses familles sont obligées de quitter leurs maisons détruites pour venir chercher un refuge au centre de la ville. Nous leur devons une fraternelle hospitalité.

    Déjà la Commune a pris des mesures générales, mais il incombe aux municipalités le soin de fournir des logements.

    Dans notre arrondissement les locaux libres sont en grand nombre ; il importe de les mettre immédiatement à la disposition de nos concitoyens qui viennent nous demander asile.

    À cet effet, nous invitons les propriétaires et concierges des maisons où se trouvent des logements vacants ou abandonnés à venir en faire la déclaration à la Mairie dans le plus bref délai.

    Tous les bons citoyens sont invités à contrôler et compléter, au besoin, les déclarations des propriétaires et concierges.

    Les Membres de la Commune, CH. BESLAY, E. VARLIN, COURBET.

    Imprimerie de Mme Ve Bouchart-Huzard, rue de l’Éperon, 5


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 518.



    [Commune de Paris — VIe Arrondissement - Voirie urbaine]

    notice :
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    Commune de Paris — VIe Arrondissement - Voirie urbaine]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Beslay, Charles (1795-1878)  ; Courbet, Gustave (1819-1877)  ; Varlin, Eugène (1839-1871)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
    LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.

    COMMUNE DE PARIS.
    VOIRIE URBAINE
    MAIRIE DU VIe ARRONDISSEMENT.

    Les délégués à la Mairie du 6e arrondissement informent leurs administrés qu’en vue de faciliter et d’activer les rapports des intéressés avec le service de la voirie de Paris, et d’accord avec l’architecte commissaire-voyer délégué, des bureaux viennent d’être établis, à cet effet, à la Mairie de l’arrondissement.

    En conséquence, outre les bureaux de l’Hôtel de ville, on pourra adresser à la Mairie toutes les demandes d’alignement, d’autorisation de construire, de réparations, ravalements, ouvertures, installation d’auvents, échoppes, lanternes, etc. ; placement d’enseignes, écussons, etc., et saillies sur la voie publique.

    Celles concernant les cabinets et fosses d’aisances, étaux de boucherie, fournils de boulangeries, logements insalubres, bâtiments en péril, nettoyage de façades de maisons, etc., etc., et, en général, toutes les opérations de grande et petite voirie.

    Les membres de la Commune, BESLAY, E. VARLIN, COURBET.

    Imprimerie de Mme Ve Bouchart-Huzard, rue de l’Éperon, 5


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 275.



    [Commune de Paris — XIIe Arrondissement]

    notice :
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    [
    Commune de Paris — XIIe Arrondissement]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
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    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Géresmes, Hubert (1826-1890)  ; Lonclas, Alphonse (1836 ou 1841-....)  ; Theisz, Albert (1839-1881)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    Liberté, Égalité, Fraternité

    COMMUNE DE PARIS
    XIIe ARRONDISSEMENT

    Les MEMBRES DE LA COMMUNE, composant la Municipalité du XIIme Arrondissement ;

    CONSIDÉRANT qu’aujourd’hui le devoir de tout Citoyen est de voler à la défense de Paris, outrageusement bombardé par les ex-membres du Gouvernement de la Défense nationale, alliés aux capitulards bonapartistes ;

    ATTENDU que l’élan spontané de la 12me Légion se trouve refroidi d’une façon compromettante pour le salut de notre cité, par la lâcheté et la trahison de ceux qui fuient ou se cachent ;

    Vu qu’il est du devoir des Municipalités de faire exécuter les décrets de la Commune ;

    ATTENDU que certains employés du chemin de fer de Paris-Lyon-Méditerranée prétendent s’exempter du service de la Garde nationale en s’abritant derrière un décret issu de l’ex-gouvernement déchu ;

    Qu’au point de vue de la morale, il est urgent de remédier à un état de choses qui ne tendrait à rien moins qu’à désorganiser la Garde nationale et à servir les desseins les plus infâmes de la réaction royaliste ;

    ARRÊTENT :

