Paris

 

 
 

Affichage par année

1858 affiches :

 





    [Pour une école émancipatrice]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Pour une école émancipatrice]. — Paris : CNT_- FTE_ (CNT-Fédération des Travailleurs de l’Éducation) : CNT_F (France), [ca ]. — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (deux  : rouge , noir , papier blanc ) ; 60 × 40 cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  : éducation  ; syndicalisme : syndicalisme révolutionnaire
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  :
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :
    Symbole(s) utilisé(s) :

    [ texte ; dessin (salle de classe avec adultes et enfants qui préparent une manifestation : banderoles et panneaux : « égalitaire », « autogestionnaire », « anti-autoritaire », « autogérée », « CNT-AIT agissons ») ; logo chat cerclé avec crayon dans la gueule ]

    texte :

    Fédération des Travailleurs de l’Éducation - CNT / AIT

    …Pour une école émancipatrice

    Pour une révolution sociale et pédagogique

    CNT-FTE / 33, rue des Vignoles, 75020 Paris
    Tél. - fax - répondeur : 01 43 56 84 36
    Adresse Internet : http://cnt-f.org/fte/


    sources :

    Avant 1993 d’après le signe CNT-AIT repris dans le titre et dans le dessin, mais le site cnt-f.org n’a été créé que vers mai 2000. L’affiche serait une réédition (vers 2010 ?).


    2005
    Affiche liée



    [Résister, c’est créer]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Résister, c’est créer]. — Paris : No Pasaran (réseau), [ & ante] (ipns). — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (deux  : noir , jaune , papier blanc ) ; 70 × 50 cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  : militantisme
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  :
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :
    Symbole(s) utilisé(s) :

    [ texte ; photo (jeune homme, t-shirt avec “A cerclé”, avec drapeau au -dessus d’une manifestation contre la guerre en Irak) ]

    texte :

    Contre : le productivisme, le capitalisme, les idéologies et pratiques sécuritaires, la domination patriarcale et sexiste, le nationalisme et le racisme

    Pour : la démocratie directe, l’autogestion, la gratuité des services sociaux, l’égalité, la solidarité entre les peuples, une activité socialement utile

    Résister, c’est créer

    Réseau No Pasaran — Solidaires - Égalitaires - Libertaires
    21ter, rue Voltaire, 75011 Paris — 06 11 29 02 15 — nopasaran@samidat.net

    À ne coller que sur les endroits autorisés, conformément à la loi du 29 décembre 1979.

    imprimé par nos soins


    sources :

    L’affiche existe en plusieurs nuances de seconde couleur (jaune, rouge, au moins).


    [ca  2010]
    Affiche liée


    [Résister, c’est créer]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Résister, c’est créer]. — Paris : No Pasaran (réseau), [ca ] (ipns). — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (deux  : rouge , noir , papier blanc ) ; 70 × 50 cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  : militantisme
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  :
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :
    Symbole(s) utilisé(s) :

    [ texte ; photo (jeune homme, t-shirt avec “A cerclé”, avec drapeau au -dessus d’une manifestation contre la guerre en Irak) ]

    texte :

    Contre : le productivisme, le capitalisme, les idéologies et pratiques sécuritaires, la domination patriarcale et sexiste, le nationalisme et le racisme

    Pour : la démocratie directe, l’autogestion, la gratuité des services sociaux, l’égalité, la solidarité entre les peuples, une activité socialement utile

    Résister, c’est créer

    Réseau No Pasaran — Solidaires - Égalitaires - Libertaires
    21ter, rue Voltaire, 75011 Paris — 06 11 29 02 15 — nopasaran@samidat.net

    À ne coller que sur les endroits autorisés, conformément à la loi du 29 décembre 1979.

    imprimé par nos soins


    sources :

    L’affiche existe en plusieurs nuances de seconde couleur (jaune, rouge, au moins).


