soutien à militants
439 affiches :
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The people’s martyrs
an anniversary meeting
in commemoration of the above who were murdered and imprisoned in Chicago and London (Trafalgar Square) in November 1887, will be held at
Milton Hal
Hawley Crescent, Kentish Town Road,
on Tuesday, November 11, 1890.
The following speakers will address the meeting — W. Morris, F. Kitz, R. W. Burnie, J. Turner, Mrs. Lahr, Miss Lupton, Mrs. Schack, D. Nicoll, C. W. Mowbray, and Louise Michel.
The choir of the Socialist League will sing revolutionary songs during the evening.
Doors open at 8 p.m. — Commence at 8.15 p.m.
admission free.
Miss Lupton = Frances Elizabeth Lupton (1821-1892), née Greenhow ?
R. W. Burnie = Robert William Burnie (1851-1933) ?, English barrister-at-law, Middle Temple- notice : Image (fixe ; à 2 dimensions)
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Au Tivoli-Waux-Hall, reu de la Douane, le mardi 5 janvier 1897, à 8 h 1/2 du soir
Grand meeting public
Organisé par la Libertaire
sur l’Inquisition en Espagne
Conférence
par Charles Malato et Sébastien Faure
Prendront également la parole :
Buteaud, Girault, Murmain, Prost, Tennevin, Tortelier, etc., etc.Camarades !
Il se passe en Espagne des choses épouvantables dont, à part l’Intransigeant, la presse quotidienne n’a presque pas parlé.
Voici les faits :
On n’a pas oublié qu’au cours d’une procession religieuse, à Barcelone, une bombe éclata. L’auteur de cet attentat restant inconnu, le Gouvernement Espagnol profita de la circonstance pour arrêter plusieurs centaines de personnes suspectes de tendances républicaines ou de convictions anarchistes.
Incarcérés dans la forteresse de Montjuich, ces malheureux y subirent les horribles tortures en usage durant les siècles maudits de l’Inquisition : les prisonniers furent soumis au régime de la morue salée et privés de toute boisson ; on les força à marcher nuit et jour et, quand la fatigue les terrassait, c’est à l’aide des lanières déchirant la peau des suppliciés, des tisons rougis pénétrant dans leur chair, des ongles arrachés, des testicules comprimés et broyés, des lèvres tailladées, qu’on leur faisait rouvrir les yeux et reprendre leur marche. Bref, le récit plein d’horreur des raffinements barbares auxquels recoururent les tortionnaires dépasse l’imagination.
Sans autres preuves que les vagues aveux et dénonciations arrachés aux patients entre deux cris de douleur ou deux râles d’agonie, une Cour Martiale vient de condamner huit accusés à la peine de mort, quarante à vingt ans de prison et vingt-sept à huit années de la même peine
Camarades !
C’est contre cet arrêt infâme et les procédés qui en ont été la préface que nous en appelons à vos sentiments de justice.
Il ne s’agit pas seulement d’exprimer la pitié que nous ressentons pour les victimes et l’horreur que nous inspirent les bourreaux.
Cette manifestation — qu’il faut imposante — doit surtout avoir pour objet : d’affirmer à la face des oppresseurs l’étroite union des foules opprimées ; d’affermir et de développer dans le peuple Espagnol ses sentiments de fierté, de révolte et de haine contre l’Espagne monarchique et catholique ; enfin de faire savoir à notre gouvernement de curés que, s’il était jamais tenté de raire revivre en France la tradition des Torquemadas que le clérical Canovas acclimate en Espagne, il trouverait devant lui debout et insurgé, le peuple des journées révolutionnaires.
Si nous voulons, camarades, que notre clameur d’indignation soit entendue, il faut que des milliers de poitrines la profèrent.
Soyez donc en foule au meeting public du mardi 5 Janvier.
Les organisateurs
Pour couvrir les frais, entrée : 50 centimes.— (Nota : les dames sont admises)
Cette page ne peut être affichée que revêtue d’un timbre de 12 centimes.
Paris. — Imprimerie spéciale du Libertaire, 58, rue Greneta.
Dernière page de : Le Libertaire n° 60 (31 décembre 1896-5 janvier 1897).
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[marque syndicale] Confédération générale du travail [marque syndicale]
Union des syndicats de la Seine
Aux travailleurs !
Le 12 mars dernier avaient lieu, non seulement en Espagne, mais en Suisse, en Belgique, en Autriche et dans les principales villes de France, des meetings de protestation contre les atrocités dont furent victimes les travailleurs agricole d’Alcalá del Valle et contre les condamnations prononcées contre eux par le Conseil de guerre.
L’Union des Syndicats, fidèle à sa ligne de conduite ne manqua pas de joindre sa protestation à toutes celles du monde du travail organisé, par le Meeting qu’elle organisa à cette date où elle clama son indignation contre les monstruosités dont se rendirent coupables les inquisiteurs et tortionnaires militaires espagnols contre les travailleurs.
L’anniversaire du célèbre procès de la Mano Negra, de même que les faits révoltants l’humanité qui se sont passés en Italie contre les Travailleurs, les fusillades dans les rues, les mots prononcés par les belles dames de Milan à la troupe : « Tuez bien et visez juste », sont encore présents à toutes les mémoires.
C’est afin que les Travailleurs Parisiens connaissent ce que fut ce fameux procès de la Mano Negra que l’Union des Syndicats de la Seine, profitant de cet anniversaire organise un
Grand meeting
Qui aura lieu le mercredi 12 octobre, à 8 h. 1/2 du soir
Grande salle de la Bourse du Travail
3, rue du Château-d’eau, 3Ordre du jour :
Le procès de la Mano Negra. — Les faits passés in Italie.Le comité général
La Cootypographie (Soc. ouv. d’imp. Ouv. synd.), 100, rue de la République, Puteaux 8837. — Téléphone 105
https://militants-anarchistes.info/IMG/jpg/affiche_cgt_mano_negra_1904.jpg
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Confédération générale du travail
Amnistie de Classe
À l’heure même où nous réclamions l’amnistie pour tous, nos prévisions allaient se réaliser : le gouvernement obligeait la Chambre à se déjuger sur sa décision relative à la réintégration des fonctionnaires révoqués. Mais, en même temps, contraint de tenir compte, dans une certaine mesure, du sentiment de l’opinion publique, il prenait l’engagement de déposer un projet d’amnistie.
Ce projet est aujourd’hui déposé. Les intentions du gouvernement y sont nettement exprimées : c’est une amnistie de classe qu’il veut !
L’amnistie s’applique aux événements du Midi, dont le procès a été remis de mois en mois, parce que le Pouvoir savait qu’un acquittement serait la conclusion de ces poursuites. Cette amnistie n’est donc que pour éviter le soufflet qu’eût été pour le ministère l’acquittement de Ferroul et de ses amis.
L’amnistie vise en outre — et surtout — les patrons réfractaires au Repos Hebdomadaire et auxquels les tribunaux infligèrent à regret des amendes. Le gouvernement veut par son geste à leur égard, encourager les patrons dans leur résistance et préparer de la sorte les remaniements qui enlèveraient à la réforme toute efficacité.
C’est pour ces deux catégories — viticulteurs et patrons réfractaires au R.H. — que l’amnistie est réellement faite.
À la veille des élections municipales, le gouvernement préfère amnistier les viticulteurs que subir un acquittement qui aurait pour résultat de fortifier ses adversaires. Par l’amnistie, il veut désarmer ces derniers et se donner des allures de libéralisme.
D’autre part, poursuivant un but antiouvrier, le gouvernement veut rendre plus inappliqué encore le R.H. Il espère s’attirer les sympathies des patrons et, en diminuant le prestige des syndicats ouvriers porter une atteinte grave à leur activité réformatrice qui, alors, apparaîtrait vaine aux esprits superficiels.
En échange du coup porté au R.H. que donne le gouvernement à la Classe ouvrière ?
Il refuse la réintégration des fonctionnaires révoqués !
Il refuse l’amnistie pour tous les délits d’opinion !
Il opère un triage habile et ne fait bénéficier de l’amnistie qu’une infime minorité des victimes des procès de tendance.
C’est donc une
amnistie de Classe
entière et complète pour le Patronat, — on ne peut plus partielle et réduite pour les travailleurs.
Le gouvernement continue donc à se montrer sous l’aspect réacteur, avec l’approbation d’un Parlement qui prend le faux-nez d’un radicalisme socialisant.
La commission confédérale. — Le Comité général de l’Union des syndicats.
Affiche parue lors d’un projet amnistie (d’après Rapports des comités & des commissions pour l’exercice 1906-1908, présentés au XVIe congrès corporatif, Xe de la CGT, tenu à Marseille, du 5 au 10 octobre 1908, p. 11-12).
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Confédération générale du travail
Gouvernement d’assassins
Le gouvernement va de crimes en crimes !
Après les persécutions odieuses contre la Classe ouvrière, après les révocations de fonctionnaires, après la honte des scélératesses policières, après les procès infâmes de Paris, de Nantes, de Saint-Claude… La tuerie !
C’était l’aboutissant fatal :
Après la boue… le sang !Les événements se précipitent dans le Midi : aux meetings monstres où, par centaines de mille, les viticulteurs ont clamé leur détresse, ont succédé les grèves des municipalités et de l’impôt.
Le gouvernement a répondu par des coups de force ! par la mobilisation !… Et l’une des premières victimes des soldats français a été un militant de la Bourse du travail de Narbonne.
Gendarmes et soldats ont tiré… Peu nous importe qu’ils aient tué avec ou sans sommations : l’assassinat reste l’assassinat !
Ils ont fusillé !
Cependant, au milieu de ces horreurs un réconfort nous vient : dans un sursaut de conscience, un régiment, le 17e de ligne, a mis crosse en l’air.
Ce geste ne pouvait, au moment où il s’est produit, qu’âtre momentané. Mais, tel quel, il est la justification de notre propagande antimilitariste : les paysans du 17e ont compris combien nous avons raison de proclamer que la Bourgeoisie ne maintient l’armée que pour la guerre à l’intérieur.
Sans nous attarder aux causes et à l’objet qui mettent en révolte le Midi, il faut reconnaitre que cette ébullition formidable est annonciatrice de l’effondrement d’une Société d’exploitation et de spéculation, où l’excès d’abondance accentue la misère des producteurs.
À ce soulèvement, le gouvernement — quoique formé de radicaux socialistes — a répondu comme tous les gouvernements répondent aux réclamations populaires :
Par la fusillade !
Et le Parlement, que la peur tient au ventre… Ce Parlement, qui synthétise la frayeur de la Bourgeoisie dirigeante, a donné un blanc-seing au trio sinistre qui symbolise le Pouvoir :
à Clemenceau-Briand-Viviani.
