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[Contre le monde de l’argent et des lois]

Image (fixe ; à 2 dimensions)
titre :
[Contre le monde de l’argent et des lois]
adresse :
. — Paris : Sans patrie,
description technique (h × l) :
. — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; 65 × 45 cm
notes :
descriptif :


[ texte ; dessin style BD (femme brisant une vitre) ]

texte :

Contre le monde de l’argent et des lois

Il y a de plus en plus d’indésirables dans le monde. Il y a trop de femmes et d’hommes pour qui cette société n’a prévu qu’un rôle : celui de crever.
Isolés, ils servent à faire croire aux citoyens se prétendant tels qu’ils ont une réelle vie commune (entre les paperasses de l’autorité et les rayonnages des marchandises).
Immigrés, ils servent à alimenter l’illusion d’avoir des racines chez les pauvres seuls avec leur néant, au bureau, dans le métro ou devant la télévision.
Clandestins, ils servent à rappeler que la soumission salariale, ce n’est pas le pire — il existe aussi le travail forcé et la peur qui serre le ventre à chaque contrôle de routine.
Expulsés, ils servent à renforcer sur tous les réfugiés économiques du génocide capitaliste, le chantage du bannissement vers une misère sans retour.
Prisonniers, ils servent à menacer avec le spectre de la punition ceux qui ne veulent plus de cette minable existence.
Extradés, en tant qu’ennemis de l’État, ils servent à faire comprendre que dans l’internationale de la domination et de l’exploitation, il n’ y a aucun espace pour le mauvais exemple de la révolte.
Pauvres, isolés, étrangers partout, incarcérés, hors-la-loi, bannis : les conditions de ces indésirables sont de plus en plus communes.
Citoyens ou étrangers, innocents ou coupables, clandestins ou réguliers : ces distinctions de codes étatiques ne nous appartiennent pas. Pourquoi la solidarité devrait-elle respecter ces frontières sociales, alors que les pauvres sont continuellement trimballés de l’une à l’autre ?

Recherché dans le cadre d’un procès contre plusieurs dizaines d’anarchistes en Italie — bâti sur une « bande armée » inexistante et avec l’appui d’une fausse « repentie » — Massimo Passamani a été arrêté et incarcéré à Paris. Une fois celui-ci relâché, l’État français a décidé de signer un décret d’extradition à son encontre.

La menace de ce décret est une épée de Damoclès suspendue une fois de plus, au dessus de la tête d’un irrégulier. Elle nous confirme l’alternative qui nous attend partout en Europe sous l’ombre du contrôle unifié : la domestication ou la matraque policière.

Mais les codes et les fichiers de tous les pouvoirs ont un défaut : c’est de la masse anonyme que sortent les mutinés de l’esprit et de l’action.

Aucun contrôle ne peut nous empêcher de franchir les frontières qui séparent la résignation de la révolte.

Contre toutes les expulsions, contre l’extradition de l’anarchiste italien Massimo Passamani

Pour plus d’informations : Sans Patrie - c/o TCP - 21 ter rue Voltaire 75011 Paris / passemuraille@free.fr


sources :
 
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