    [ 2010 & ante]
    Affiche liée









    [Effraction #1]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Effraction #1]. — Paris : Cid_ Errant Prod, . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (deux  : rouge , noir ) ; 44 × 31 cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  : collection particulière
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  :
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  : conférence, débat…
    notes :
    descriptif :


    [ texte (programme d’un festival) ; dessin (personne enjambant une grille) ]

    texte :

    Effraction #1

    L’art & la contestation aujourd’hui : expo, rencontres, débats, lectures, concerts !

    6-7-8-9 octobre 2011
    Galerie de Nesle
    8, rue de Nesle, 75006 Paris
    Métro Odéon/Pont Neuf

    6 & 7 octobre à partir de 17 h
    8 & 9 octobre à partir de 14 h
    Rens. : www.ciderrantprod.com

    [logos :] Effraction Festival — Les Trois Coups .com le journal quotidien du spectacle vivant — Cid Errant Prod


    sources :

    Voir aussi sur http://effraction.blogspot.fr/ :

    6, 7, 8 & 9 octobre 2011
    6 & 7 octobre à partir de 17h
    8 & 9 octobre à partir de 14h

    Galerie de Nesle – 8 rue de Nesle 75006 Paris
    Accès : Métro Odéon / Pont Neuf

    4 jours de festival transdisciplinaire consacrés aux relations qu’entretiennent l’art, la littérature et les mouvements de contestation aujourd’hui, au travers d’expositions, de rencontres, de débats, de lectures et de concerts.

    Tarif : participation libre

    Contact Presse : Emmanuel Donny
    06 67 17 92 22 / emmanueldonny@yahoo.fr

    Renseignements : contact@ciderrantprod.com
    01 77 17 56 85 / 06 64 31 10 09

    www.ciderrantprod.com

    Effraction (commettre une) : ouvrir une brèche dans ce qui semble irrémédiablement clos. Sens littéral et figuré.

    EFFRACTION #1 : est un parcours transdisciplinaire des arts et des lettres proposé par le collectif Cid Errant Prod, regroupant pendant 4 jours au cœur du quartier de Saint-Germain des Près, des éditeurs, des libraires, des photographes, des street-artists, des comédiens, des collectifs artistiques et diverses associations de terrain, autour de la problématique suivante :

    Quelle place, réelle ou fantasmée, occupent l’art et la littérature dans le traitement des questions sociales aujourd’hui ? L’art et la littérature ont-ils encore un rôle à jouer dans les mouvements insurrectionnels actuels ?

    Mais EFFRACTION #1, c’est d’abord un « lieu autre », la localisation physique d’une utopie, pensé et voulu comme un espace de vie hétérochronique . C’est pourquoi la galerie accueillera pour la durée de l’événement un bar et une librairie éphémères, lieux de croisement et de rencontre où prolonger agréablement les discussions, au milieu des œuvres exposées, en dégustant des vins du Val de Loire, des jus de fruits, des bières et des limonades de fabrication artisanale...

    EFFRACTION #1, ou quatre jours pour tenter, ensemble, d’ouvrir des brèches dans les murs des différentes chapelles, de croiser les regards et les paroles d’acteurs divers, tous engagés, à l’heure où démarre la nouvelle campagne présidentielle, autour de questions restant malheureusement essentielles en cette fin d’année 2011 : "la grande misère en Europe", "corps urbain, homme parasite ?" ou comment et pourquoi la ville moderne est-elle en train d’exclure l’homme de son centre, les liens qu’entretiennent l’art et la littérature avec les mouvements de contestations actuels, les lieux de diffusion et de création artistiques restent-ils des espaces au sein desquels peuvent jaillir les expressions de la contestation et du refus de ce monde, tel qu’il va ?...