Puis, pour désorienter la masse populaire, les reptiles aux gages du Pouvoir agitent le spectre de la réaction. Que pourraient donc faire de plus que Clemenceau et Picquart, un Thiers, un Dupuy, un Galliffet ?
Ne nous laissons pas prendre à ces mensonges ! La révolte du Midi est liée au mouvement syndicaliste de la Classe ouvrière. Les viticulteurs, s’inspirant de nos formes d’action, de nos méthodes de lutte, — qui sont créatrices de l’avenir, — en ont reconnu et en proclament la valeur.
Et cette communauté dans les moyens d’action doit provoquer dans la Classe ouvrière la sympathie et la solidarité que méritent les victimes de la répression gouvernementale.
La Confédération générale du travail, frappée dans ses militants, en appelle à la Classe ouvrière pour que l’indignation légitime contre les crimes du Pouvoir ne se limite pas aux protestations en faveur de nos camarades, mais s’étende aux paysans du Midi.
Préparons-nous donc à donner à nos protestations le caractère que nécessiteront les circonstances.
Le comité confédéral.
Affiche parue après les massacres de Narbonne (20 juin 1907) (d’après Rapports des comités & des commissions pour l’exercice 1906-1908, présentés au XVIe congrès corporatif, Xe de la CGT, tenu à Marseille, du 5 au 10 octobre 1908, p. 10-11).
Cette affiche sera poursuivie en justice à la demande du gouvernement : Griffuelhes, Forgues, Pouget, Delesalle, Delalé, Beausoleil, Jean Martin, Janvion, Merrehiem, Garnery, Monatte et Luquet — douze des membres du Comité confédéral présents à la réaction et signature de l’affiche — passeront devant la cour d’assises de la Seine.
Son texte réapparait dans L’Action directe — organe hebdomadaire de la CGT — du 19 février 1908 (n° 6) à l’occasion du procès.
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Où allons-nous ?
Travailleurs,
Les radicaux sont au pouvoir et, loin de tenir les promesses dont ils furent si généreux envers la classe ouvrière — alors qu’ils étaient de l’opposition — ils se dévoilent d’implacables réacteurs.
Au lieu de faciliter la conquête des améliorations économiques et sociales que peut le Peuple, ils ne reculent devant aucune scélératesse pour enrayer et étouffer ses aspirations aux mieux-être.
L’organisation syndicale est leur bête noir. Non contents de tenter la désagrégation des groupements de salariés de l’État, ils manœuvrent pour démolir l’organisme fédératif que s’est donné la classe ouvrière — la Confédération Générale du Travail. Sa propagande les apeure et ils voudraient briser l’élan de solidarité qui soulève les travailleurs en rythmiques et grandissants mouvements de masse.
Ne pouvant recommencer l’infamie du complot, — essayée en vain l’an dernier, — le trio ministériel (Clemenceau-Briand-Viviani) a cherché à dissoudre la Confédération.
Le parquet, consulté, a refusé d’être complice de cette ignominie ! Il a répondu à Clemenceau, en un long et précis rapport, qu’il n’y a, dans le Code, aucun texte de loi permettant cette opération scélérate.
Alors, le gouvernement, ne voulant pas renoncer à ses projets criminels et liberticides — ne pouvant frapper la CGT en bloc — s’est résolu à l’atteindre en détail. Le premier coup, dans cette voie, est l’arrestation des camarades Marck et Yvetot, délégués de la Confédération.
Le ministère tente de pallier son arbitraire en faisant jésuitiquement raconter que ces arrestations sont justifiées par la loi sur la presse. Mensonge ! Les camarades ont été incarcérés pour délit de parole et leur arrestation a été opérée en vertu des lois scélérates… tant flétries par les Clemenceau et Cie.
Or, les intentions ministérielles sont de n’es pas rester là. D’autres arrestations sont prévues… sous les plus vains des prétextes !
Travailleurs,
Le Comité confédéral a décidé de porter à votre connaissance les agissements réacteurs des hommes du pouvoir ; d’attirer votre attention sur les reniements d’opinions et les trahisons de ces hommes passés de l’autre côté de la barricade : de Clemenceau, ex-champion de la liberté individuelle ; de Briand et de Viviani…, qui affichèrent un socialisme flamboyant.
Il a tenu à vous signaler que ces parvenus, hier si véhéments contempteurs des lois scélérates, dont ils réclamaient l’abrogation et en flétrissaient la barbarie, en sont descendus à en ordonner l’application normale — ce que n’avaient jamais osé leurs prédécesseurs.
En outre, le Comité confédéral tient à proclamer que les menaces réacteuses du Pouvoir ne le détourneront pas de la besogne de propagande syndicale et d’action revendicatrice dont ses membres ont reçu mandat des organisations confédérées.
Les délégués au Comité confédéral sont d’autant plus fermes et résolus dans l’œuvre qui leur incombe qu’ils ont la certitude d’être en communion d’aspirations et de pensées avec le Prolétariat tout entier et qu’ils savent que la Classe ouvrière organisée ne laissera pas le gouvernement porter atteinte aux libertés syndicales, conquises de haute lutte.
On peut emprisonner des hommes — non des idées !
L’embastillement ne tue pas la pensée.
Les persécutions et les étranglements complotés ne seront préjudiciables qu’à ceux qui en assumeront la responsabilité. Quant à l’organisation syndicale, elle sortira plus forte et plus vivante de l’épreuve : la solidarité ouvrière triomphera des scélératesses ministérielles !!
[Le Comité confédéral.]
Affiche signée le 16 avril 1907 suite aux poursuites [1] et révocations de la part du gouvernement Clemenceau (d’après Rapports des comités & des commissions pour l’exercice 1906-1908, présentés au XVIe congrès corporatif, Xe de la CGT, tenu à Marseille, du 5 au 10 octobre 1908, p. 5-7).
D’autres arrestations [Albert Lévy, Delalé, Bousquet] et révocations [Janvion, Nègre] ont suivis, d’où une protestation du Bureau confédéral signée Victor Griffuelhes, Émile Pouget et Paul Delesalle (ibidem, p. 7) puis l’organisation de meetings d’indignation le samedi 13 juillet 1907 : « Contre les crimes légaux ».
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Confédération générale du travail
Gouvernement d’assassins !
Après les massacres de Narbonne, de Raon-l’Étape, le gouvernement assassine à Vigneux.
Depuis un mois, les ouvriers des sablières de Seine-et-Oise sont en grève. Averties de ce conflit les autorités ont eu une attitude provocatrice, conséquence des excitations ministérielles. On ne saurait trop rappeler, en effet, que ces dernières années, chaque fois que les agents du Pouvoir ont commis un crime contre la Classe Ouvrière, ils ont recueillis honneurs, décorations, avancements…
Aussi est-il compréhensible qu’au moindre conflit les autorités redoublent de zèle provocateur.
Pour suivre l’exemple donné — et mériter à leur tour les honneurs de Clemenceau — sous-préfet et gendarmes de l’arrondissement de Corbeil ont cherché une journée.
cette journée, ils l’ont eue mardi.
Vers les 3 heures de l’après-midi, une quinzaine de gendarmes, après avoir eu soin, à une distance que les témoins évaluent à 200 mètres, de charger leurs révolvers et carabines, se présentèrent devant l’établissement où siège le Comité de grève. Sous le prétexte d’arrêter, sans mandat, un gréviste qu’ils supposèrent réfugié dans la salle de réunion, ils tentèrent de pénétrer de force.
Les grévistes s’opposèrent à l’invasion de ces brutes. Étant chez eux, dans un domicile privé, en réunion privée, ils n’avaient pas à obtempérer aux injonctions des gendarmes.
Cependant, les pandores rendus fous de rage par l’attitude défensive des grévistes, — obéissant sans doute à un mot d’ordre, — se divisèrent en deux groupes : l’un qui resta posté face à la porte d’entrée ; l’autre qui alla se mettre devant les croisées de la salle de réunion.
Et la fusillade commença !
Tandis que la première bande fusillait les grévistes par la porte, la deuxième bande les mitraillait à l’intérieur, au travers des fenêtres.
Les assassins tirèrent jusqu’à épuisement de leurs munitions !
Les grévistes, qui étaient complètement démunis d’armes, — aucun n’ayant le moindre révolver dans sa poche, — ne purent que très insuffisamment se défendre.
Et pourtant, qui donc eut pu critiquer, s’ils avaient répondu du tac au tac à la fusillade ? Ils avaient, légalement, le droit de repousser les assaillants par la force.
Qui donc leur eut fait un crime de s’être défendus ?
Qui donc leur eut reproché d’avoir répondu à coups de révolvers aux carabines et aux révolvers des gendarmes ?
Ils ne le firent pas ! Ils n’avaient pas d’armes !… Et puis, il faut le dire, il y a chez eux encore la foi en le mensonge démocratique. Ne leur avait-on pas toujours dit, à ces travailleurs nouvellement venus à la vie syndicale, que la République est un régime de liberté ? Que, sous ce régime, les ouvriers ont le droit de grève, de réunions, de discussion ?
Et voici que, brutalement, sans sommations, les balles des gendarmes noient leurs illusions dans leur propre sang !
À qui incombent les responsabilités de ce nouveau crime ?
Nous l’avons dit : au gouvernement – au trio Clemenceau-Briand-Viviani.
Clemenceau-le-tueur osera prétendre que les ouvriers ont provoqué. Il suffit de voir où sont les victimes pour constater que ce criminel joint à la scélératesse l’impudence du mensonge.
Travailleurs !
En présence de ce massacre, la classe ouvrière se doit de manifester son indignation contre le gouvernement et d’affirmer sa solidarité avec les victimes.
De leur côté, les syndicats doivent organiser une agitation protestataire, sous forme de réunions, de manifestations, etc. Ils doivent, par un redoublement de propagande et d’actions, répondre à la fuite sanguinaire de pouvoir.
Le comité confédéral.
Placement gratuit aux sièges des syndicats adhérents
[ … impr. ?] [marque syndicale]
Affiche parue après la tuerie de la salle Ranque :
http://www.alternativelibertaire.org/?Juillet-1908-Draveil-Villeneuve-la- notice : Image (fixe ; à 2 dimensions)
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- texte :
Confédération générale du travail
À l’opinion !
Le 11 janvier comparaîtront devant la Cour d’assises de Versailles les huit camarades retenus par le Parquet de Corbeil pour les événements de Villeneuve-Saint-Georges.
On se souvient de ce que fut le guet-apens du 30 juillet dernier : le gouvernement voulait une tuerie. Il la provoqua ! Nombreuses furent les victimes. Tués et blessés furent tous du côté ouvrier !
Le gouvernement voulait davantage ! Il espérait que les balles de Villeneuve, à travers les victimes, frapperaient l’organisation syndicale. Dans ce but, pour couronner son œuvre de sang, il fit incarcérer un certain nombre de militants de la CGT.
