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[Le Chat déchaîné #5 : chantons la révolte !]

Image (fixe ; à 2 dimensions)
titre :
[Le Chat déchaîné #5 : chantons la révolte !]
adresse :
. — La Chaux-de-Fonds : FLM_ (Fédération libertaire des Montagnes : 1978-....) : OSL_ (Organisation socialiste libertaire), [ca  ]
description technique (h × l) :
. — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (quadri) ; 42 × 30 cm
notes :
descriptif :
Symbole(s) utilisé(s) :

textes et chansons (Georges Brassens, Julien Zeppo, Léo Ferré, Keny Arkana, Zabriskie Point)

dessin (« A cerclé » musical)

texte :

Le Chat déchaîné

Feuille d’agitation de la Fédération Libertaire des Montagnes #5

Chantons la révolte !

Dans le présent journal, nous avons choisi de diffuser quelques textes de chansons connues ou pas, des textes de tout temps mais toujours d’actualité, des textes parlants, reflets d’un système mortifère auquel nous souhaitons nous soustraire.

La mauvaise réputation

Au village, sans prétention / J´ai mauvaise réputation.
Qu´je m´démène ou qu´je reste coi /Je pass´ pour un je-ne-sais-quoi !
Je ne fais pourtant de tort à personne /En suivant mon ch’min de petit bonhomme. /Mais les brav´s gens n´aiment pas que / L´on suive une autre route qu´eux, / Non les brav´s gens n´aiment pas que / L´on suive une autre route qu´eux, / Tout le monde médit de moi, / Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet / Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas, / Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne, /En n´écoutant pas le clairon qui sonne. [...] Tout le monde me montre au doigt / Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j´croise un voleur malchanceux, / Poursuivi par un cul-terreux,
J´lance la patte et pourquoi le taire, / Le cul-terreux s´retrouv´ par terre. / Je ne fais pourtant de tort à personne, / En laissant courir les voleurs de pommes. [...] Tout le monde se rue sur moi, / Sauf les culs-de-jattes, ça va de soi.

Pas besoin d´être Jérémie, / Pour d´viner l´sort qui m´est promis,
S´ils trouv´nt une corde à leur goût, / Ils me la passeront au cou,
Je ne fais pourtant de tort à personne, / En suivant les ch´mins qui n´mènent pas à Rome, [...] Tout l´mond´ viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.
Georges Brassens, 1953

Lettre à mon frère, ma sœur

Regarde-nous, regarde cette déchéance. Regarde ou le système capitaliste nous emmène. A notre perte, irrémédiablement, sans faux pas. Il nous berce dans l’illusion d’un « monde parfait », tout en réduisant à l’esclavage une partie de l’humanité, chaque jour, l’ « holocauste » est vécu par nos cousins à poils, à plumes, les forêts sont dévastées pour y semer l’ « unique » génétiquement modifié. Le fourbe connait malheureusement bien l’adage : « Loin des yeux, loin du cœur ». Au moindre signe de réveil déstabilisateur, par le style arrogant dont seul il est le maître, il inverse la vapeur sans grand effort et obtient par la ruse la confiance du quidam. Si l’insatisfaction persiste, il divise pour mieux régner tout en prenant soin de garder la majorité à sa botte. Nous montons les uns envers les autres, il prend un malin plaisir à exalter la compétition. La coopération, à dessein, est passée dans l’oubli. A grands coups de théories, de statistiques mensongères, il étaye sa vision du « monde parfait », sans vague, mais surtout sans vie, car de la vie il se moque. Seul compte le profit, les rentrée immédiates, après lui le déluge, ou plus exactement la famine, la misère sociale, la souffrance de tout être et la mort, car c’est bien d’un système mortifère dont je te parle. Mon frère, ma sœur, demain il sera trop tard. Sache que le capitalisme à visage humain est un leurre, c’est un masque, un subterfuge visant à te faire taire. Sache que le système est sans scrupule et vit uniquement dans le présent. Le sens de ta vie ne serait-il pas plus juste s’il avait dans sa mire la sauvegarde de la planète, cette planète, mère des générations à venir ? Or, de son pillage, son exploitation, il ne résulte que le néant. Le paradis, c’est la Terre, à toi de faire en sorte qu’elle ne devienne pas l’enfer !

