Kropotkine, Pierre (1842-1921)

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Kropotkine
https://maitron.fr/?article153691
http://isni.org/isni/000000012281103X

Au moins 162 ouvrages recensés dans le Catalogue général des éditions et collections anarchistes francophones.
Au moins 107 revues francophones parues sous ce nom (voir sur le site Bianco).
Au moins 51 cartes postales anarchistes parues avec ce nom. Voir sur Cartoliste.
Almeno 24 periodici in lingua italiana pubblicati su questo nome (vedere sul sito Bettini).
Au moins 4 périodiques espagnols publiés avec ce nom entre 1869 et 1939 (vedere sul sito Madrid-Santos).
Au moins 10 objets recensés dans Ephemera.

 

Affichage par année

35 affiches :

 

    [Manifeste anarchite : liberté, égalité, fraternité]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Manifeste anarchite : liberté, égalité, fraternité]. — Bruxelles = Brussels Bruxelles : [s.n.], . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  : Belgique
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  : délégation de pouvoir (élections)  ; manifeste
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Kropotkine, Pierre (1842-1921)  ; Monier, Ferdinand (1854-....)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    texte

    texte :

    Manifeste anarchiste

    Liberté, Égalité, Fraternité

    À vous qui produisez tout et qui n’avez rien que ce que vous laissent ceux qui ne produisent rien et qui ont tout.

    COMPAGNONS,
    Les hommes que s’intitulent « Parti ouvrier » viennent de nous adresser un manifeste, dans lequel nous invitent à nous rendre à Bruxelles le 15 août pour y réclamer le suffrage universel.

    Examinons donc froidement et, sans parti-pris, la situation, et demandons-nous : Que peut suffrage universel pour améliorer notre sort ?

    À cette question nous répondrons catégoriquement : Rien !

    En effet :
    Considéré en lui-même, il ne changera absolument rien aux conditions sociales qui nous écrasent.
    Considéré dans ses effets législatifs, il nous assurera, nous dit-on, une diminution des heures de travail, une augmentation des salaires, etc, etc. Et c’est surtout ici que la duplicité de ceux qui aspirent à nous gouverner est parvenue à fausser le jugement de certains d’entre nous, et à leur faire attribuer aux suffrage universel une vertu qu’il n’a pas.

    Il est pourtant de la dernière évidence — même, en ne tenant pas compte de l’évolution des idées des masses souffrantes, qui, nous menant nécessairement et à très proche échéance, à une commotion violente, dépassera d’un bond l’évolution parlementaire — il est évident que le suffrage universel ne pourrait nous devons à bref délai la majorité ;

    Les exemples de la France, l’Allemagne, de la Suisse, de l’Amérique sont là pour le prouver.

    Et sans majorité, quelle amélioration espérer à notre situation ? Mais cependant, nous dit-on, il y a des pays où il existe des lois quelque peu protectrices du travailleur.

    Voici où éclate la mauvaise foi de nos aspirants députés : Nous savons nous pas, Compagnons, que jamais une loi sur le travail n’a été obtenue par l’intermédiaire des députés, et que toutes ce lois, si anodines qu’elles soient, n’ont été obtenues par l’agitation, extraparlementaire ?

    Le suffrage universel ne nous avancerait donc en rien.

    « Nous voulons le suffrage universel » dit leur manifeste.

    Eh bien ! nous ne nous soucions pas de votre suffrage universel !

    Il nous importe peu.

    Ce que nous voulons, nous, c’est du pain et du travail pour tous.

    Nous voulons mettre réellement en pratique les grands principes proclamés par nos pères, les paysans révolutionnaires de 89-93 : Nous voulons non pas une vaine égalité politique, non pas cette hypocrite formule inscrite par la bourgeoisie sur ses drapeaux, et dont on voudrait, encore aujourd’hui, nous faire un idéal ; mais l’Égalité réelle — le communisme, la vraie Liberté — l’anarchie ; et, par là, la véritable Fraternité, c’est-à-dire la solidarité de tous les intérêts.

    Plus de Propriété ! Plus d’État ! Nous voulons une société qui, suivant la parole de Platon, pratique à la lettre le vieux proverbe : « Tout est véritablement commun entre amis ».

    Voilà ce que nous voulons.