Malgré trois mois d’une méticuleuse instruction judiciaire, le Parquet ne put échafauder le procès d’opinion que voulait le gouvernement ; des non-lieu mirent hors de cause seize des inculpés.
Pour masquer l’échec de l’instruction, un choix fut opéré et huit camarades furent maintenus. Ce sont eux qui sont aujourd’hui poursuivis. Ils le sont en formelle violation de la loi (articles 213 et 100 du Codé pénal).
Cinq mois se sont écoulés entre la date d’arrestation de ces victimes et leur comparution en cour d’assises.
Cet arbitraire, si excessif, a contraint la Chambre des députés, dans sa séance du 23 décembre, à voter une amnistie en leur faveur. C’est, en effet, par un truquage, dont nos parlementaires sont coutumiers, que cette amnistie n’a pas été proclamée en séance publique, malgré qu’elle ait été votée à 14 voix de majorité.
Travailleurs !
Le procès de Versailles va s’ouvrir dans des conditions d’une révoltante iniquité.
Laisserons-nous s’exercer contre huit des nôtres la basse vengeance d’un gouvernement criminel ?
Laisserons-nous s’accomplir le monstrueux déni de justice qui se prépare à Versailles ?
La classe ouvrière se doit d’affirmer sa réprobation contre cet odieux procès en participant aux
Manifestations régionales
que la Confédération générale du travail organise
le samedi 9 janvier
à Reims, rennes, Vierzon, Limoges, Toulouse, Marseille, Nice, Lyon, Saint-Étienne, Besançon.
Au jour fixé, le 9 janvier, dans toutes les ci-dessus désignées se tiendra un
Meeting
auquel tous les travailleurs se feront un devoir d’assister afin de proclamer leur solidarité avec les huit prisonniers de Versailles dont la libération s’impose.
Le Comité confédéral
Affiche pour des meetings annoncés dans La Voix du peuple (10 au 17 janvier 1909) ? (d’après Rapports des comités & des commissions pour l’exercice 1908-1910, présentés au XVIIe congrès corporatif, XIe de la CGT, tenu à Toulouse, du 3 au 10 octobre 1910, p. 4-5).
Les inculpés sont : Sainton, Bouet, Lebile, Deleros, Grimaux, Guille, Gendre et Mme Auclair.
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Contre l’arbitraire
Quand ce n’est pas avant, c’est pendant et après le Premier Mai, que le gouvernement actuel, pour complaire à la bourgeoisie, dont il est le serviteur, use chaque année d’arbitraire contre la classe ouvrière.
N’ayant pas osé faire usage du traditionnel complot pour arrêter les militants syndicalistes avant le Premier Mai, on a usé de provocations policières le jour même. Pour arrêter certains de nos camarades et les faire condamner ensuite, on les a inculpés de délit de paroles ou d’injures à des magistrats.
À Orléans, au cours d’une manifestation, trois ouvriers terrassiers ont été arrêtés et aussitôt condamnés, sans défense, sans témoins, l’un à 13 mois et les deux autres à 8 mois de prison.
À Rouen, le camarade Marck, trésorier de la CGT, a été arrêté la nuit, à l’issue d’une réunion tenue le Premier Mai. Le camarade Torton, secrétaire de la Bourse du travail de Rouen, fut, le lendemain, également arrêté et emprisonné.
Qu’ont-elles donc de criminelles les phrases imputées à Marck et que celui-ci revendique ?
En voyant autour de lui, dans la salle, les louches personnages payés pour épier et dénaturer ses paroles, il s’écria :
« Parmi nous se trouvent les représentants officiels de la succursale Vermine, Fripouille, Clemenceau et Cie. »Puis, au cours de sa conférence, Marck, faisant l’énumération des gaspillages dont tous les journaux entretiennent chaque jour l’opinion publique (Voir les dessous dévoilés du sabotage financier et industriel de la marine, de l’armée, des travaux publics), on a retenu pour l’en inculper la phrase suivante :
« 105 millions sont dépensés pour la valetaille policière et la création de brigades mobiles dont nous avons journellement des représentants dans nos réunions. On les a créées pour arrêter les voleurs, mais ils ramassent ceux qui, comme moi, viennent dans les réunions. »Quant à Torton, il est inculpé d’avoir dit :
« Dans l’après-midi, j’ai aperçu des mines patibulaires dans la salle. Ce soir, je vois encore des mouchards, des roussins, qui sont les souteneurs de la Troisième République. »Telles sont les ridicules accusations par lesquelles on veut remettre en prison ces deux militants pour y augmenter le nombre de tous ceux de nos camarades victimes de l’arbitraire gouvernemental et de la justice de classe du régime actuel.
Il est de notre devoir de solidarité de protester contre les mesures stupides d’autorité exercées contre nos camarades, contre nos militants.
C’est pourquoi le Comité confédéral, dans sa séance du 4 mai, a décidé de manifester son indignation contre les tyranneaux du gouvernement actuel en affirmant son entière solidarité avec les camarades arrêtés et en prenant, comme eux, la responsabilité des phrases citées plus haut, dont on leur fait une inculpation.
Le Comité confédéral
[signatures …]
Affiche dénonçant les arrestations de militants [Charles Marck (1867-1951), Léon Torton (ca1884-....)] à Rouen lors d’un meeting du 1er Mai 1909 (d’après Rapports des comités & des commissions pour l’exercice 1908-1910, présentés au XVIIe congrès corporatif, XIe de la CGT, tenu à Toulouse, du 3 au 10 octobre 1910, p. 8-10).
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[ texte ]
- texte :
Contre les bourreaux de la liberté
Nous avons tous admiré le beau geste par lequel les ouvriers d’Espagne se sont révoltés.
Qui donc pourrait blâmer, des pères de famille qui s’insurgèrent plutôt que de courir aux abattoirs du Maroc pour le profit des capitalistes internationaux ?
Ce fut un spectacle réconfortant que cette grève générale spontanée qui fit trembler tous les profiteurs de la monarchie cléricale et inquisitoriale.
Mais cette grève, trop localisée, malgré les actes héroïques de nos courageux camarades, fut vaincue.
C’est la Réaction sauvage, féroce, impitoyable qui sévit maintenant.
Tous les braves qui luttèrent, tous ceux qui ne sont pas morts en combattant expient leur acte sublime dans les cachots, dans les tortures, en attendant leur jugement, leur condamnation et leur exécution.
Les galonnés espagnols, vaincus sur tous les champs de bataille, prend bravement leur revanche sur les sièges des conseils de guerre.
Ils condamnent à mort tout ce que l’Espagne compte encore de noble, de généreux dans sa population.
Les hommes de progrès, les hommes de pensée libre sont voués au garrot ou au peloton d’exécution.
Laisserons-nous assassiner nos frères d’Espagne sans protester, sans crier notre admiration aux victimes, notre haine aux bourreaux…
Non !
Il faut qu’on nous entende !
Il faut que les tortureurs frémissent devant nos vibrantes protestations.
Toute l’Europe ouvrière proteste avec nous. Il faut que nos camarades en danger de mort reprennent espoir. Faisons tout pour les arracher aux cruelles et lâches vengeances des moines et des officiers
Travailleurs
Joignez-vous aux protestataires. Si vous êtes des hommes conscients, venez tous à la manifestation organisée par la CGT.
Le Comité confédéral
Appel d’octobre 1909, « affiché partout par les soins des Bourses du travail » (d’après Rapports des comités & des commissions pour l’exercice 1908-1910, présentés au XVIIe congrès corporatif, XIe de la CGT, tenu à Toulouse, du 3 au 10 octobre 1910, p. 13-15).
Il fait suite à un manifeste du Comité confédéral (en affiche ou non ?) en juillet 1909 :
Manifeste à nos frères d’Espagne
Dans un noble sentiment de fraternité internationale, dans un élan d’admiration et d’émotion, le prolétariat de France adresse à ses frères d’Espagne ses vœux les plus sincères pour le triomphe de leur lutte héroïque contre la guerre.
Nous comprenons trop bien, ouvriers de France, l’importance d’une aussi belle révolte du peuple espagnol pour ne pas nous réjouir aux moindres succès de la révolte ouvrière en Catalogne. Nous applaudissons aux actes d’insubordination militaire. Honneur à ceux qui refusèrent d’être des assassins !
Honneur aux femmes et aux jeunes gens d’Espagne, empêchant les hommes de partir pour la tuerie du Maroc !
Nous applaudissons de tout cœur à tous les actes révolutionnaires accomplis au delà des Pyrénées.
La Grève Générale proclamée par le monde ouvrier des centres industriels d’Espagne, aussitôt suivie d’un sabotage énergique des lignes téléphoniques, télégraphiques et de chemins de fer, c’est en somme, la réalisation des vœux émis en France, dans nos congrès ouvriers.
Il n’y a pas d’autres moyens en notre pouvoir pour empêcher les exploiteurs de partout d’arroser du sang du Peuple les territoires qu’ils convoitent, comme favorables à leurs opérations financières.
« Plutôt l’insurrection que la guerre ! » ont proclamé les socialistes au Parlement français.
« À la déclaration de guerre, nous répondrons par la Grève Générale ! » ont dit les ouvriers de France dans leurs congrès nationaux et internationaux.
Nos amis, nos frères d’Espagne mettent en pratique ce que nous avons mis en résolution. Nos souhaits les plus chaleureux les accompagnent et, s’ils sont vainqueurs, toute l’Internationale ouvrière voudra bientôt imiter leur exemple. S’ils sont vaincus,leur courage, leur héroïsme n’auront pas été inutiles. Le sang répandu ne l’aura pas été en vain : il fécondera, comme toujours, les idées de révolte, créatives de mieux-être et de liberté !
Quelle que soit l’issue de la lutte acharnée des ouvriers espagnols, un enseignement salutaire s’en dégage pour le Prolétariat universel.
Pour vous, braves camarades en lutte, c’est une expériences qui portera ses fruits.
Frères d’Espagne, courage !
Les travailleurs organisés de France sont avec vous !
Le Comité confédéral.
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[ texte ]
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Debout !
Ouvriers, honnêtes gens !
La mesure est comble. La bourgeoisie, dans sa haine implacable contre la classe des travailleurs, vient de condamner un des vôtres, innocent du crime monstrueux qui lui est imputé, à la peine de mort !
C’est l’ère des répressions qui commence, la porte est ouverte à tous les abus !
Laisserez-vous s’accomplir et se perpétuer de telles infamies ? Non.
Ne relèverez-vous pas ce défi lancé à toute la classe prolétarienne organisée ? Oui.
Aussi, vous protesterez tous contre cette condamnation inique et vous répondrez au verdict des jurés bourgeois, haineux et sans entrailles,
en désertant lundi vos bureaux, ateliers et chantiers vous vous ferez un devoir d’assister au meeting qui se tiendra, le lundi 28 novembre, à 10 heures du matin, dans la grande salle du cercle Franklin et à la manifestation qui aura lieu le même jour, à 2 heures de l’après-midi (rendez-vous au Rond-Point).Et souvenez-vous, pour sauver un innocent, de notre devise : Tous pour un ! Un pour tous !