    ART. 1er. — Les Employés du matériel roulant du chemin de fer de Paris-Lyon-Méditerranée, c’est-à-dire Conducteurs, Chauffeurs, Mécaniciens, Serre-Frein, les Employés de la Gare de Bercy et ceux du service actif de la voie, sont seuls exemptés du service de la Garde Nationale.
    ART. 2. —Un délai de quarante-huit heure est donné aux Citoyens de 19 à 40 ans ne faisant pas partie des catégories ci-dessus pour reprendre leur service ou se faire incorporer.
    ART. 3. — Tout contrevenant sera immédiatement arrêté et mis à la disposition du Conseil de guerre.
    ART. 4. —Les Bataillons de la 12me Légion sont chargés de l’exécution du présent arrêté.

    Les Membres de la Commune pour le 12e Arrondissement,
    GERESME, LONCLAS, PHILIPPE, THEISZ.

    Paris. — Typ. Morris père et fils, rue Amelot. 64.


    sources :

    texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874. 688 p.), p. 383.





    [Commune de Paris — Aux habitants du IXe Arrondissement]

    notice :
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    Commune de Paris — Aux habitants du IXe Arrondissement]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
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    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Bayeux Dumesnil [Commune de Paris]
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

    COMMUNE DE PARIS

    MAIRIE DU IXme ARRONDISSEMENT

    Aux Habitants du IXme Arrondissement

    CITOYENS,

    Nous assistons à un fait sans précédent ! Paris bombardé par ceux-là même qui, il y a deux mois, protestaient à la face du monde contre la barbarie Prussienne.

    Les Victimes sont nombreuses ; les obus n’ont épargné ni lés Femmes, ni les Enfants.

    De grands devoirs nous restent à accomplir.

    Des Ambulances municipales vont être installées dans l’Arrondissement.

    Nous avons dès à présent, grâce au concours empressé des Habitants, en quantité suffisante, des lits, des matelas et des couvertures. Mais il nous faut du linge pour faire des bandes, de la charpie, et surtout de l’argent pour secourir les Mères, les Femmes, les Enfants de ceux qui ont donné leur vie pour la défense de nos libertés.

    Un bureau est installé à la Mairie pour recevoir le linge, la charpie et les dons en argent.

    Au nom de la solidarité qui doit tous nous unir, je fais appel à votre patriotisme ; au nom de l’humanité, je fais appel à vos cœurs.

    L’Administrateur délégué au IXme Arrondissement, BAYEUX DUMESNIL

    Imprimerie de la Mairie du IXe Arrondissement — A. CHAIX et Ce, rue Bergère, 20, à Paris. — 2672-1.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 519.



    [Commune de Paris — Mairie du XVIIIe Arrondissement — Appel aux bons citoyens]

    notice :
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    Commune de Paris — Mairie du XVIIIe Arrondissement — Appel aux bons citoyens]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Clément, Jean-Baptiste (1836-1903)  ; Dereure, Simon (1838-1900)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

    MAIRIE DU XVIIIe ARRONDISSEMENT

    APPEL AUX BONS CITOYENS

    Nos morts ont bien mérité de Paris et de la République.

    Hier, les Membres de la Commune assistaient à leurs funérailles, et plus de cent cinquante mille citoyens les suivaient, pleins de calme, de résignation et de douleur.

    Mais nous avons des veuves et des orphelins.

    Chacun, dans les mesures de ses moyens, doit leur tendre fraternellement la main.

    Ceux qui sont tombés frappés par nos ennemis combattaient pour notre salut.

    La Liberté est le seul héritage que le Peuple entend laisser à ses enfants, et c’est pour elle qu’ils sont morts.

    En conséquence, nous faisons appel aux bons citoyens. Un Bureau est ouvert à la MAISON COMMUNALE du XVIIIe arrondissement pour recevoir les dons fraternels et patriotiques destinés aux familles des blessés et des morts.

    Vive la Commune !

    Paris, le 8 Avril 1871.

    Les Membres de la Commune :
    DEREURE. — J.-B. CLÉMENT.

    Paris. — Imprimerie S Bloc. 15, place des Abbesses (Mairie de Montmartre)


    sources :

    texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874. 688 p.), p. XXX ?.