    — -

    4 jours pendant lesquels se croiseront :

    • Des écrivains aussi importants que Robert McLiam Wilson, Eric Vuillard*, Stéphane Audeguy ou Antoni Casas Ros, l’écrivain sans visage, qui fera à cette occasion sa première "apparition" publique pour venir parler de son nouveau roman Chroniques de la dernière révolution, paru aux éditions Gallimard.
      — Des penseurs comme Jean-Claude Milner*, Laurent de Sutter ou Patrick Declerck.
      — Des street-artists comme : GORELLAUME, YEROGLIF, FMR, PWCCA ou 3615,
      — Des comédiens/comédiennes comme Dominique Frot,
      — Des photographes, avec "J’ai faim", la nouvelle exposition de Mathilde Bouvard ou Stekyndt pour sa toute première exposition "Life is beautiful"
    • Des représentants des associations de terrain comme Julien Bayou pour Jeudi Noir, le Collectif des 39 contre la Nuit sécuritaire ou encore Agathe Cousin pour l’ANDES ( association nationale des épiceries solidaires),
    • Mais aussi des critiques littéraires comme Éric Bonnargent, Juan Asensio ou Jean-Philippe Domecq, des metteurs en scène comme Laurent Maindon, des éditeurs comme Tieri Briet , Pierre Banos des Éditions Théâtrales, les libraires de La 25e heure et de la Librairie libertaire, des musiciens comme Metatechno-Caroline Duris, Planetaldol, Bérangère Maximin...
      — Le jeudi, le vendredi et le samedi soirs se termineront sur des concerts/dj sets qui prolongeront l’évènement jusque tard dans la nuit parisienne, avec Planetaldol, Jean Feraille, Mamajih & Mr Leon.


    [Fête de La Sociale !]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Fête de La Sociale !]. — Paris : CNT_F (France), . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (deux  : rouge , noir , papier blanc ) ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  : art : cinéma  ; presse  ; syndicalisme : syndicalisme révolutionnaire  ; travail, emploi
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Carré, Jean-Michel (1948-....)
    • Presse citée  : Sociale ! (CNT), la
    • Vie des mouvements  : conférence, débat…  ; spectacle, concert, fête…
    notes :
    descriptif :
    Symbole(s) utilisé(s) :

    [ texte ; dessin (employés à buste de poisson, courant de droite à gauche, valise à la main) ]

    texte :

    Fête de La Sociale !

    Le journal de la fédération CNT des travailleur-se-s de la santé et du social

    Évaluation, contrôle, objectif, performances…

    Travail, quel sens ?

    Projection-débat

    14 h. Projection du film « J’ai (très) mal au travail » suivi d’une rencontre-discussion avec le réalisateur Jean-Michel Carré.

    16 h 30. Débat autour des évaluations et de l’isolement au travail et ailleurs. Tout est mis en œuvre pour nous paramétrer, nous mesurer et capter notre imaginaire au service des normes gestionnaires, comptables et patronales. Comment sortir de ce conditionnement ?

    Et aussi…

    De 14 h à 18 h. Goûter pour les petit-e-s et les grand-e-s, espace enfants, tables de presse, restauration légère à prix libre, zone de gratuité (apportez les affaires dont vous ne voulez plus et prenez ce qui vous intéresse), buvette, vente d’artisanat syndical…

    Accueil à partir de 13 h — Entrée à prix libre

    Au local de la CNT — 33, rue des Vignoles 75020 Paris — Métro Avron ou Buzenval


    sources :

    http://www.cnt-f.org/IMG/jpg/Affiche_-__Fete_La_Sociale.jpg



    [Fête de soutien aux six salariées de "People and Baby"]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Fête de soutien aux six salariées de "People and Baby"]. — Paris : CNT_F (France), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  : art : musique  ; luttes ouvrières  ; syndicalisme : syndicalisme révolutionnaire
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Couté, Gaston (1880-1911)  ; Daraqui, Bruno  ; Flouquet, Emmanuelle  ; Munier, Nicolas
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  : galas et actions de soutien  ; repas, cantine, …
    notes :
    descriptif :
    Symbole(s) utilisé(s) :

    [ texte ; photo (enfant se cachant derrière/montrant ses mains sales) ]

    texte :

    Fête de soutien aux six salariées de "People and Baby"

    en mise à pied conservatoire pour leur engagement syndical

    pour les petits et les grands…

    le 28 mars

    14 h-21 h

    Au local de la CNT
    33 rue des Vignoles, 20e
    métro : Avron ou Buzenval

    Prix libre - Caisse de solidarité à l’entrée

    L’émancipation et l’autonomie, ça commence dès la naissance !