L’Union des syndicats
Affiche parue au lendemain de la condamnation à mort de Jules Durand à la cour d’assises de Rouen (25 novembre 1910) :
http://fr.calameo.com/read/002814565621aad8dac46.- notice : Image (fixe ; à 2 dimensions)
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Confédération générale du travail
Dénonçons leurs crimes !
L’opinion publique semble se trouver toute accaparée par le scandale financier des honnêtes liquidateurs du fameux Milliard des Congrégations ! Joint aux honteuses combinaisons capitalistes de l’Ouenza, du Maroc, de la Marine, et autres tripotages du monde politique et financier ; ce n’est cependant là qu’une salle affaire de plus.
Il est d’autres crimes à l’actif de nos maîtres actuels. La classe ouvrière ne doit pas les oublier.
Nous les lui rappelons.
Les massacres
C’est à Narbonne, contre les vignerons révoltés.
C’est à Nantes, contre les dockers.
C’est à Raon-l’Étape, contre les esclaves de la chaussure.
C’est enfin à Villeneuve-Saint-Georges, contre les serfs du bâtiment.
Bilan de ces glorieuses journées pour la République :
15 ouvriers tués et 467 mutilés.Les condamnations
À cette férocité dans la répression, s’est joint un arbitraire gouvernemental sans précédent.
Des magistrats domestiqués, sur d’odieux et ridicules rapports de police, ont frappé durement bon nombre de militants ouvriers, pour délits de parole, faits de grève ; enfin, suprême arbitraire, comme gérant de La Voix du peuple.
Pour ceux d’entre ces militants, Julian et Ricordeau, la peine de la prison s’est augmentée de celle de l’interdiction de séjour,ordinairement réservée aux délits de vagabondage spécial.
C’est, au total :
180 années de prison qui, pendant cette législature,ont été généreusement distribuées par les chats-fourrés républicains.Les révocations
les fonctionnaires ne furent pas épargnées par cette vague de réaction féroce.
Ce sont un instituteur et des sous-agents des postes, révoqués pour délit d’opinion.
C’est un fonctionnaire municipal, révoqué parce qu’ayant signé une affiche en tant que délégué de sa Fédération.
Ce sont des postiers révoqués pour faits de grève.
Ce sont des déplacements d’office s’abattant sur tous les fonctionnaires assez libres pour protester contre l’arbitraire de l’autorité administrative.
Le bilan des révocations, pour cette législation, est de :392 révocations, 16 déplacements.
Les crimes militaires
C’est enfin, pour couronner cette longue série d’exactions, le crime exécuté contre le soldat Aernoult, dans les bagnes d’Afrique ; c’est le soldat Rousset, courageux accusateur des criminels, et, pour ce fait, condamné à cinq ans de prison, qui risque maintenant d’être aussi la victime des chaouchs.
C’est le soldat Amirault, poursuivi comme antimilitarisme, acquitté par le conseil de guerre, qui, par ordre d’un officier supérieur, reste menacé d’un départ aux compagnies de discipline.
Ce sont les pioupious du 17e, exposés au climat meurtrier de l’Afrique, pour avoir obéi à leur conscience de fils du peuple.
La CGT, organisme central de la classe ouvrière, s’élève avec indignation contre ces attentats répétés de gouvernants malpropres et véreux, pris la main dans le sac au pillage des biens des congrégations ; capables de toutes les bassesses et de tous les crimes, soutenus par des parlementaires aveulis et tarés, qui ont volé et dilapidé, eux et leurs amis, le milliard destiné aux retraites ouvrières.
À l’occasion des élections et de l’effervescence qui les entoure, la CGT veut dénoncer, dans ses meetings, les escroqueries et les crimes de nos gouvernants.
Elle veut aussi amplifier encore l’agitation nécessaire dont les manifestations du Premier Mai seront le couronnement.
Tous debout pour le défense de nos droits de de nos libertés.
Le Comité confédéral
Affiche de 1910 contre les crimes miliaires (d’après Rapports des comités & des commissions pour l’exercice 1908-1910, présentés au XVIIe congrès corporatif, XIe de la CGT, tenu à Toulouse, du 3 au 10 octobre 1910, p. 23-24).
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- texte :
Confédération générale du travail
Pour Durand !
Nous voulons la révision
C’en est fait, le pourvoi formulé par Durand vient d’être rejeté par la Cour de cassation.
Il n’en pouvait être autrement, quand l’on constate que la criminelle sentence de Rouen n’est que le couronnement de l’œuvre d’étranglement syndical entreprise par le gouvernement du renégat.
Sans remonter aux crimes gouvernementaux qui ont eu lieu au François, à Limoges, Raon-l’Étape, Narbonne, Nantes, Draveil, Villeneuve-Saint-Georges, rappelons à titre documentaire que c’est par centaines d’années de prisons que se chiffrent les condamnations des militants ouvriers. Pour la première fois, l’infamante peine de l’interdiction de séjour fut appliquée en matière de grève.
Où s’arrêtera cette vague de réaction anti-ouvrière ?
Avec la condamnation de Durand, nos gouvernants sont allés aussi loin qu’ils pouvaient aller dans la voie de la répression.
La mesure est comble !
La peine de mort pour prétendue complicité morale, voilà l’aboutissement de la politique gouvernementale à l’égard de la classe ouvrière.
C’en est assez !
Devant une telle situation, notre silence, notre indifférence sont des crimes.
Durand est innocent, il doit être rendu à la liberté.
La révision de cette monstrueuse iniquité judiciaire s’impose.
Pour l’obtenir, les prolétaires organisés ne doivent reculer devant aucun moyen.
Déjà en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, en Hollande, les organisations ouvrières ont fait entendre leur cri d’indignation.
Forts de cet appui, qui ne se limitera pas à ce seul effort, les exploités français se doivent à eux-mêmes de poursuivre plus énergiquement l’œuvre de libération de l’innocent Durand, fût-ce même par la grève générale.
En présence du cynique arrêt de la Cour de cassation, le prolétariat doit déclarer qu’il est prêt à appliquer aux responsables la peine du talion, si le crime gouvernemental était consommé, si Durand était exécuté.
En cette période trouble de réaction sauvage, nous faisons appel à tous les hommes de cœur, à tous les esprits indépendants, épris de justice et d’humanité, pour qu’à côté de l’action spécifiquement ouvrière des syndicats, ils travaillent pour la révision, qui sera le triomphe de la vérité.
Que bourgeois et gouvernants choisissent la révision du scandaleux procès, la libération de Durand, ou la grève générale avec toutes ses conséquences.
Liberté pour Durand !
Tel doit être le cri de ralliement de tous les prolétaires, de tous les hommes libres et honnêtes.
Ce qui a été possible pour le capitaine Dreyfus doit l’être pour l’ouvrier Durand.
Le comité confédéral.
Placement gratuit au siège de l’organisation
[marque syndicale] [Impr. …]
Affiche parue au lendemain de la condamnation à mort de Jules Durand à la cour d’assises de Rouen (25 novembre 1910) et du rejet du pourvoi en cassation (22 décembre 1910) : « Le repos hebdomadaire pour tous les salariés ! » — (d’après Rapports des comités & des commissions pour l’exercice 1910-1912, présentés au XVIIIe congrès corporatif (XIIe de la CGT), tenu au Havre, du 16 au 21 septembre 1912, p. 14-15).
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[ texte ]
- texte :
[marque] Confédération Générale du Travail [marque]
Sept ans de réclusion à l’innocent Durand !
Telle est la peine fixée par le président de la République.
Pourquoi sept ans, puisqu’il est d’usage de commuer la peine de mort en celle des travaux forcés à perpétuité ou à temps ?
Une telle dérogation à cet usage n’est-elle pas la preuve évidente que l’innocence de Durand est déjà reconnue par M. Fallières ?
Cette innocence reconnue, pourquoi la décision présidentielle n’a-t-elle pas accordé la
libération immédiate ?
Que l’on ne nous parle pas d’impossibilité : le cas Dreyfus est le précédent duquel nous sommes en droit de nous réclamer.
On s’en souvient : li millionnaire Dreyfus, au lendemain de la seconde sentence le condamnant encore, fut cependant mis en complète liberté !
Ce qui fut fait pour l’officier Dreyfus devait lêtre pour l’ouvrier Durand !
Pourquoi n’en fût-il pas ainsi ? S’est-on imaginé qu’une telle mesure, qui constitue un scandaleux compromis, désarmerait notre colère et mettrait fin à notre campagne ?
Notre conception de la Justice est tout autre : Durand, étranger au meurtre de Dongé, devait être rendu à la liberté. C’est pourquoi notre campagne doit se poursuivre !
Travailleurs !
C’est votre indignation que nous exprimons ainsi. Il vous faut la traduire en intensifiant l’action.
Tous vous vous rendrez à l’appel de vos Syndicats !
Tous vous assisterez à nos meetings pour y justifier votre volonté de recourir à tous les moyens pour obtenir
la libération complète et définitive de notre camarade Durand !
Le Comité Confédéral
Placement gratuit au siège des syndicats adhérents.
[marque syndicale] Imprimerie […]
Affiche parue au lendemain de la grâce partielle de Jules Durand par le président de la Républqiue Armand Fallières (31 décembre 1910) :
http://www.julesdurand.fr/p%C3%A9riple-judiciaire/la-gr%C3%A2ce-de-durand/- notice : Image (fixe ; à 2 dimensions)
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[ texte ]
- texte :
Fédération communiste anarchiste
La répression gouvernementale et policière ne connaît plus de limites.
Depuis un mois, huit de nos militants ont récolté plus de 25 années de prison, pour des délits de presse et de parole.
D’autre part, la folie patriotique envahit tout : la presse, le beuglant et la rue. Le résultat en est : le budget de la guerre augmente de 600 millions et le rétablissement prochain de la loi de 3 ans.
Devant ce recul de la civilisation, devant cette menace guerrière et malgré la répression, nous restons
Antipatriotes… Quand même !
[marque]
Nous expliquerons pourquoi et comment au grand meeting public et contradictoire
lundi 3 mars 1913, à 8 heures trente du soir
Salle des Sociétés Savantes — 8, rue Danton, 8
Présence assurée des orateurs :
Émile Aubin ; Édouard Boudot ; Benoît Broutchoux ; Eugène Jacquemin de la Fédération Communiste Anarchiste
Les protes ouvriront à 8 heures. — Métro : Odéon, Saint-Michel — Entrée : 0,50 pour couvrir les frais.
[marque syndicale] [impr. …] L’Espérance […]
Affiche éditée en 1913 pour contrer la répression — avec 8 militants condamnés — suite à une campagne antimilitariste en novembre 1912, (source : tropjeunespourmourir.com ; Source : Archives de la préfecture de police de Paris).