    Et nous prenons pour nous ce que le parti soit-disant ouvrier dit de lui-même :
    « Nous luttons, pour notre droit, pour obtenir justice, et nous réussirons :
    « Rien ne peut arrêter un peuple qui veut une chose et la veut fermement. »

    Rappelons-nous ces lignes de l’un des nôtres, le compagnon Kropotkine :
    Qu’on ne vienne pas nous dire que nous ne sommes qu’une petite poignée, trop faible pour atteindre le but grandiose que nous visons.

    Comptons-nous, et voyons combien nous sommes à souffrir de l’injustice.

    Paysans, qui travaillons pour autrui et qui mangeons l’avoine pour laisser le froment au maître, nous sommes des millions d’hommes ; nous sommes si nombreux qu’à nous seuls nous formons la masse du peuple. Ouvriers qui tissons la soie et le velours pour nous vêtir de haillons, nous sommes aussi des multitudes ; et quand les sifflets des usines nous permettent un instant de repos, nous inondons les rues et les places, comme une mer mugissante. Soldats qu’on mène à la baguette, nous qui recevons les balles pour que les officiers aient les croix et les pompons, nous, pauvres sots, qui n’avons su jusqu’à maintenant que fusiller nos frères, il nous suffira de faire volte-face pour voir pâlir ces quelques personnages galonnés qui nous commandent. Nous tous qui souffrons et qu’on outrage, nous sommes la foule immense, nous sommes l’océan qui peut tout engloutir. Dès que nous en aurons la volonté, un moment suffira pour que justice se fasse.

    Vive l’Anarchie !

    Les groupes anarchistes de la partie de l’Humanité parquée sur la portion de territoire appelée « Belgique » par ceux qui nous exploitent.

    Vive la Révolution sociale !

    L’éditeur responsable : Ferdinand Monier


    sources :

    https://bianco.ficedl.info/article4069.html
    http://www.socialisme-libertaire.fr/2020/09/manifeste-anarchiste.html
    https://www.libertarian-labyrinth.org/anarchist-beginnings/ferdinand-monier-manifeste-anarchiste-1886/
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/62/Manifeste_anarchiste%2C_15-8-1886.jpeg

    Sur l’article « Ferdinand Monier-Monnier » du dictionnaire des anarchistes du Maitron [1] :

    Lors de la campagne menée à l’été 1886 par les socialistes en faveur du suffrage universel, Monier fut l’auteur d’un Manifeste anarchiste dont les 6.000 exemplaires furent saisis par la police et qui lui valurent d’être condamné le 12 novembre à trois mois de prison par la Cour d’assises du Brabant.

    Notes

    [1https://maitron.fr/spip.php?article153748, notice MONIER (ou MONNIER) Ferdinand, Alfred [Dictionnaire des anarchistes] par Rolf Dupuy, version mise en ligne le 31 mars 2014, dernière modification le 10 août 2020.













    [Lecture by prince Kropotkin : What man can obtain from the land]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Lecture by prince Kropotkin : What man can obtain from the land]. — London Londres : [s.n.], . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une  : noir , papier de couleur ) ; 58 × 45 cm.

    • Affiches par pays  :
    • Lieux d’archivages  : IISG (Amsterdam)
    • Liste des thèmes  : économie : agriculture
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Kropotkine, Pierre (1842-1921)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  : conférence, débat…
    notes :
    descriptif :


    [ text ]

    texte :

    “What man can obtain from the land.”

    A lecture

    will be given by Prince Kropotkin

    on the above subject at the

    Working Lads’ Institute,
    137, Whitechapel road, E. (opposite the London Hospital) on
    Monday, February 24, 1896

    Syllabus

    Two opposed fallacies : over-population and over-production. The so-called “agricultural” countries : Russia, the United States. Intensive agriculture : Belgium, the plain of Lombardy. The French market gardener : what he obtains from the soils. Culture under glass, its recent achievements and promises. Where is the limit of over-population ? Amount of labor required to produce the first necessaries of life.

    With numerous oxy-hydrogen illustrations.

    Doors open at 8. lecture commences at 8.30 P.M.

    Admission by tickets 6d. — Reserved seats 1s.