    [char cerclé CNT] La question sécuritaire, l’hygiénisme, l’enfermement des enfants, la rentabilité, la précarité, la diminution des formations, la pression sur les salariées traversent aussi le secteur de la petite enfance.

    Face à celà, des professionnels essaient de défendre d’autres pratiques pédagogiques dans les lieux de formation, les bibliothèques, les lieux d’accueil des tout-petits afin de donner la priorité à l’éveil et à l’émancipation des enfants.

    Projection du film Les Livres, c’est bon pour tous les bébés (30 min) réalisé en 2009 par l’association ACCES à 14 h

    Débat avec Emmanuelle Flouquet, bibliothécaire, coordinatrice lecture et jeunes enfants (CNT), Nicolas Munier, sociologue et formateur en travail social à l’EFPP Paris, les militantes de la section CNT « People and baby » à 14 h 30

    Espace enfant de 14 h 00 à 18 h 00 avec atelier peintures, lectures, jeux, gouter…

    Spectacle de clown avec Nono la patate à 17 h 30

    Concert de Bruno Daraqui, interprétation de Gaston Couté, à 18 h 30

    Repas végétarien et couscous à prix libre à 19 h

    Et aussi vente de bijoux artisanaux, buvette, pâtisseries…

    Tous les bénéfices de cette journée seront intégralement reversés aux salariées mises à pied

    Syndicat CNT santé social et CT — 33, rue des Vignoles - 75020 Paris — Tél. : 06 59 64 23 67 - courriel : sante-social.rp@cnt-f.org


    sources :

    http://www.cnt-f.org/IMG/jpg/afffetesoutienpetb.jpg
    http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/fetesoutienpetb.html





    [Feu à toutes les prisons !]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Feu à toutes les prisons !]. — Paris : [s.n.], . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (quadri ) ; 61 × 42 cm.

    • Affiches par pays  : Belgique  ; France
    • Lieux d’archivages  : CIRA (Lausanne)
    • Liste des thèmes  : prison  ; révolte
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  :
    • Presse citée  : Non fides (2007-2009-....)
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ; dessin couleurs (visage de femme style années 50) ]

    texte :

    Feu à toutes les prisons !

    La prison... On en a tous vaguement une idée, un reportage à la TV, un énième assassinat de l’administration pénitentiaire à la rubrique faits divers des journaux du jour, de brèves indignations à peu de frais par-ci par-là. On en entend tous parler, et on fait comme si cela n’existait pas. Comme si chaque jour des dizaines de milliers d’entre-nous n’étaient pas les otages de l’État, seuls dans leurs périples carcéraux individuels, isolés de tous et réprimés en silence. Pourtant nous sommes tant à avoir un frère, une amie, un cousin en taule, à visiter un proche incarcéré au parloir, nous sommes tant à finir par trouver cela banal. Un petit séjour en taule, après tout, on est pas mal à y avoir gouté, une fois, deux fois, trois fois ou plus, de près ou de loin, dans les faits ou par procuration.

    Enfermer des êtres humains dans des cages de quelques mètres carrés pendant des mois ou des années, annihiler toute volonté en eux, les presser comme des citrons, les briser, les empêcher d’aimer, les harceler, les droguer, les frapper, les juger, les tuer, les traiter comme personne n’ose traiter de la merde et les soumettre à un travail de forçat ; la taule, c’est la barbarie dans toute sa banalité, c’est le règne total d’une poignée de sadiques et de petits exécutants obéissants. C’est le dernier souffle d’une balle qui vient se loger droit dans notre tête pendant que tout le monde regarde ailleurs, trop préoccupé par sa propre misère. C’est la manière par laquelle ce monde se venge contre ton anormalité ou contre la concurrence. C’est une des manières par lesquelles ce monde force la paix.