    [Commune de Paris, 18e arrondissement]

    notice :
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    Commune de Paris, 18e arrondissement]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
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    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Clément, Jean-Baptiste (1836-1903)  ; Dereure, Simon (1838-1900)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    République Française

    LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITE

    COMMUNE DE PARIS

    18ME ARRONDISSEMENT

    Vu la guerre odieuse que les Versaillais font au peuple de Paris.

    Vu qu’ils n’hésitent pas à tirer sur des enfants, des femmes et des vieillards.

    Que le peuple déjà si pauvre, si éprouvé par tant de mois de luttes est bombardé chez lui par ceux qui l’on affamé et vendu.

    Que par ces faits monstrueux des familles entières se trouveraient sur le pavé.

    Que les propriétaires et les concierges ne se sont pas rendus à l’appel fraternel que nous leur avons adressé.

    Que tous ceux qui ont fui ont déserté la cause du peuple, que se sont des indifférents ou des ennemis.

    Les membres de la Commune délégués au 18e arrondissement, arrêtent :

    1° Les logements, appartements et chambres garnis de meubles, abandonnés, appartenant aux fuyards sont réquisitionnés et mis à la disposition des citoyens dont le mobilier aura été atteint par un obus Versaillais, et cela après enquête.

    2° Les propriétaires et les concierges qui ne viendront pas aujourd’hui même à la Mairie faire la déclaration des locaux vacants et inoccupés qu’ils ont dans leur maison seront poursuivis.

    3° Aucun propriétaire ni concierge ne pourra se refuser de loger les Citoyens munis d’un bon de réquisition émanant de la Mairie, sans encourir les peines les plus sévères.

    La garde nationale, les Commissaires de police, toutes les autorités communales sont chargés et se chargent de la stricte exécution du présent arrêté.

    Paris, le 19 mai 1871.

    S. DEREURE, J.-B. CLÉMENT.
    Membres de la Commune.

    Paris, Imp. S. Bloc Montmartre.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 533.



    [Commune de Paris, 1er arrondissement : Avis]

    notice :
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    [
    Commune de Paris, 1er arrondissement : Avis]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Pillot, Jean-Jacques (1808-1877)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — SOLIDARITÉ

    COMMUNE DE PARIS
    IER ARRONDISSEMENT

    AVIS

    Les citoyens membres de la Commune, délégués du 1er arrondissement, ont l’honneur de vous rappeler qu’il est expressément interdit d’accepter les réquisitions ne portant pas le timbre de la mairie et la signature de l’un des délégués.

    Paris, le 18 Mai 1871.

    Le Membre de la Commune, Dr PILLOT.

    1503. Association générale typographique, faub. St-Denis, 19


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 528.




    [Commune de Paris, 8e Arrondissement]

    notice :
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    [
    Commune de Paris, 8e Arrondissement]. — Paris : Comité de salut public (1871) : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Bauche [Commune de Paris]  ; Bigot [Commune de Paris]  ; Bressler, François (1842-....)  ; Rigault, Raoul (1846-1871)  ; Vaillant, Édouard (1840-1915)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

    COMMUNE DE PARIS
    8me ARRONDISSEMENT

    Le Comité de vigilance du 8e Arrondissement, en vertu des pouvoirs qui lui ont été conférés par le Comité de salut public ;

    Considérant qu’il est d’intérêt public d’ordonner et de faire immédiatement procéder au recensement exact de l’Arrondissement, tant au point de vue de l’état civil qu’au point de vue militaire,

    ARRÊTE :

    ART. 1er. — La Commission déléguée au recensement du 8me Arrondissement fera immédiatement dresser des listes contenant toutes les indications générales et particulières avec l’aide d’agents recenseurs civils et militaires délégués par elle à cet effet.

    ART. 2. — Les agents recenseurs, aides du concours de la Garde nationale sédentaire, commandée en cette occasion, procéderont de suite à l’accomplissement de cette tâche, tous les jours à partir de huit heures du malin jusqu’à huit heures du soir, et jusqu’à solution complète et définitive.