Julien Zeppo, 2008

Ni dieu ni maître

La cigarette sans cravate / Qu’on fume à l’aube démocrate
Et le remords des cous-de-jatte / Avec la peur qui tend la patte
Le ministère de ce prêtre / Et la pitié à la fenêtre
Et le client qui n’a peut-être / Ni Dieu ni maître
Le fardeau blême qu’on emballe / Comme un paquet vers les étoiles
Qui tombent froides sur la dalle / Et cette rose sans pétales
Cet avocat à la serviette / Cette aube qui met la voilette
Pour des larmes qui n’ont peut-être / Ni Dieu ni maître
Ces bois que l’on dit de justice / Et qui poussent dans les supplices
Et pour meubler le sacrifice / Avec le sapin de service
Cette procédure qui guette / Ceux que la société rejette
Sous prétexte qu’ils n’ont peut-être / Ni Dieu ni maître
Cette parole d’Evangile / Qui fait plier les imbéciles
Et qui met dans l’horreur civile / De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n’a pas la rosette / Cette parole de prophète
Je la revendique et vous souhaite / Ni Dieu ni maître
Léo Ferré, 1964

Désobéissance civile

Trop nombreux sont ceux qui ont oubliés le passé

L’histoire de l’homme, une honte, faut-il te le ressasser ? Le monde, une spirale ou les mêmes erreurs sont retracées. À force de côtoyer l’horreur, nos cœurs sont devenus glacés. Nous parlent que d’profits, la condition de l’homme effacé.

Mondialisation et concurrence sont leurs uniques phrasés. Les peuples unilatéralement écrasés.

La création menacée. Multinationales et croissance ont tracée. Leurs routes sur nos libertés.

Ils ont jurés, crachés qu’rien n’entravera la leur à l’heure ou les dictatures sont cachées. À cause de leurs profits, immédiat l’avenir est gâché. Cette bande d’ingrats ont réduit la planète à un grand marché.

La loi des plus riches et beaucoup crèvent avant d’être âgé. Protestations dîtes criminelles si tu les as outragés. Ils mentent lorsqu’ils disent que le mal-être n’est que passager. Puis s’étonnent quand la nature se rebelle comme un peuple enragé. Ils disent être transparent alors que de sang, leurs mains sont tachées. Déconseillent fortement d’avoir des idées trop engagées. Accélération d’leur plan depuis qu’des avions se sont crashés. Et toi, dis-moi dans quels sens au système es-tu attaché ? Ils prêchent le blasphème et la vraie lumière se fait lyncher. Tous nés la corde au cou, dans certains pays elle a lâchée. Parlent de justice alors qu’à la racine ils l’ont arrachée. Les plus gros s’engraissent sur la tête de ceux qui n’ont rien à mâcher. Voila le monde d’aujourd’hui. Parait qu’leur plan a marché. Nous vantent un progrès technique mais dans le fond à tout saccager. Parle d’évolution quand notre humanité s’est fait hachée. Notre cœur ne bat plus vraiment et notre inconscient est fâché.

Stress, angoisse, cancers, dépressions notre compte s’est chargé. Mais on ne cherche pas la cause et les effets qu’on aimerait chassés. « Philosophie fast-food » pour que nos consciences soient terrassées. Au nom de la dignité humaine, nous avons dis : « Assez ! », désobéissance civile !
Keny Arkana 2008

Capital violence
Tous coupables ou tous victimes / c’est du pareil au même.
Votre classe commet des crimes et vous récoltez ce qu’elle sème.
La mécanique est si bien huilée rentrée dans la nature des choses.
Saloperie intériorisée. / L’inadmissible à petites doses.
Vous n’savez même plus ce que vous faites. / Vous n’connaissez même pas l’étendue de vos dégâts. / Obstinément vous niez ce que vous êtes
et vous tournez la tête quand on vous montre du doigt.

CAPITAL VIOLENCE. / Vous avez inventé la guerre pour diminuer nos majorités naissantes / imaginé les syndicats pour contenir la colère croissante. / Vous avez inventé l’chômage pour nous détourner de nos cibles et les élections petit ravitaillement annuel de possible.

CAPITAL VIOLENCE. / Tout cela va mal tourner. / Contre vous se retourner. / Mine de rien vous continuez à sévir / à tout acheter sur vos chemins / Vous avez inventé le sourire / et nous nous sommes rendu compte de rien. / Mine de rien vous persistez nuire / tout tacheter sur vos routes. / Et vous êtes là tout sourire / ça nous perturbe ça nous déroute. / Vous nous poussez au pire. / Bientôt nos violences elles-mêmes n’auront plus de sens.

Zabriskie Point 1995

Fédération Libertaire des Montagnes (FLM)
CP 569 / 2301 La Chaux-de-Fonds / flm.osl@espacenoir.ch

Les personnes qui désirent afficher ce texte sont priées de le faire aux endroits autorisés


sources :

http://rebellion-osl.ch/index.php/flm/chats-dechaines

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