    La prison a au moins un mérite, avec elle les choses sont claires : pas de bla-bla ou presque, une société qui a besoin de prisons pour se maintenir est une société qui a déclaré la guerre à une partie d’elle-même. Une société qui s’enorgueillit de gérer avec tant de violence ces usines de mort est une société qui offre son cou à la guillotine de la révolte, qui justifie la nécessité de sa destruction. Ils auront beau réformer les prisons en long et en large, plaquer les cellules d’or, les climatiser ou raccourcir la taille des matraques, les coups feront toujours aussi mal et la prison restera le même problème qu’elle aura toujours été. C’est l’audace de la liberté qui importe, pas la lâcheté du statu quo de l’aménagement de la contrainte.

    Une prison acceptable est une prison qui brûle !

    On parle déjà d’une trentaine de morts en détention depuis le début de l’année. On ose encore nous parler de suicides et d’accidents... On ose insinuer qu’il est anodin de se pendre dans une prison, qu’il est anodin de mourir « accidentellement » sous les coups des matons ou d’autres détenus. On nous parle de « suicides » pour faire croire que ce n’est pas l’Administration Pénitentiaire et l’État qui tuent. Mais nous affirmons que chaque mort en prison est un assassinat de l’Administration Pénitentiaire et de l’État. Considérer les choses autrement, c’est affirmer que les conditions de vie du dehors et du dedans sont les mêmes. C’est affirmer que la prison n’existe pas. Et pourtant le dedans et le dehors ne se différencient que par leur degré d’intensité. La prison n’est rien d’autre que le reflet exagéré de cette société qui se regarde dans un miroir grossissant.

    Tout est pire que dehors en prison, et pourtant, tout est tellement pareil que dehors...

    La même merde, les mêmes mécanismes autoritaires, la même domination, la même violence inhérente à la paix sociale, le même fichage, les mêmes rapports dégueulasses entre les gens, qu’ils soient économiques ou sociaux.

    Il est si difficile de parler sereinement de la prison. Il est si difficile de ne pas se laisser plomber par l’atmosphère poisseuse qu’elle disperse autour de nos vies. Mais ce ne sont pas des larmes qui en viendront à bout, au contraire, on ne peut que se noyer avec des larmes. L’indignation, elle, n’a jamais fait tomber un seul mur, et l’on ne viendra jamais à bout de la prison par le biais du Droit ou de la Loi, puisque c’est de leurs pierres qu’elle est construite.

    Dans cette société qui a besoin d’enfermer : prisons, psychiatrie, centres de rétention, gardes-à-vue, internats, écoles, maisons de retraite, camps humanitaires, usines, hôpitaux, centres éducatifs fermés, barres d’immeubles, établissements de réinsertion scolaire etc. Dans cette société où certains font le choix de devenir mâtons, juges ou flics, notre choix est clair : Feu à toutes les prisons. Feu à l’État.

    Les prisons doivent être détruites une par une, pierre par pierre, maton par maton, juge par juge.

    Détruisons les prisons en détruisant la société, parce qu’une société qui a besoin d’enfermer et d’humilier est elle-même une prison.

    Détruisons les prisons avec rage et joie.


    sources :

    Affiche diffusée sur http://www.non-fides.fr/?Affiche-Feu-a-toutes-les-prisons : « Affiche trouvée sur les murs de plusieurs villes, juin 2011 » (10 juin 2011).


    2011

    2009

    2009
    Affiches liées




    [Le Jargon libre]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Le Jargon libre] / Philippe Soulas. — Paris : Jargon libre (Paris), . — 1 affiche (photocop. ) : n. et b. ; 30 × 21 cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  :
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  : lieux — librairies...
    notes :
    descriptif :


    texte (en parti imprimé, en parti manuscrit)

    dessin ( silhouette d’homme se détachant d’un fond de papiers journaux d’où elle est découpée) par Soulas

    texte :

    Le Jargon libre

    inauguration 8 octobre 2011 de 17 h à 22 heures

    Jargon libre

    32, rue Henri-Chevreau, Paris, 20ème

    Bibliothèque de consultation

    Imprimerie Edit 71 - 23, rue d’Annam - 75020 Paris - tél. 636.89.09


    sources :

    réactualisation d’une affiche plus ancienne (d’avant 1990)













    [Quelle liberté ? Contre tous les pouvoirs, que vive l’insurrection !]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Quelle liberté ? Contre tous les pouvoirs, que vive l’insurrection !]. — Paris : [s.n.], . — 1 affiche (photocop. ) : n. et b. ; 42 × 30 cm.