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- notes :
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[ texte ]
- texte :
Grande salle communale de Plainpalais
Mardi 4 juin 1918, à 8 h 30 du soir
Meeting
Les bombes de Zurich
L’arrestation de BertoniOrateurs
Alfred Amiguet - Paul Golay , de Lausanne
J. Humbert-Droz, de Chaux-de-Fonds - E. BrunnerCordiale invitation à tous
Fédération des syndicats ouvriers. — Union ouvrière.
groupe du Réveil. — Jeunesse socialiste.Genève — Imprimerie des Unions ouvrières
Arrestation d’anarchistes italiens après la découverte d’armes et explosifs chez certains d’entre-eux (grâce/à cause de services secrets allemands). E. Brenner [Emil Brenner ??] fait partie de de l’Union ouvrière (cf. Louis Bertoni : une figure de l’anarchisme ouvrier à Genève de Gianpiero Bottinelli (Entremonde, 2012), p. 79-83.
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[ texte (avec espace à compléter) ]
- texte :
Comité de Défense Sociale
Redoublons d’énergie
Toujours des demi-mesures !
À le suite de l’ardente campagne de nos comités et d’autres groupements, le gouvernement sentant la volonté populaire vient de prendre, en faveur des marins de la Mer Noire, quelques mesures de grâce et des commutations de peine.
Cinq sur vingt-trois de nos camarades sont libérés ; les autres — et quelques-uns pour 15 ans encore — restent à souffrir dans les prisons.
Nous ne pouvons accepter cela !
Les enrichis de la guerre, les généraux assassins (et nous prouverons qu’ils sont nombreux), tous les tripoteurs, les fourbes, sont en liberté pendant que leurs victimes innocentes souffrent dans les prisons.
C’en est assez !
Tous, unis, il nous faut redoubler d’énergie.
Il faut que toutes ces courageuses victimes, de Badina à Cottin, en passant par Paul Meunier, soient arrachées des griffes de leurs bourreaux.
Tous debout, unis, clamons notre volonté et notre impatience au
- Grand Meeting -
Après entente avec le Comité, les CSR, l’ARAC, l’Union anarchiste, le parti SFIC, les adhérents de ces organisations sont invités à assister à ces meetings et manifestations, à en assurer le succès et à en développer la portée.
[marque syndicale] Imp. « La Fraternelle », 55, rue Pixerécourt, Paris (20e)
Est-ce plutôt l’affiche citée dans Le Libertaire du 24 février 1922 :
Une affiche
Pour permettre aux groupe d’organiser, dans les meilleurs conditions, des réunions en faveur de notre admirable Cottin, l’Union Anarchiste vient d’éditer trois mille affiches passe-partout (format colombier) avec place en blanc, pour l’indication du lieu et du jour de la réunion, du nom des orateurs et du groupe organisateur.
L’Union Anarchiste laisse ces affiches au prix de 17 fr. le cent. Franco : 20 fr.
Adresser les commandes et les fonds à Bertelletto, 69, boulevard de Belleville, Paris (11e).- notice : Image (fixe ; à 2 dimensions)
- notes :
- descriptif :
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[ texte et annonce avec passages censurés : reproduction d’une affiche précédente ]
- texte :
Oggi 13 ottobre 1921
Unione Anarchica Italiana
(Gruppo "La Folgore" di Napoli)
Uomini di ogni classe !
Uomini di ogni fede !
Due lavoratori italiani, Nicola Sacco e Bartolomeo Vanzetti, sono stati condannati a morte nell’America repubblicana.
(Censura)
Accorrete, perciò, numerosi al primo
grande comizio di protesta
che avrà uogo la sera di gioversi 13 corr. ; alle ore 19.30, in piazza Principe Umberto.
Parleranno : Bruno Misefari per gli anarchici, Carlo Ciardiello per i comunisti ed uno per i socialisti.
Nessuno manchi … (Censura) …
Napoli — Tip. Réclame d’Affissione — Via Divino Amore 10
L’originale si trova presso il Circolo ’Pietro Mancini" di Consenza donato da Pia Zanolli Misefari
Reprint.
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- notes :
- descriptif :
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testo
fotografie (Sacco, Vanzetti, un attore)
- texte :
Columbus Theatre
170 Shrewsberry Street — Worcester, Mass.
Grande serata di varietà pro Sacco e Vanzetti
Giovedì, 20 Giugno 1921 - Ore 7,30 P.M.
La Compagnia Spartaco Darà
La Canaglia
Commoventissimo Bozzetto strappato dalla vita reale, di Mario Gino
S. Barabba interpretera “Il Pezzente” - Monologo di R. Cordiferro
Indi Concerto Canzonettistico con Francesco Habirbrak nella canzonette napoletana
et il macchiettista G. Tagliaferri - nel suo repertorio
[…]
https://picryl.com/media/columbus-theatre-grande-serata-di-varieta-pro-sacco-e-vanzetti-ce6af7
- notice : Image (fixe ; à 2 dimensions)
- notes :
- descriptif :
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[ texte (avec espace à compléter) ]
- texte :
[…]
[…
Grand Meeting
…]
Affiche citée, entre autres, dans Le Libertaire du 24 février 1922 :
Une affiche
Pour permettre aux groupe d’organiser, dans les meilleurs conditions, des réunions en faveur de notre admirable Cottin, l’Union Anarchiste vient d’éditer trois mille affiches passe-partout (format colombier) avec place en blanc, pour l’indication du lieu et du jour de la réunion, du nom des orateurs et du groupe organisateur.
L’Union Anarchiste laisse ces affiches au prix de 17 fr. le cent. Franco : 20 fr.
Adresser les commandes et les fonds à Bertelletto, 69, boulevard de Belleville, Paris (11e).- notice : Image (fixe ; à 2 dimensions)
- notes :
- descriptif :
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[ texte ]
- texte :
Élections législatives du 11 mai 1924 — Liste libertaire
Électeurs endurcis !
Plus de cinquante années de suffrage universel, pendant lesquelles le benêt populo a été constamment berné avec les mêmes boniments, ne vous ont pas encore démontré l’inanité, la nocivité même du bulletin de vote comme moyen de combat pour la défense de votre existence.
Nous le regrettons, nous vous plaignons fort, mais aussi nous ne désespérons pas d’être un jour entendus de vous.
En attendant, faites-nous le plaisir de nous lire jusqu’au bout ; ensuite vous retournerez à vos occupations. Mais si vous êtes des gens normaux, bien doués, nous vous mettons au défit de terminer la lecture de de cette affiche sans que votre cœur s’émeuve à la pensée des malheureux qui, cette année encore, ne sentiront qu’à travers les vitres opaques, les grillages ténus et les barreaux solides d’une prison, le renouveau qu’amène le printemps.
Ils en appellent à vous désespérément
Ils sont près de cent mille, dans les bagnes civils et militaires, qui ont mis en vous, peuple français, toute leur espérance. Ils n’ont plus cette confiance dans les parlements et ils ne comptent que sur vous et votre énergique action — ouvriers et hommes de cœur de tous les partis — pour les tirer de leur géhenne.
Qu’ont-ils fait ?
Beaucoup d’entre-eux n’ont pas fait cette guerre sans en trouver une nausée profonde et à la fin leur conscience l’a emporté sur tout : sur les préjugés patriotiques, sur les conseils intéressés des diplomates et des soudards, sur la crainte de l’avenir, et, bravement, ils ont déserté.
Beaucoup d’autres ont commis une de ces mille infractions que le code militaire napoléonien réprime si implacablement.
D’autres encore ont chapardé par ci par là de quoi ne pas mourir tout à fait de faim.
Tous ont très bien agi puisqu’ils n’ont fait aucun tort à leurs pareils en misère et en esclavage.
Nous, qui portons sur eux et leurs actes ce jugement approbatif, nous sommes des anarchistes. C’est dire que nous sommes disposés par nos conceptions à approuver tout ce qui sape cette société faite d’arbitraire sans nom.
Vous, qui êtes encore des électeurs, vous admettez la soumission aux lois et vous ne comprenez pas toujours, et approuvez encore moins, ceux qui se rebellent contre elles. Mais si vous êtes francs et honnêtes — et vous l’êtes — vous ne pouvez consentir à ce que ces « fautifs » demeurent en prison alors que les grands voleurs des régions dévastées et les généraux assassins sont couverts d’honneurs.
Ceux-là ont réhabilité l’humanité
Parmi les cent mille emprisonnés privés, depuis des années, des tendresses d’une maman, des caresses d’une compagne, des baisers si doux des tout petits, ils se trouvent des individus d’élite qui méritent, outre votre fraternelle pitié, tout votre admiration.
Émile Cottin, Gaston Rolland, Jeanne Morand sont de ceux-là.
L’opinion publique s’est déjà prononcée en leur faveur sans que leurs bourreaux lâchent prise. Il faut que la pression populaire se renouvelle et vainque cette fois.
Émile Cottin voulut venger les morts de la guerre et blessa légèrement le sinistre et jusqu’auboutiste effréné Clemenceau.
Voici ce qu’il écrit à son frère : « Après cinq années d’emprisonnement, je me trouve dans le même état d’esprit qu’aux premiers jours de mon incarcération. Je ne regrette point ma jeunesse perdue et je donnerais de grand cœur ce qui me reste de vie pour que les hommes n’aient plus de raisons de s’entretuer jamais. »Gaston Rolland s’est refusé à porter les armes ; il a préféré obéir à sa conscience plutôt qu’à la soldatesque avide de carnage.
Entendez-le déclarer au Conseil de guerre : « Je ne me repends de rien. Ce n’est pas par couardise, ni par intérêt personnel que je suis insoumis. Si je l’avais voulu, ma connaissance de l’acier m’aurait ouvert les portes d’une usine. Mais je me refuse à fabriquer des instruments d’assassinat aussi énergiquement qu’à assassiner moi-même. Je suis insoumis par principe. »Jeanne Morand fit du pacifisme durant la guerre et vit la patte de la « Justice » s’abattre sur ses faibles épaules. Récemment il lui fut refusé de se rendre au chevet de sa mère mourante.
Et voici la lettre qu’elle adressait alors au gardes des Sceaux : « Voilà près d’un mois que je fais vainement appel à votre esprit de justice et à vos sentiments d’humanité — que je vous implore pour ma mère, non pas pour moi — c’est à croire que votre cœur est de pierre et que la Justice à laquelle vous présidez est tout simplement l’Injustice. »Vous ne voterez pour nous, ni pour personne
Passants, qui nous lisez, nous ne venons pas quémander vos suffrages. Nous serions heureux si nous avions réussi à attirer votre attention attendrie sur le sort des embastillés qui ne sont pas plus coupables que nous et vous, beaucoup moins que ceux qui nous gouvernent, et qui ont bien droit aussi, n’est-ce-pas, au peu de libertés qui nous sont accordées.