    ART. 5.— Les propriétaires, locataires, concierges ou régisseurs, qui recevront des bulletins imprimés émanant du 8me Arrondissement devront, dans les vingt-quatre heures, les remplir et les remettre ou adresser à la Commission du recensement du 8e Arrondissement, revêtus de la date et de leurs signatures.

    ART. 4. — Pénalité sera requise contre tout citoyen ou citoyenne qui apportera une entrave quelconque aux opérations ordonnées, ou donnera aux agents commissionnés des renseignements erronés ou incomplets.

    Paris, le 14 Mai 1871.

    Vu et approuvé : Pour le Comité de Vigilance, E. VAILLANT, RAOUL RIGAULT.

    Les Membres de la Commune, et par délégation, BAUCHE, BRESSLER, BIGOT.

    9138 — Paris, Imprimerie Jouaust, rue St-Honoré, 338


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 504.



    [Commune de Paris, 8e Arrondissement]

    notice :
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    [
    Commune de Paris, 8e Arrondissement]. — Paris : Comité de salut public (1871) : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Bourlet, Louis (1838-....)  ; Piquet, Joseph "Gustave" (1830-....)  ; Rigault, Raoul (1846-1871)  ; Schmidt, Charles (1845-....)  ; Vaillant, Édouard (1840-1915)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

    COMMUNE DE PARIS. — 8e ARRONDISSEMENT

    Le Comité de vigilance du 8e Arrondissement, en vertu des pouvoirs qui lui ont été conférés par le Comité de salut public, porte à la connaissance de l’Arrondissement le Décret de la Commune suivant :

    LA COMMUNE DE PARIS,
    Ayant adopté les veuves et les enfants de tous les citoyens morts pour la défense des droits du peuple,

    DÉCRÈTE :
    Art. 1er. — Une pension de 600 fr. sera accordée à la femme du Garde national tué pour la défense des droits du peuple, après enquête qui établira ses droits et ses besoins.

    Art. 2. — Chacun des enfants, reconnus ou non, recevra, jusqu’à l’âge de dix-huit ans, une pension annuelle de trois cent soixante-cinq francs, payables par douzièmes.

    Art. 3. — Dans le cas où les enfants seraient déjà privés de leur mère, ils seront élevés aux frais de la Commune, qui leur fera donner l’éducation intégrale nécessaire pour être en mesure de se suffire dans la société.

    Art. 4. — Les ascendants, père, mère, frères et sœurs de tout citoyen mort pour la défense des droits de Paris, et qui prouveront que le défunt était pour eux un soutien nécessaire, pourront être admis à recevoir une pension proportionnelle à leurs besoins dans les limites de 100 à 800 francs par personne. .

    Art. 5. — Toute enquête nécessitée par l’application des articles ci-dessus sera faite par une Commission spéciale composée de 6 membres délégués à cet effet dans chaque arrondissement, et présidée.par un membre de la Commune appartenant à l’arrondissement.

    Art. 6. — Un comité, composé de trois membres de la Commune, centralisera les résultats produits par l’enquête et statuera en dernier ressort.
    Paris, le 10 avril 1871. ’

    En conformité de l’article 5, les citoyens BOUCHER, BONRAISIN, POULAIN, PRUD’HOMME, RICHARD, VOIGNIER, sont nommés membres de la Commission d’enquête.
    Cette Commission se réunira sous la présidence d’un membre de la Commune de l’arrondissement.

    Paris, le 12 mai 1871.

    Lu et approuvé :

    Les Membres de la Commune, RAOUL BIGAULT, ED. VAILLANT.

    Pour le Comité de Vigilance et par délégation, BOURLET, PIQUET, SCHMIDT

    9136—Paris, imprimerie Jouaust, rue Saint-Honoré 338.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 490.