    Tickets may be obtained of J. Turner, 7, Lambs Conduit street, W.C. and W. Wess, 42, Cressey Houses, Stepney, E., or at the door on the night ol lecture.


    sources :

    IISG







    [Gli anarchici, chi siamo, che cosa vogliamo]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Gli anarchici, chi siamo, che cosa vogliamo]. — Forlì Forlì, Forly : l’ Aurora, [ca ]. — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (une  : noir , papier de couleur ) ; 50 × 35 cm.

    • Affiches par pays  : Italie
    • Lieux d’archivages  : CIRA (Lausanne)
    • Liste des thèmes  : propagande
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Bakounine, Michel (1814-1876)  ; Faure, Sébastien (1858-1942)  ; Kropotkine, Pierre (1842-1921)  ; Proudhon, Pierre-Joseph (1809-1865)  ; Reclus, Élisée (1830-1905)
    • Presse citée  : Libertario (Milano, il)  ; Umanità Nova (1920-…)  ; Volontà (Napoli)
    • Vie des mouvements  : journal mural
    notes :
    descriptif :


    [ texte (papier de couleur) ]

    texte :

    L’Aurora [pagina] 3

    Gli anarchici, chi siamo, che cosa vogliamo

    Nè ingenui nè violenti…

    Si ha degli anarchici, come individui, la più falsa delle idee.

    Gli uni ci considerano come degl’innocui utopisti, dei dolci sognatori, e ci trattano di spiriti chimerici dalle immaginazioni stravaganti il che è come dire dei semi-pani. Costoro propendono a ravvisare in noi dei malati che le circostanze possono rendere pericolosi, ma non dei malfattori sistematici e coscienti.

    Gli altri hanno di noi un giudizio ben differente pensano che gli anarchici siano dei bruti incoscienti, degli esseri odiosi, violenti e forsennati contro i quali non si è mai troppo premuniti nè si esercita una repressione abbastanza implacabile.

    Gli uni e gli altri sono nell’errore. Se noi siamo degli utopisti, lo siamo nello stesso modo di tutti quelli che ci hanno preceduti, i quali, hanno osato proiettare sullo schermo dell’avvenire delle immagini in contraddizione con quelle dei loro tempi... Noi siamo effettivamente i discendenti e i continuatori di questi Individui, i quali, dotati di una percezione e di una sensibilità più vive dei loro contemporanei, hanno intravveduto l’ alba, sebbene sprofondati nella notte.

    Noi siamo gli eredi di quegli uomini i quali, pur vivendo in un’epoca d’ignoranza, di miseria, d’ oppressione, di bruttura, d’ ipocrisia, d’ iniquità e di odio, hanno intravveduto una Città del sapere, del benessere, della libertà, della bellezza, della sincerità, della giustizia e della fratellanza, e che, con tutte le loro forze, hanno lavorato all’ edificazione di questa Città meravigliosa.

    Che i privilegiati, i soddisfatti e tutta la sequela immonda dei mercenarii e degli schiavi interessati al mantenimento e preposti alla difesa del Regime di cui sono o credono di essere i profittatori, lancino sdegnosamente l’epiteto peggiorativo d’ utopisti, dì sognatori, di spiriti stravaganti contro i coraggiosi artigiani e contro i chiaroveggenti costruttori di un’avvenire sociale migliore, è nel loro interesse. Essi sono nella logica delle cose.

    Ma è certo che, senza questi sogna-tori di cui noi facciamo fruttificare le idee ereditate, senza questi costruttori chimerici e malati — è così che in ogni tempo sono stati qualificati i novatori e i loro discepoli —noi saremmo ancora in quelle tenebrose epoche di schiavitù che stentiamo a credere che siano veramente esistite, tanto l’ uomo era ignorante, selvaggio e miserabile. Utopisti, perchè noi vogliamo che l’evoluzione segua il suo corso, liberandoci dalla schiavitù moderna, dal salariato, e faccia del produttore di tutte le ricchezze un’ essere libero, degno, felice e amorevole ?

    Sognatori, perchè noi prevediamo ed annunciamo la distruzione dello Stato la di cui funzione è di sfruttare il lavoro, d’asservire il pensiero, di soffocare lo spirito di rivolta, di paralizzare il progresso, di stroncare le iniziative, di perseguitare gli umili, d’ ingrassare gl’intriganti, di derubare i contribuenti, di sostenere i parassiti, di favorire la menzogna e I’ oscurantismo, di stimolare all’assassinio e all’odio, e, quando il suo potere è minacciato, di gettare sui campi di massacro tutte le esistenze che il popolo ha di più sane, di più vigorose, di più belle ?