    • Affiches par pays  : Grande-Bretagne / Royaume-Uni
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  : émigration et immigration  ; insurrectionnalisme  ; répression  ; révolte
    • Géographie, géopolitique et Histoire  : Algérie  ; Égypte  ; Tunisie
    • Noms cités (± liste positive)  :
    • Presse citée  : Cette semaine (ca2000-....)  ; Non fides (2007-2009-....)
    • Vie des mouvements  : soutien à militants
    notes :
    descriptif :


    [ texte ; photo (personnes jugées sur des vélos pour regarder par-dessus une palissade) début 20e siècle ]

    texte :

    Quelle liberté ?

    Ces dernières semaines en Algérie, en Tunisie ou en Égypte, des milliers et des milliers d’individus sont sortis dans la rue pour manifester leur rage et leur révolte contre des conditions de vie insupportables.

    En plein hiver, ces blocages de routes, ces pillages massifs de supermarchés et d’entrepôts, ces incendies de sièges de partis politiques, ces saccages de villas de riches et de lycées, ces attaques de commissariats, ces mutineries et autres assauts victorieux contre des prisons nous ont réchauffé le cœur...

    Aujourd’hui, malgré des dizaines de morts, la soif de liberté des insurgés ne semble pas prêt de s’éteindre. Mieux encore, elle pourrait se diffuser un peu partout. Car partout, c’est un peu la même poudre qui s’accumule, celle de la misère et de l’écrasement quotidien. Car partout, et ici aussi, c’est un même monde qui voudrait nous soumettre : un monde de fric et de pouvoir pour quelques-uns, d’enfermements et de coups assassins pour tous les autres. Un monde au service des patrons et des États, quelle que soit leur couleur, et quelle que soit la manière dont ils entendent nous exploiter et nous contrôler. A présent que de nouveaux maîtres plus démocrates se précipitent pour se partager le gâteau en Tunisie, est-ce vraiment pour cela que des milliers de révoltés se sont battus au cri de « Liberté » ?

    Depuis le 14 janvier à Paris, Olivier et Dan ont été jetés en prison après avoir tagué « Algérie, Tunisie, vive l’insurrection » et « Vive l’anarchie » sur les murs de Belleville. Le 21 janvier à Bagnolet, c’est François qui a été incarcéré avant de sortir sous contrôle judiciaire une semaine plus tard.

    Tous sont accusés par les larbins de la section anti-terroriste de Paris et par une charogne en toge — la juge d’instruction Patricia Simon — d’avoir apporté leur solidarité avec les dix sans-papiers inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes en juin 2008. Au cri de « Liberté pour tous, avec ou sans-papiers », ils ont manifestement touché une corde sensible. Celle d’un système avide de chair humaine facile à exploiter et broyer sur les chantiers ou derrière une machine à coudre, avant de la rafler puis de l’expulser dans le premier avion venu.

    Mais cette histoire de révolte et de solidarités ne s’arrête pas là : juste avant Noël, les chiens en uniforme avaient ainsi déjà enlevé Bruno dans le métro parisien avant de l’envoyer en préventive.

    Lui est accusé de faire partie d’une« association de malfaiteurs à finalité terroriste », parce qu’il avait eu l’impudence de se rendre en janvier 2008 à une manifestation devant ce même centre de rétention de Vincennes avec… des fumigènes. Ici aussi, dans le paradis de la démocratie marchande, il semble bien que la lutte antiautoritaire pour la liberté, la lutte pour un monde sans patrie ni frontières, conduise rapidement derrière les barreaux.

    Si la liberté est le crime qui contient tous les crimes, nous nous affirmons sans vergogne complices des actes de ces compagnons et camarades. De même que nous laissons volontiers les catégories de « coupable » et « innocent » aux barbelés du code pénal et à ses souteneurs.