Ne pensez pas les libérer en votant blanc, tricolore ou rouge.
Pour les libérer il faut être prêts à vous libérer vous-mêmes et ce n’est pas votre cas puisque vous vous apprêtez à aller voter, à vous donner des maîtres, des lois et des prisons.
Hélas ! par votre faute, les cent mille emprisonnés risquent fort de voir durer leur supplice.
Mais il se peut que quelques-uns d’entre-vous aient parcouru cet appel avec fruit ; alors soyez des nôtres, apprenez à mieux nous connaître, approfondissez nos doctrines et joignez-vous à nous dans nos manifestations pour toute l’amnistie.
Commencez par lire chaque jour le Quotidien anarchiste Le Libertaire
ce sera déjà entre vous et nous le commencement du lien de solidarité qui deviendra de plus en plus indestructible.
Vive l’amnistie et l’anarchie !
Vu, le candidat
[marque syndicale] [Imp. "La Fraternelle", 55, rue de Pixéricourt, Paris ?]
Affiche est tirée du livre de Violette et Juanito Marcos : Itinéraire d’un anarchiste : Alphonse Tricheux, 1880-1957, éditions Loubatières, Toulouse, mars 2011.
Il s’agit peut-être de l’affiche annoncée dans Le Libertaire du 17 avril 1924 (30e année, série 3, n° 122) :
Notre campagne antiparlementaire
Une affiche est prête
Notre première affiche, celle ayant trait à la question de l’Amnistie, est éditée.
Vous la trouverez, camarades de la région parisienne, dans nos bureaux, 9, rue Louis-Blanc. tous les jours, de 9 heures à midi et de 11 heures à 19 heures.
Les amis de province la recevront, en autant d’exemplaires qu’ils désireront, en s’adressant à Rouaux, au Libertaire, 9, rue Louis-Blanc.
D’ailleurs vous êtes, les uns et les autres, priés de vous entendre avec ce camarade pour tout ce qui concerne la campagne antiélectorale et les renseignements dont vous pourriez avoir besoin.
Envoyez les fonds toujours à notre administrateur en utilisant le chèque-postal Lentente 656-02.- notice : Image (fixe ; à 2 dimensions)
- notes :
- descriptif :
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[ text ]
- texte :
South Place institute
South Place, Moorgate, E.C.
On Thursday, April 16, 1925
Under the auspices of the British Committee for the Defence of Political Prisoners in Russia
Emma Goldman
will deliver a lecture being
an exposure of the trade union delegation’s report on Russia
Doors open at 7.30 p.m. — Chair taken at 8 p.m.
Tickets 2s., 1s. & free.
To be obtenaid from :
A. Sugg, secretary, 53, Gloucester Road, N.W.1 and Freedom office, 127, Ossulston Street, N.W.1, or at the door of the hall on night of meeting.Workers Friend, Printers (T.U.), 165, Jubilee Street, London, E.1
IISG
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- notes :
- descriptif :
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[ texte (avec espace à compléter) ]
- texte :
Comité de Défense Sociale
Journée Sacco-Vanzetti
Justice américaine !!!
Osera-t-on tuer deux innocents : Sacco et Vanzetti ?
Depuis plus de 5 ans, la peine de mort reste suspendue sur la tête de ces deux hommes, pour un crime qu’ils n’ont point commis ; leur unique faute fut surtout d’être des militants ouvriers.
Le “dollarisme” américain ne leur pardonna pas cette audace
Ce forfait judiciaire fut perpétré sciemment, comme une vengeance de classe, selon l’aveu même du juge Thayer.
Leur innocence fut à ce point établie qu’une révision de ce procès monstrueux fut ordonné ; mais cette révision, comme le procès lui-même, ne fut qu’une parodie de justice.
L’odieuse et mortelle sentence reste donc toujours suspendue sur la tête de Sacco et Vanzetti.
Demain, ils peuvent être exécutés
Ce meurtre légal ne doit pas s’accomplir. Pour l’empêcher, le Comité de Défense Sociale fait un pressant appel à tous les travailleurs manuels et intellectuels, gens épris de cœur épris d’humanité et de justice.
Pour arracher à la mort ces deux victimes du capitalisme américain, le CDS jette un cri d’alarme et organise à cet effet un
Grand Meeting
auquel vous assisterez tous et qui aura lieu le
- notice : Image (fixe ; à 2 dimensions)
- notes :
- descriptif :
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[ texte ; dessin (défilé militaire, politiciens en tête, au pas de l’oie, devant foule ouvrière matraquée par les police) ]
- texte :
Jeunesse anarchiste
Le fascisme s’installe en France !
Au Maroc, le sang coule !
Après avoir :
assassiné à Douarnenez
assommé à Japy
provoqué à Wagram
meurtri à Sèvresleurs adversaires politiques les fascistes de la « Liberté » s’étonnent aujourd’hui de la riposte ouvrière et crient au guet-apens. Donnant des gages à la réaction le gouvernement emprisonne deux travailleurs.
Clerc et Bernardon servent d’otages !
Exigeons leur libération !Continuant leur politique de provocation, la bande de Daudet-Taittinger ont défilé, au pas de l’oie, sous l’œil complaisant de la police
La classe ouvrière relèvera le défi
Au Maroc, à la solde de la finance toute-puissante, le bourreau Lyautey veut continuer la pacification du pays. Le sang a déjà coulé !
Mères, épouses, compagnes, resterez-vous insensibles à ce spectacle révoltant, indigne de nos temps dits civilisés ! Nous ne le pensons pas !Peuple de Paris, tu condamneras le fascisme, tu t’opposeras au massacre marocain.
Sans distinction d’opinion, tu assisteras au
Grand meeting de protestation
qui aura lieu mercredi 20 mai à 20 h 30
Grande salle de l’Union des Syndicats — 33, rue de la Grange-aux-BellesOrateurs : G. Bastien, J. Chazoff, André Colomer, Le Meillour. (Union Anarchiste)
J. Boudoux, M. Lepoil (Comité Défense Sociale), Mauzès (JA), un orateur espagnol (parlant en espagnol)
Il compagno Messeroti parlera in lingua italianaParticipation aux frais : un franc
[Marque syndicale] ïmprimerei [… Paris] Travail effectué par des ouvriers syndiqués.
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Dans les tranchées de la lutte de classe
Sauvons Sacco et Vanzetti !
Le “Non” du jure THAYER, par lequel se résume sa décision et qui refuse un nouveau procès à Nicolas SACCO et Barloloméo VANZETTl est une gifle sur la figure de tous ceux qui défendent l’innocence de deux prisonniers.
En voyant s’apaiser l’agitation en faveur de SACCO et de VANZETTI, THAYER espérait l’abandon et le silence qui auraient assuré l’impunité morale à celui qui a violé la loi écrite en même temps que le sentiment supérieur de la justice innée dans l’âme du peuple.
Tandis que l’on faisait autour de SACCO et de VANZETTI la conspiration du silence, le juge se préparait à donner le dernier coup aux victimes de son arbitraire. Thayer a refusé la révision.
Une telle décision qui, en d’autres temps, aurait violemment ému l’opinion publique internationale, a passé, parmi la colère impuissante de quelques-uns et l’apathie du plus grand nombre, comme un fait divers banal, quelques protestations isolées, quelques meetings, occasionnels et rien de plus.
C’est une honte !
L’ennemi peut en tirer cette conclusion que l’affaire SACCO et VANZETTI n’est plus faite pour passionner l’opinion publique. Si cela est vrai pour tous ceux qui ne se donnèrent à l’affaire que pour en tirer des avantages moraux et de la notoriété à bon marché, pour le politicien, pour le “philanthrope”, pour le patriote qui mesurent à l’opportunité et à la convenance l’aide qu’ils apportent à une cause, cela ne peut pas, ne doit pas valoir pour ceux qui ont en commun avec les prisonniers qu’ils défendent l’idéal d’émancipation humaine, les joies et les douleurs des luttes du travail contre toute force d’esclavage.
C’est eux travail purs, aux révolutionnaires, aux anarchistes que cet appel s’adresse.
À ceux-là nous avons le droit de demander qu’ils fassent tout leur devoir pour les deux condamnés, otages de la guerre de classe dans les mains de l’ennemi.
Que doivent-ils-iis faire encore ? Les défendre jusqu’au bout !...
Dans les tribunaux et sur les places publiques.
Porter l’appel, contre la décision du juge, à la Cour suprême d’État !
Agiter partout où sont des travailleurs la cause de SACCO et de VANZETTI.
Donner aux prisonniers la plus grande assistance légale et la plus étroite assistance économique et morale.
Révéler le guet-apens judiciaire par la parole et par la presse.
Que l’on fasse partout des meetings.
Que l’on recueille des fonds.
Et que l’agitation s’élargisse et s’intensifie le plus possible, qu’elle se maintienne vivace.
La situation ne fit jamais aussi claire qu’aujourd’hui.
SACCO et VANZETTI ne comptent que sur la masse prolétarienne.
C’est mieux ainsi. Il ne pouvait humainement en être autrement. Ayant perdu l’espérance d’un facile triomphe les accapareurs de bienfaisance, les pécheurs en eau trouble de la conciliation sociale se refroidissent.
SACCO et VANZETTI sont clés nôtres.
Nous devons les défendre, avec toutes les énergies, par toutes les audaces, sans mesurer la solidarité économique et morale dont ils ont bessoin.
Il n’est pas honnête de mesurer l’effort à fournir aux probabilités du succès. il pourrait ne rester qu’une probabilité sur cent, il faudrait se battre pour celle-là, afin d’avoir pour soi la conscience d’avoir fait son propre devoir.
Ou l’on écrit à la cause pour laquelle on lutte ou l’on n’y croît pas. Le cas SACCO et VANZETTI est une cause poétique ; c’est une balade politique. Nous devons tous faire des efforts pour la vaincre, même si les probabilités du succès s’évanouissant. Justement à cause de cela.
Parions clairement ; nous ne voulons tromper personne ; du train dont vont les choses, il y a bien peu à espérer de la Cour suprême. Nous pouvons presque prédire que celle-ci validera la décision du juge.
Est-ce pour cela que nous devrions atténuer notre œuvre et réduire la défense à une formalité judiciaire ?
Non, mes amis. Nous avons foi dans les masses ouvrières, toujours généreuses pour une bonne cause et dans l’imprévu qui a si souvent beau jeu dans les événements humains.
Nous avons dépensé des sommes énormes, mais il est nécessaire que nous en dépensions encore d’autres. Qui voudra mettre un prix à la vie de deux hommes, de deux militants de la cause prolétarienne ?
Le cas SACCO et VANZETTI doit revivre dans la conscience publique avec la passion de jadis.