    [Commune de Paris, 8e Arrondissement]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Commune de Paris, 8e Arrondissement]. — Paris : Comité de salut public (1871) : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Bourlet, Louis (1838-....)  ; Piquet, Joseph "Gustave" (1830-....)  ; Rigault, Raoul (1846-1871)  ; Schmidt, Charles (1845-....)  ; Vaillant, Édouard (1840-1915)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ

    COMMUNE DE PARIS
    8e ARRONDISSEMENT

    Le Comité de Vigilance du 8e Arrondissement, en vertu des pouvoirs qui lui ont été conférés par le Comité de Salut Public,

    ARRÊTE :

    Les Propriétaires ou Gérants et les Concierges sont requis d’avoir, dans les quarante-huit heures, à rapporter au Bureau d’armement de l’arrondissement, rue d’Anjou-Saint-Honoré, 11, les armes des Citoyens de la Garde nationale qui se sont soustraits par la fuite à l’accomplissement de leur devoir.

    En n’exécutant pas cet Arrêté ils s’exposeraient à être poursuivis.

    Le chef de Légion et le Bureau militaire sont chargés de l’exécution du présent Arrêté.

    Paris, le 11 Mai 1871.

    Pour le Comité de Vigilance et par délégation :
    BOURLET, G. PIQUET, SCHMIDT.

    VU ET APPROUVÉ :

    Les Membres de la Commune, Raoul RIGAULT, E. VAILLANT.

    Tous renseignements seront donnés au Bureau de l’État-Major de a Légion et au Bureau militaire.

    Paris. imprimerie Paul Dupont.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 492.



    [Commune de Paris, citoyens du XXe arrondissement]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Commune de Paris, citoyens du XXe arrondissement]. — Paris : Comité de salut public (1871) : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Bergeret, Jules (1830-1905)  ; Ranvier, Gabriel (1828-1879)  ; Trinquet, Alexis (1835-1882)  ; Viard, Pompée (1836-1892)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

    LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ.

    COMMUNE DE PARIS

    CITOYENS DU XXme ARRONDISSEMENT,

    Le moment est venu de combattre avec acharnement un ennemi qui nous fait depuis deux mois une guerre sans pitié.

    Si nous succombions, vous savez quel sort nous serait réservé. Aux armes ! donc, et ne les quittons plus qu’après la victoire. De la vigilance, surtout la nuit. Soyons toujours prêts, afin d’éviter les ruses de guerre de nos ennemis.

    Je viens donc dans un intérêt commun, au nom de la solidarité qui unit en ce moment tous les révolutionnaires, vous demander d’exécuter fidèlement les ordres qui vous seront transmis.

    Il est un grave danger que je veux vous signaler, c’est le refus de la garde nationale de se porter en avant, sous le prétexte de garder les barricades de quartiers qui ne sont point menacés. Prêtez votre concours au XIXe Arrondissement, aidez-le à repousser l’ennemi, là est votre sécurité, et la victoire est à ce prix.

    N’attendez pas que Belleville soit lui-même attaqué, il serait peut-être trop tard. En avant donc ! et Belleville aura encore une fois triomphé.

    Vive la République !

    Belleville, 25 mai 1871.

    Le Membre du Comité de Salut public, G. RANVIER.

    Les Membres de la Commune, BERGERET, VIARD, TRINQUET.

    Paris. — Imprimerie PRISSETTE, passage Kuszner, 17. — Maison passage du Cuire, 11.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 576.



    [Commune de Paris, IVe Arrondissement]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Commune de Paris, IVe Arrondissement]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Amouroux, Charles (1843-1885)  ; Arnould, Arthur (1833-1895)  ; Clémence, Adolphe (1838-1889)  ; Gérardin, Eugène (1827-....)  ; Lefrançais, Gustave (1826-1901)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    REPUBLIQUE FRANÇAISE

    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

    COMMUNE DE PARIS

    IVe ARRONDISSEMENT

    Les Membres de la Commune, élus dans le IVe Arrondissement,

    Considérant qu’un grand nombre de Gardes nationaux ne portent pas sur leur képi le numéro du bataillon et de la compagnie auxquels ils appartiennent ;

    Considérant que cette négligence, d’une part, favorise la mauvaise volonté des réfractaires, qui échappent ainsi à tout contrôle public, et que, d’autre part, elle pourrait permettre à un certain nombre d’ennemis de se glisser dans la Capitale, et d’y circuler sans crainte d’être inquiétés ni découverts, à l’abri sous un uniforme justement respecté.