    Dans cette guerre sociale qui se déroule au travail comme dans la rue, de jour comme de nuit, continuons de briser nos chaînes, ici comme partout : contre une société dans laquelle on devrait se tuer au turbin ou crever au chômage, être dressé à l’école et enfermé en prison, étouffer dans des tours de béton et subir l’occupation policière sans broncher.

    Des deux côtés de la Méditerranée, en lutte contre tous les pouvoirs, démocratiques ou pas.

    Pour un monde sans maîtres ni esclaves

    Contre tous les pouvoirs, que vive l’insurrection !


    sources :

    « Affiche sortie ces jours-ci et trouvée notamment collée sur les murs de Paris lors de la balade à Belleville du 25 janvier dernier […] en A4, pour des tracts ou à agrandir en A3 » diffusée sur http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3907 (1er février 2011) et sur http://www.non-fides.fr/?Quelle-liberte-Contre-tous-les (5 février 2011).


    2011
    Affiche liée


    [Quelle liberté ? Contre tous les pouvoirs, que vive l’insurrection !]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Quelle liberté ? Contre tous les pouvoirs, que vive l’insurrection !]. — Paris : [s.n.], . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (deux  : noir , brun , papier blanc ) ; 54 × 37 cm.

    • Affiches par pays  : Grande-Bretagne / Royaume-Uni
    • Lieux d’archivages  : CIRA (Lausanne)
    • Liste des thèmes  : émigration et immigration  ; insurrectionnalisme  ; répression  ; révolte
    • Géographie, géopolitique et Histoire  : Algérie  ; Égypte  ; Tunisie
    • Noms cités (± liste positive)  :
    • Presse citée  : Cette semaine (ca2000-....)  ; Non fides (2007-2009-....)
    • Vie des mouvements  : soutien à militants
    notes :
    descriptif :


    [ texte ; photo (personnes jugées sur des vélos pour regarder par-dessus une palissade) début 20e siècle ]

    texte :

    Quelle liberté ?

    Ces dernières semaines en Algérie, en Tunisie ou en Égypte, des milliers et des milliers d’individus sont sortis dans la rue pour manifester leur rage et leur révolte contre des conditions de vie insupportables.

    En plein hiver, ces blocages de routes, ces pillages massifs de supermarchés et d’entrepôts, ces incendies de sièges de partis politiques, ces saccages de villas de riches et de lycées, ces attaques de commissariats, ces mutineries et autres assauts victorieux contre des prisons nous ont réchauffé le cœur...

    Aujourd’hui, malgré des dizaines de morts, la soif de liberté des insurgés ne semble pas prêt de s’éteindre. Mieux encore, elle pourrait se diffuser un peu partout. Car partout, c’est un peu la même poudre qui s’accumule, celle de la misère et de l’écrasement quotidien. Car partout, et ici aussi, c’est un même monde qui voudrait nous soumettre : un monde de fric et de pouvoir pour quelques-uns, d’enfermements et de coups assassins pour tous les autres. Un monde au service des patrons et des États, quelle que soit leur couleur, et quelle que soit la manière dont ils entendent nous exploiter et nous contrôler. A présent que de nouveaux maîtres plus démocrates se précipitent pour se partager le gâteau en Tunisie, est-ce vraiment pour cela que des milliers de révoltés se sont battus au cri de « Liberté » ?

    Depuis le 14 janvier à Paris, Olivier et Dan ont été jetés en prison après avoir tagué « Algérie, Tunisie, vive l’insurrection » et « Vive l’anarchie » sur les murs de Belleville. Le 21 janvier à Bagnolet, c’est François qui a été incarcéré avant de sortir sous contrôle judiciaire une semaine plus tard.

    Tous sont accusés par les larbins de la section anti-terroriste de Paris et par une charogne en toge — la juge d’instruction Patricia Simon — d’avoir apporté leur solidarité avec les dix sans-papiers inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes en juin 2008. Au cri de « Liberté pour tous, avec ou sans-papiers », ils ont manifestement touché une corde sensible. Celle d’un système avide de chair humaine facile à exploiter et broyer sur les chantiers ou derrière une machine à coudre, avant de la rafler puis de l’expulser dans le premier avion venu.

