Langevin, Camille (1843-1913)

 

Pierre Camille Langevin

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1 affiche :

 

    [N° 226 - Commune de Paris - Commission d’enquête]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    N° 226 - Commune de Paris - Commission d’enquête]. — Paris : Commune de Paris (1871), (Imprimerie nationale [Paris : 1871]). — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Gambon, Ferdinand (1820-1887)  ; Langevin, Camille (1843-1913)  ; Vésinier, Pierre (1824-1902)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ]

    texte :

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    N° 226 — LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ — N° 226

    COMMUNE DE PARIS
    COMMISSION D’ENQUÊTE

    ASSASSINAT DE QUATRE PRISONNIERS

    Le 25 courant, quatre gardes nationaux du 185e bataillon de marche ont été surpris et entourés, à la Belle Épine, près Villejuif, par deux cents chasseurs à cheval environ. Sommés de se rendre, ils ont déposé leurs armes. Les chasseurs à cheval ont fait les quatre gardes nationaux prisonniers, sans exercer contre eux aucune violence. Mais tout à coup est accouru un capitaine de chasseurs à cheval, le revolver au poing ; dès qu’il fut près des prisonniers, il lit feu sur l’un d’eux, le citoyen COLSON, clairon, et retendit roide mort ; d’un second coup, il frappa en pleine poitrine le citoyen SCHEFFER, garde national, qui tomba près de son camarade. Ce misérable se précipita ensuite sur les deux derniers prisonniers, dont l’un se nomme JOUANNY, et l’autre est encore inconnu ; il tua ces malheureux de deux autres coups de son revolver.

    Lorsque les quatre victimes furent étendues à ses pieds, ce féroce capitaine s’en fut avec ses soldats terrifiés, abandonnant les cadavres des prisonniers lâchement assassinés.

    Après le départ de la troupe, l’une des victimes, le citoyen SCHEFFER, se releva avec beaucoup de peine, et parvint à se traîner à quelque distance de son bataillon, qui l’aperçut, le rejoignit et lui donna les premiers soins.

    Ce malheureux fut transporté d’abord à l’hospice de Bicêtre, et de là à l’ambulance du XIIIe arrondissement. Une balle, reçue en pleine poitrine, a pénétré jusque dans les intestins ; néanmoins le docteur espère le sauver. Il est père de famille, et sa femme vient d’accoucher d’un second enfant.

    L’un de ses compagnons d’infortune a pu se traîner à quelque distance du lieu du crime, où il a expiré, et où son cadavre a été relevé ; quant aux deux autres, il n’a pas été possible de les retrouver.

    Ce quadruple assassinat a été froidement accompli par le capitaine assassin, dont il a été impossible de découvrir le nom.

    Les citoyens qui pourraient fournir des renseignements sur ce criminel sont priés de les transmettre à la Commune, afin qu’elle provoque le juste châtiment de ce misérable par tous les moyens qui seront en son pouvoir. Dès à présent, elle le dénonce à la justice du peuple et de l’armée.

    Les Membres de la Commission d’enquête : VÉSINIER, G. LANGEVIN, GAMBON.

    IMPRIMERIE NATIONALE. —Avril 1871.


    sources :

    texte d’après Les Murailles politiques françaises, tome II : la Commune, Paris, Versailles, la Province (Paris : Le Chevalier, 1874. 688 p.), p. 387.