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[Oubliettes bolcheviques ! : où est Alfonso Pétrini ?]

Image (fixe ; à 2 dimensions)
titre :
[Oubliettes bolcheviques ! : où est Alfonso Pétrini ?]
adresse :
. — Bruxelles = Brussels Bruxelles : CIDA (Comité International de Défense Anarchiste), (Arts graphiques (Bruxelles))
description technique (h × l) :
. — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une : noir, papier rouge) ; 100 × 65 cm
notes :
descriptif :


[ texte ]

texte :

Comité International de Défense Anarchiste et Comité Italien PVP

Pire qu’à Léo Moulin

Oubliettes bolcheviques !

Où est Alfonso Pétrini ?

L’abominable machine policière dont se servent les dictatures russes pour exercer leur tyrannie sanglante — une poignée d’hommes de parti contre tout un peuple — a fait, ou veut faire, une nouvelle victime.

Comme pour Ghezzi, qui, sans la pression de l’indignation populaire du monde serait, lui aussi, disparu dans les infâmes oubliettes russes, il faut que toutes les consciences libres exigent justice pour l’infortuné ouvrier antifasciste Alfonso Petrini.

Le passé de cet homme est sans tache. Traqué à mort par les fascistes — frères d’infamie des bolchevistes — il crut pouvoir trouver un asile sur en Russie, mais bientôt ses idées libertaires le vouèrent à la persécution.

Vers le milieu de 1927, sans la moindre présomption de délit, il fut arrêté administrativement par le Guépéou.

Depuis 4 ans on ignore tout de lui

Non seulement il n’a pas été jugé mais :
1° Le Guépéou a fait ignoblement courir le bruit qu’il était au service du fascisme ;
2° On n’a jamais pu connaitre ni les accusations formelles, ni la prison où il était enseveli ;
3° En 1929, nouvelle officieuse de sa mort (contredite depuis) fut communiquée à sa famille, en Italie ;
4° Le chef de l’État, Staline, le directeur du Guépéou, le commissaire à la justice, ainsi que toutes les représentations soviétiques à l’étranger, se sont refusées systématiquement depuis 4 ans, à donner la moindre explication.

Cela doit finir. On a fait mordre le frein au triste Mussolini pour Léo Moulin :
l’angoissante tragédie de Alfonso Petrini
doit également arracher à tous les esprits libres le cri d’indignation pour que :

Alfonson Pétrini soit, au moins, jugé publiquement ;
qu’il puisse correspondre avec sa famille et ses amis ;
s’il est mort, qu’on exige une enquête sur son assassinat.

C’est à désespérer de l’avenir si l’on en est réduit à formuler des revendications aussi élémentaires et, de plus, à un gouvernement qui se dit prolétarien.

Avec Alfonso Pétrini
c’est le principe même de la vie et de la dignité humaine que nous défendons… Debout !

Pour le Comité International :
Hem Day.

Bruxelles, le 3 octobre 1931.

Les Arts Graphiques, s.c., 201, chaussée de Haecht, Shaerbeek-Bruxelles -Gérant : J. Van Trier


sources :
 
cotes :

Aff-14-68 (Mundaneum)