    Mais cette histoire de révolte et de solidarités ne s’arrête pas là : juste avant Noël, les chiens en uniforme avaient ainsi déjà enlevé Bruno dans le métro parisien avant de l’envoyer en préventive.

    Lui est accusé de faire partie d’une« association de malfaiteurs à finalité terroriste », parce qu’il avait eu l’impudence de se rendre en janvier 2008 à une manifestation devant ce même centre de rétention de Vincennes avec… des fumigènes. Ici aussi, dans le paradis de la démocratie marchande, il semble bien que la lutte antiautoritaire pour la liberté, la lutte pour un monde sans patrie ni frontières, conduise rapidement derrière les barreaux.

    Si la liberté est le crime qui contient tous les crimes, nous nous affirmons sans vergogne complices des actes de ces compagnons et camarades. De même que nous laissons volontiers les catégories de « coupable » et « innocent » aux barbelés du code pénal et à ses souteneurs.

    Dans cette guerre sociale qui se déroule au travail comme dans la rue, de jour comme de nuit, continuons de briser nos chaînes, ici comme partout : contre une société dans laquelle on devrait se tuer au turbin ou crever au chômage, être dressé à l’école et enfermé en prison, étouffer dans des tours de béton et subir l’occupation policière sans broncher.

    Des deux côtés de la Méditerranée, en lutte contre tous les pouvoirs, démocratiques ou pas.

    Pour un monde sans maîtres ni esclaves

    Contre tous les pouvoirs, que vive l’insurrection !


    sources :
     

    2011
    Affiche liée













    [Avis de tempête]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Avis de tempête]. — Paris : No Border, [ca ]. — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (deux  : noir , rose , papier blanc ) ; 54 × 37 cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  : CIRA (Lausanne)  ; Tanneries (Dijon)
    • Liste des thèmes  : émigration et immigration  ; prison  ; révolte
    • Géographie, géopolitique et Histoire  : Égypte  ; Grande-Bretagne  ; Tunisie
    • Noms cités (± liste positive)  :
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte ; photo (enfant gravissant un mur surmonté d’un grillage) ]

    texte :

    Avis de tempête

    La vie n’est pas une croisière où tout le monde s’amuse : un emploi perdu, une allocation menacée par les mesures d’austérité, une centrale nucléaire qui pète, un-e proche arrêté-e par les flics, une survie toujours plus difficile. Et dans ce monde en perpétuelle transformation, on s’attend à une prochaine tempête.

    Beaucoup s’en remettent à la démocratie et font confiance à ses institutions, que ce soit les élections comme les syndicats, la police comme la justice, assurant au pouvoir la perpétuation dont il a besoin. Les sangsues nationalistes, religieuses et communautaires s’agitent, sentant que la situation peut leur être propice.

    De son côté l’État se prémunit, resserre son contrôle et construit de nouvelles prisons pour enfermer les indésirables, les récalcitrant-e-s, celles et ceux qui se révoltent, celles et ceux qui préfèrent voler dans les magasins et arnaquer les allocs plutôt que de crever la dalle.

    Mais le vent pourrait tourner.

    En Angleterre, des milliers de gens ont brisé les règles du jeu le temps de quelques nuits d’août enflammées.
    De Lampedusa à Christmas Island, des prisons pour étranger-e-s sont incendiées par les sans-papiers qui y sont enfermés.
    En Tunisie comme en Égypte, des révolté-e-s s’attaquent au pouvoir en place.
    Tout cela nous porte à croire que l’on peut changer radicalement l’existant.

    Nous ne voulons pas de leur religion, de leurs prisons, ni de leur nation et de leurs frontières. Parce que le pouvoir perpétuera toujours la domination et l’oppression, il n’y a rien à faire de leur démocratie, qu’elle soit de gauche ou de droite, représentative ou réelle.

    Comme celles et ceux gui désirent la liberté et refusent une existence réduite à la survie, au travail et à la consommation, me de pouvoir.


    sources :
     

    2010
    Affiche liée