    ARRÊTENT :

    Tous les Gardes nationaux, sans exception, devront porter sur leur képi le numéro du Bataillon et de la Compagnie auxquels ils appartiennent, ou les insignes particuliers de leur corps, quel qu’il soit (Artillerie, Génie, etc.).

    Tout contrevenant au présent Arrêté sera immédiatement conduit à la Mairie pour y justifier de son identité, et sera soumis, s’il y a lieu, à une peine disciplinaire.

    Le Chef de la Légion et le Conseil de Légion sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent Arrêté.

    Paris, le 15 mai 1871.

    ARTHUR ARNOULD, LEFRANÇAIS, A. CLÉMENCE, E. GÉRARDIN, AMOUROUX.

    1478 Paris. Association générale typographique, rue du Faubourg-Saint-Denis, 19.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 516.



    [Commune de Paris, IVe Arrondissement, mairie de l’Hôtel-de-Ville]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Commune de Paris, IVe Arrondissement, mairie de l’Hôtel-de-Ville]. — Paris : Commune de Paris (1871), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Amouroux, Charles (1843-1885)  ; Arnould, Arthur (1833-1895)  ; Canard [Commune de Paris]  ; Clémence, Adolphe (1838-1889)  ; Denis, Jean (1824-....)  ; Dupuis, Félix  ; Gérardin, Eugène (1827-....)  ; Heydecker, Pierre (1842-....)  ; Keller [Commune de Paris]  ; Lefrançais, Gustave (1826-1901)  ; Michaux [Commune de Paris]  ; Noro, Jean-Baptiste (1842-1909)  ; Raux [Commune de Paris]  ; Valabrègue, Abel  ; Vergne [Commune de Paris]
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

    COMMUNE DE PARIS

    IVE ARRONDISSEMENT
    MAIRIE DE L’HOTEL-DE-VILLE

    CITOYENS,

    Nous recevons la lettre suivante du commandant du 22e bataillon, bataillon qui se rendait au feu pour la première fois, et dont la conduite résolue mérite tous nos éloges.

    À la lecture de ces horreurs, un seul cri s’échappera de vos poitrines comme des nôtres :
    — VENGEANCE !

    Les Membres de la Commune, élus dans le IVe arrondissement,
    AMOUROUX, Arthur ARNOULD, A. CLÉMENCE, E. GÉRARDIN, G. LEFRANÇAIS.
    Paris 11 mai 1871

    AUX CITOYENS MEMBRES DE LA COMMUNE

    Un acte d’abominable férocité vient encore s’ajouter au bilan des bandes versaillaises et démasquer, une fois de plus, les prétendus défenseurs de l’ordre.

    Aujourd’hui jeudi, 11 mai, à quatre heures du matin, le 22e bataillon, égaré par un gardé, plus brave qu’expérimenté, est tombé en plein dans les postes versaillais.

    Accueilli par des feux de peloton très nourris et pris entre deux murs et une barricade, On dut laisser huit blessés sur le terrain.

    Les blessés ont été tous fusillés par les soldats du 64e de ligne, sauf un seul qui a eu le sang-froid nécessaire pour ne pas donner signe de vie.

    Mais ce qui ajoute à l’horreur de cette boucherie, c’est qu’une jeune femme, infirmière au bataillon, a été assassinée par ces misérables, tandis qu’elle donnait des soins à un blessé.

    Sa jeunesse, son dévouement, non plus que la croix de Genève qu’elle portait sur la poitrine, n’ont pu trouver grâce devant ces bandits.

    Ces faits sont attestés par tous les officiers de mon bataillon.

    Le Commandant du 22e bataillon, NORO.
    DENIS, capitaine. — HEYDECKER, capitaine.
    MICHAUX, VERGNE, KELLER, CANARD, RAUX, DUPUIS (Félix).
    Abel VALABRÈGUE, chirurgien aide-major.

    149— Paris. — Association générale typographique, rue du Faubourg-Saint-Denis, 19.


    sources :

    Texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874), p. 483.