Quelle que soit l’issue de ce drame judiciaire, il faut que les prisonniers entendent dans leur solitude la voix fraternelle des travailleurs, pour qu’ils ne se sentent pas abandonnés de ceux qu’ils ont tant aimés et pour lesquels ils souffrent depuis plus de quatre dans une épouvantable agonie.
Tous à l’action pour les libérer !
Ouvriers manuels et intellectuels ; Hommes de conscience et d’idéal ; Joignez-vous tous à nous dans la campagne pour libérer les deux innocents et ne manquez pas d’assister à toutes les manifestations qu’organiseront en leur faveur le COMITÉ 8ACCO-VANZETTI, l’UNION ANARCHISTE et le COMITÉ DE DÉFENSE SOCIALE.
SACCO et VANZETTI espèrent en vous !
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Page intérieure dans Le Libertaire : quotidien anarchiste du 4 janvier 1925 (31e année, n° 382, 3e série).
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Comité de Défense Sociale
Siège : 86, cours Lafayette, Lyon
La prison ou la mort
Telle est la cruelle alternative devant laquelle sont placés Ascaso et Durruti.
Leur crime ? Être restés des militants révolutionnaires malgré la dictature de Primo de Rivera ; n’avoir pas voulu, malgré tous les dangers, malgré toutes les souffrances, abdiquer quoi que ce soit de leurs convictions.
Toutes les frontières leur sont fermées ; partout la prison et la mort les attendent. Et pourtant, nul plus qu’eux n’est digne de la solidarité humaine.
Mais la classe ouvrière, a laquelle cependant ils ont fait le sacrifice de leurs vies et de leur liberté, ne réagit pas ; ceux qui se réclament de cette liberté pour laquelle Ascaso et Durruti ont tout donné, laissent faire !
Cela ne peut plus durer.
Debout ! peuple qui tant de fois te dressas pour des causes parfois moins nobles, exige avec nous que les deux martyrs aient enfin
Un coin où reposer leurs têtes !
Pour votre honneur, pour votre sécurité même, vous assisterez en masse au
Grand meeting
qui aura lieu le jeudi 26 juillet, à 20 h 30, Grande Salle de la Bourse du travail, 39, cours Morand.
Orateurs :
Me Loyet, défenseur d’Ascaso et Durruti, président de la Fédération du Rhône de la Ligue des Droits de l’Homme
M° Kreher, avocat du Colité de Défesne Sociale
Vivier, secrétaire de l’Union des syndicats confédérés du Rhône
Huart, secrétaire de la CGTSRNota. — Pour éviter l’affluence aux portes, celles-ci seront ouvertes à 20 heures ; le meeting commencera à 20 heures 30 précises.
[marque syndicale] Imprimerie Nouvelle Lyonnaise. 3, rue Sainte-Catherine. Lyon.
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[ texte (bilingue castillan/italien) ]
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Trabajadores españoles
Salvamos a Sacco, Vanzetti y Torres Escartin
En la España de los imbéciles militares hay un hombre, TORRES ESCARTIN que es un honrado Trabajador, que por el solo hecho, de pensar en un porvenir mas justo lo acusaron de la MUERTE del Cardinal de Zaragoza.
Durante la celebración del Proceso se presento un sobrino de la victima con pruebas testigales, aprobando que los autores de la Muerte de su Tio, fueron los mismos Clericales.
A dicho testigo no se lo escucho echándole de la audiencia, y, condenando a MUERTE a nuestro compañero y luchador TORRES ESCARTÍN.
La libre America, país del dolar y de la democracia, para no ser menos que los países monárquicos condeno a la Silla Eléctrica hace cinco anos, a dos inocentes como nuestro companero Escartín, los dos conocidos luchadores SACCO y VANZETTI.
Y para evitar que los verdugos se manchen las manos con la sangre de tres inocentes trabajadores, se os invita a un
GRAN MITIN
que tendrá lugar a la
Bolsa del trabajo, Sábado día 5 de Junio a las 8 de la Noche, Sala de Conferencias
Uno de los Oradores hablará en Español
Salvamo Sacco, Vanzetti, Torres Escarti
Lavoratori Italiani,
La pena capitate ha da un ora all’attra per funzionare. Un grido di aiuto ci perviene dolla lontana Repubblica stellata, per Salvare due innocenti, il perfide e rapace, Capitalismo americano compreso il governo voglino ad ogni costo disparsi di Nicola SACCO e Bartolomeo VANZETTI ;
Col rigetto della rivesione del processo e la conferma della pena di MORTE che si vuole infliger la macchinazione più infamanti di ogri origini poliziesco sta per avere il suo epilogo.
Lavoratori Italiani,
Due onesti organizzatori della lotta di classe due militanti anarchici per colpa di essere tali dovranno affrontare la SEDIA ELETTRICA.
In piedi domine, e con mezzi rapidi e decesivi risponderemo occhio per occhio dente per per dente il mondo civile e con noi.
Se SACCO e VANZETTI e TORRES Escarti dovranno morire sapremo a chi dovremme rivolgersi per rivendicarli.
Lavoratori Italiani,
Uniti nell’umana protesta agitiamoci per impedire che questo delitto si compia.
Un Oratore che parla Italiano sarà con noi
SALBATO SERA_ALLE ORE 8 GIUGNO 1926
[marque syndicale] Imp. Nouvelle, 4, rue Balay, Saint-Étienne
Archives nationales F/7/13105, dossier n° 24, A52 :
https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/media/FRAN_IR_050130/c-8vos8fago--iue26c029ldv/FRAN_0020_15666_LAffiche diffusée par le Parti communiste (France).
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[ texte (italien avec accents aigus espagnols au lieu des graves italiens sur les voyelles) ; illustration (portraits de Sacco et Vanzetti encadrant une chaise électrique) ]
- texte :
Salviamo Sacco e Vanzetti !
A tutti gli uomini libere e giusti
Unicamente a voi uomini liberi, amanti dalle giustizia, della verità, dell’umanità, noi lanciamo questo appello ; perché voi soltanto potete intendere la nobiltà della causa per cui vi chiamiamo a combattere, e la santità della protesta che eleviamo, affinché trovi eco al di sopra di tutte le fedi e di tutti i partiti…
Gli altri, gli uomini piegati passivamente alla schiavitù, chiuso il cuore e il cervello alle doverose ribellioni ed alle alte aspirazioni, non ci intenderanno. Si tratta di rivendicare la dignità umana, non facendosi complici indiretti d’una inaudita infamia che si stá compiendo contro due lavoratori italiani — Nicola Sacco e Bartolomeo Vanzetti — da parte della giustizia degli Stati Uniti.
Nicola Sacco e Bartolomeo Vanzetti dovranno morire sulla Sedia Elettrica. Così è sentenziato. Ricordate questo : Sacco e Vanzetti moriranno, immoleranno le loro vite giovani, laboriose e onestissime, non per essersi resi colpevoli di qualche delitto, ma soltanto perché cosi vogliono i loro persecutori. Questi due martiri — cosi li chiamiamo perché già abbastanza soffersero per guadagnarsi questo titolo —, sono innocenti ! Accusati di duplice assassinio a scopo di furto, si è potuto dimostrare con documenti schiaccianti e testimonianze intacciabili la loro non reità. Si è potuto dimostrare di più : che si fa di tutto, da parte della magistrature Nord-Americana, per consegnarli alla morte, soltanto responsabili di essere, oltreché lavoratari indefessi, figli d’Italia e uomini di pensiero !
Si vuole assassinare due uomini per odio di razza e di setta. Uomini liberi e amanti della Giustizia.
Lo permetterete ?
Lavoratori ! Italiani !
Sui vari responsabili — fin’ora rimasti ignoti — dal delitto addebitato a Sacco et Vanzetti, era stata messa una taglia di 50 mila dollari !
È Soldato con lo scopo di guadagnare quest’oro che la polizia del Massachussetts e i giurati della Corte di Dhedam, a costo di sacrificare due purissime esistenze e di gettare nel disonore e nell’abisso della miseria due famiglie, si ostinano a non abbandonare le loro vittime. Già sono passati cinque anni dal giorno dell’arresto dei due immigrati italiani Sacco e Vanzetti. Cinque anni di torture insopportabili, di atroce incubo, di attesa paurosa e angosciante.
Non per nulla i due carcerati sono quasi impazziti. Fin’ora a nulla è valso la protesta di milioni d’uomini che in tutte le parti del mondo si agitano per salvarli. A nulla è valso il monito d’uomini insigni come Anatole France et Henry Barbusse, o di italiani di insospettato patriottismo come Luigi Barzini ; a nulla è valso infine l’opera della difesa che ha potuto dimostrare la falsità, le venalità è la bassezza morale degli accusatori. L’Alta Corte di Giustizia degli Stati Uniti ha accondisceso soltanto a ripetute revisioni del processo — ciò che equivale a confessare l’errore commesso — prolungando cosi un’attesa e une incertezza del domani più atroce della morte stessa.
La giustizia Nord Americana ha ormai dimostrato di voler calpestare ogni ragione ed ogni diritto, di voler compiere un orribile misfatto che disonorerebbe non un popolo soltanto ma tutta l’umanità !
Le permetterete ?
Il Comitato che si è costitutito in Buenos Aires perché anche nell’Argentina, come in tutte le parti del mondo, si elevi la voce di protesta contro i carnefici sitibondi di sangue della Repubblica Stellata, è deciso a lottare fino all’ultimo per la libertà di Sacco e Vanzetti. È necessario che il delitto sia impedito. Che l’innocenza sia rivendicata e che la giustizia trionfi !
Sopratutto agli Italiani esso si rivolge. È necessario che tutti gli immigrati italiani proclamino che è inique, incivile e obbrobrioso mescolare l’odio e il disprezzo per figli della Grande Proletaria (i quali offrono in tutto il mondo, il loro sangue, il loro sudore e le loro braccia al fecondo lavora) dove soltanto dovrebbe regnare lo spirito di giustizia a la più grande serenità. È necessario proclamare che nel secolo ventisimo ; secolo di progresso civile e di alte aspirazioni, non è possibile che si compia impunita Sentenza di morte sul capo di cue innocenti/
Ormai la causa di Sacco e Vanzetti e diventata la causa dell’Umanità. Nessuno può e deve sottrarsi al proprio dovere !
Mentre la mano del bola si stende per imprimere al patibolo lo scatto fatale, la livida scintilla suggellatrice d’una grande ignominia e d’un mostruoso delitto, da ogni luogo della terra si elevi questo grido di protesta e di rampogna : No !…
Entro il prossimo novembre, l’Alta Corte di Giustizia del Massachussett dovrebbe dar luogo alla revisione del processo Sacco et Vanzetti. Ai giurati chiamati a decidere definitivamente sulla vita di due lavoratori, due Italiani, due innocenti giunga la voce dagli Italiani e degli uomini amanti della giustizia e della verità residenti nell’Argentina !
A tale proposito questo Comitato terrà fra breve u grande comizio di protesta nel quale già stati invitati a parlare oratori di tutti i partiti politici che non abbiamo ritratta dal loro vessillo la parola Libertà.
Il Comitato d’agitazione Pro Sacco e Vanzetti
Italia per IISG, Argentina nel testo.
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texto
- texte :
1º de Mayo
gran mitin de protesta en el Parque Patricios
(Rioja y Caseros)
a las 15 horasSe recuerda, en esta fecha, el [comier…] […] America de una formidable lucha por la conquista de la jornada de […] bien pronto a todo el mundo, y se recuerda también a los mártires […] […garon] con su vida en la horca su contribución a esa lucha. El proletario […] […]nocutraba todavía con fuerzas para impedir el crimen, y su dolor y […] afirmación revolucionaria, que se traduce, todos les 1o. de Mayo, […] […]uchos crímenes judiciales semejantes se han cometido desde entonces, y […] […]ró impedirlos a veces, como impidió hasta ahora la electrocución de Sacco [y Vanzetti]. El más alto homenaje a los ahorcados de Chicago […] que su martirio se repita.
la salvación de Sacco y Vanzetti, de Ascaso, Durruti y Jover y de Mañasco, levantemos, pues, la protesta obrera, este 1o. de Mayo !
Oradores
En castellano :
R. Gonzalez Pacheco, E., Roque, M. Ramos, Daniel Dominguez y J. Garcia GimenezEn italiano :
Aldo AguzziEn aleman :
B. MozartEn ruso :
Anatol GorelikSindicatos organizadores : […]
https://picryl.com/media/1degree-de-mayo-gran-mitin-de-protesta-en-el-parque-patricios-2d51ed
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- notes :
- descriptif :
[ texte ; illustration (Sacco et Vanzetti devant une chaise électrique, sur fond d’usine et de 5 pendus) ]
- texte :
Chicago
11 novembre 1887
Comme les cinq martyrs de Chicago, Sacco et Vanzetti sont innocents, sauvons-les !
Collège du travail (Genève) : affiche du fonds Lucien Tronchet (imprimé en Suisse ?).
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[The people’s martyrs : an anniversary meeting]
[The people’s martyrs : an anniversary meeting]. — London Londres : Socialist league (1885-1901), . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une : rouge ) ; 76 × 51 cm.
sources :
[Grand meeting public sur l’Inquisition en Espagne, par Charles Malato et Sébastien Faure]
[Grand meeting public sur l’Inquisition en Espagne, par Charles Malato et Sébastien Faure]. — Paris : Le Libertaire (1895-1939), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; [54 ?] × [40 ?] cm.
sources :
[Aux travailleurs ! Grand meeting : le procès de la Mano Negra ; les faits passés in Italie]
[Aux travailleurs ! Grand meeting : le procès de la Mano Negra ; les faits passés in Italie]. — Paris : [s.n.], . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (deux : rouge , noir , papier blanc ) ; x × y cm.
sources :
[Amnistie de Classe]
[Amnistie de Classe]. — Paris : CGT_ Comité confédéral (Confédération générale du travail : 1895-1914-…), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.
sources :
[Gouvernement d’assassins]
[Gouvernement d’assassins]. — Paris : CGT_ Comité confédéral (Confédération générale du travail : 1895-1914-…), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.
sources :
![]() 1908 |
[Où allons-nous ?]
[Où allons-nous ?]. — Paris : CGT_ Comité confédéral (Confédération générale du travail : 1895-1914-…), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.
sources :Notes
[1] Voir aussi sur le procès contre Charles Marck et Georges Yvetot suite à la grève des dockers de mars-avril 1907 : https://cartoliste.ficedl.info/?mot529 sur Cartoliste.
[Gouvernement d’assassins !]
[Gouvernement d’assassins !]. — Paris : CGT_ Comité confédéral (Confédération générale du travail : 1895-1914-…), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.
sources :
![]() 1907 |
[À l’opinon ! : manifestations régionales]
[À l’opinon ! : manifestations régionales]. — Paris : CGT_ Comité confédéral (Confédération générale du travail : 1895-1914-…), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.
sources :
[Contre l’arbitraire]
[Contre l’arbitraire]. — Paris : CGT_ Comité confédéral (Confédération générale du travail : 1895-1914-…), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.
sources :
[Contre les bourreaux de la liberté]
[Contre les bourreaux de la liberté]. — Paris : CGT_ Comité confédéral (Confédération générale du travail : 1895-1914-…), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.
sources :
[Debout ! Ouvriers, honnêtes gens !]
[Debout ! Ouvriers, honnêtes gens !]. — Le Havre : CGT_ Comité confédéral (Confédération générale du travail : 1895-1914-…), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.
sources :
[Dénonçons leurs crimes !]
[Dénonçons leurs crimes !]. — Paris : CGT_ Comité confédéral (Confédération générale du travail : 1895-1914-…), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.
sources :
[Pour Durand ! Nous voulons la révision]
[Pour Durand ! Nous voulons la révision]. — Paris : CGT_ Comité confédéral (Confédération générale du travail : 1895-1914-…), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.
sources :
[Sept ans de réclusion à l’innocent Durand !]
[Sept ans de réclusion à l’innocent Durand !]. — Paris : CGT_ Comité confédéral (Confédération générale du travail : 1895-1914-…), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.
sources :
[Antipatriotes… Quand même ! : meeting public et contradictoire]
[Antipatriotes… Quand même ! : meeting public et contradictoire]. — Paris : FCA_/FCAR (Fédération communiste anarchiste), (Espérance, impr. l’ (Paris : 1910-1913)). — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une : papier de couleur ) ; x × y cm.
sources :
[Meeting : les bombes de Zurich, l’arrestation de Bertoni]
[Meeting : les bombes de Zurich, l’arrestation de Bertoni]. — Genève : le Réveil (1900-1947) ; [et al.], (Imprimerie des Unions ouvrières (Genève)). — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une : noir , papier rouge ) ; x × y cm.
sources :
[Redoublons d’énergie]
[Redoublons d’énergie]. — Paris : CDS_ (Comité de défense sociale : 1903-....) : CSR_ (Comités syndicalistes révolutionnaires : 1919-1921) : UA__ - UAC_ - UACR (Union anarchiste… [communiste] [révolutionnaire]) ; [et al.], (Fraternelle (Paris), La). — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une : noir , papier de couleur ) ; 121 × 72 cm.
sources :
[Due lavoratori italiani, Nicola Sacco e Bartolomeo Vanzetti sono stati condannati a morte nell’america repubblicana]
[Due lavoratori italiani, Nicola Sacco e Bartolomeo Vanzetti sono stati condannati a morte nell’america repubblicana]. — Napoli Naples : UAI_ (Unione Anarchica Italiana), . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une : noir , papier rouge ) ; 89 × 65 cm.
sources :
[Grande serata di varietà pro Sacco e Vanzetti]
[Grande serata di varietà pro Sacco e Vanzetti]. — Worcester (Mass.) : [s.n.], . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une : noir , papier rouge ) ; x × y cm.
sources :
[meeting Cottin]
[meeting Cottin]. — Paris : UA__ - UAC_ - UACR (Union anarchiste… [communiste] [révolutionnaire]) ; [et al.], . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une : noir , papier de couleur ) ; 90 × 63 cm.
sources :
[Électeurs endurcis !]
[Électeurs endurcis !]. — [S.l.] : UA__ - UAC_ - UACR (Union anarchiste… [communiste] [révolutionnaire]), (Fraternelle (Paris), La). — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.
sources :
![]() 1924 |
[Emma Goldman will deliver a lecture being an exposure of the trade union delegation’s report on Russia]
[Emma Goldman will deliver a lecture being an exposure of the trade union delegation’s report on Russia]. — London Londres : British Committee for the Defence of Political Prisoners in Russia, (Workers Friend Printers (T.U.)). — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; 77 × 51 cm.
sources :
[Journée Sacco-Vanzetti]
[Journée Sacco-Vanzetti]. — [S.l.] : CDS_ (Comité de défense sociale : 1903-....), [ca ]. — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une : noir , papier de couleur ) ; 119 × 80 cm.
sources :
[Le fascisme s’installe en France ! Au Maroc, le sang coule !]
[Le fascisme s’installe en France ! Au Maroc, le sang coule !]. — Paris : UA__ - UAC_ - UACR (Union anarchiste… [communiste] [révolutionnaire]), . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une : noir , papier de couleur ) ; 83 × 62 cm.
sources :
[Sauvons Sacco et Vanzetti !]
[Sauvons Sacco et Vanzetti !]. — Paris : CDS_ (Comité de défense sociale : 1903-....) : Le Libertaire (1895-1939) : UA__ - UAC_ - UACR (Union anarchiste… [communiste] [révolutionnaire]), (Imprimerie spéciale [Impr. spéc.]). — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.
sources :
[La prison ou la mort : grand meeting]
[La prison ou la mort : grand meeting]. — Lyon : CDS_ (Comité de défense sociale : 1903-....), (Imprimerie Nouvelle Lyonnaise (Lyon)). — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une : noir , papier de couleur ) ; 118 × 80 cm.
sources :
[Salvamos a Sacco, Vanzetti y Torres Escartin = Salvamo Sacco, Vanzetti, Torres Escarti]
[Salvamos a Sacco, Vanzetti y Torres Escartin = Salvamo Sacco, Vanzetti, Torres Escarti]. — Saint-Étienne : [s.n.], . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (deux : rouge , noir , papier rouge ) ; 120 × 80 cm.
sources :
[Salviamo Sacco e Vanzetti !]
[Salviamo Sacco e Vanzetti !]. — Buenos Aires : Comitato d’agitazione pro Sacco e Vanzetti, . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; 40 × 54 cm.
sources :
![]() 1927 |
![]() 1927 |
[1º de Mayo, gran mitin de protesta en el Parque Patricios]
[1º de Mayo, gran mitin de protesta en el Parque Patricios]. — Buenos Aires : [s.n.], . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.
sources :
[Comme les cinq martyrs de Chicago : Sacco et Vanzetti sont innocents, sauvons-les !]
[Comme les cinq martyrs de Chicago : Sacco et Vanzetti sont innocents, sauvons-les !]. — [S.l.] : [s.n.], . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (trois : rouge , noir , brun , texte en défonce , papier blanc ) ; 100 × 65 cm.
sources :
![]() [ 1927 ?] |
![]() [ 1927 ?] |
[Contre la répression mondiale : grand meeting]
[Contre la répression mondiale : grand meeting]. — Bruxelles = Brussels Bruxelles : CIDA (Comité International de Défense Anarchiste) : Fédération anarchiste de Belgique, (Arts graphiques (Bruxelles)). — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une : noir , papier de couleur ) ; 55 × 73 cm.