    Spiriti chimerici, semi-pazzi, perchè, constatando le trasformazioni lente, troppo lente, ma inevitabili, che so-spingono le società unione verso nuove strutture edificate su basi rinnovate, noi consacriamo le nostre energie per demolire la struttura della società capitalista e autoritaria ?

    Noi sfidiamo gli spiriti informati e attenti del nostro tempo ad accusare seriamente di squilibrati gli uomini che progettano e che preparano consimili trasformazioni sociali.

    Insensati, al contrario, non solo a metà ma totalmente, quelli che s’ immaginano di poter sbarrare la strada alle generazioni contemporanee che marciano verso la Rivoluzione sociale, come il fluisse si dirige verso l’oceano : essi possono con I’aiuto di potenti dighe e d’ abili deviazioni, rallentare più o meno il corso del fiume, ma è fatale che questo tosto o tardi si precipiti nel mare.

    No ! Gli Anarchici non sono nè utopisti, nè dei sognatori, nè dei pazzi, e la prova è che ovunque i Governi lì attaccano e lì relegano nelle carceri alfine d’impedire alle parole di Verità ch’essi propagano di penetrare negli orecchi dei diseredati, mentre che, se I’ insegnamento libertario contenesse del chimerico o della demenza sarebbe loro facile farne emergere la sragione-volezza e I’assurdità.

    Nobiltà degli anarchici

    Certuni pretendono che gli anarchici siano dei bruti ignoranti.

    È vero che tutti i libertari non possiedono I’alta coltura e I’ intelligenza superiore di Proudhon, di Bakounine. di Eliseo Reclus e di Kropotkine. È esatto che molti anarchici colpiti dalla sventura propria dei tempi moderni, la miseria, hanno dovuto dall’età di dieci o dodici anni abbandonare la scuola e lavorare per vivere ; ma il fatto solo di essersi elevati fino alla concezione anarchica denota una comprensione viva e attesta uno sforzo intellettuale di cui sarebbe incapace un bruto.

    L’anarchico legge, studia, medita, s’ istruisce ogni giorno. Egli prova il bisogno d’ allargare continuamente il circolo delle sue conoscenze, d’arrichire costantemente le sue cognizioni. Egli s’interessa alle cose serie ; si appassiona per la bellezza che lo avvince. Il suo sforzo per formarsi una coltura più profonda e più estesa, non si arre-sta mai. Egli non crede mai di saperne abbastanza. Più apprende e più gli piace educarsi. Per istinto egli sente che se vuole illuminare gli altri bisogna che prima faccia provvigione di luce.

    Ogni anarchico è un propagandista egli soffre a tacere le convinzioni che lo animano e la sua più grande gioia consiste nell’esercitare intorno a lui, in ogni circostanza, I’ apostolato delle sue idee. Egli pensa di aver perduto la sua giornata se non ha niente imparato e niente insegnato, e tiene sì alto il culto del suo ideale, che osserva, paragona, riflette, studia sempre, tanto per avvicinarsi all’Ideale e rendersene degno, quanto per essere maggiormente in grado di esporlo e di farlo amare.

    E quest’uomo può essere un bruto insensato ? Un simile individuo può essere un crasso ignorante ?

    Menzogna I Calunnia !

    Umanità degli anarchici

    L’ opinione la più diffusa è che gli anarchici siano dei violenti, delle anime gonfie d’ odio. Ciò è, e non è.

    Gli anarchici sentono dell’odio ; essi sono vivaci e multipli, ma il loro odio non è che la conseguenza logica, necessaria, fatale del loro amore. Essi odiano la servitù, perchè hanno l’amore dell’indipendenza essi detestano il lavoro sfruttato, perchè amano il lavoro libero : essi combattono violentemente la menzogna, perchè difendono ardentemente la verità : essi esecrano l’ iniquità, perchè hanno il culto del giusto ; essi odiano la guerra, perchè combattono appassionatamente per la pace.

    Noi possiamo prolungare queste enumerazioni e dimostrare come tutto l’odio che gonfia il cuore degli Anarchici ha per causa I’ ardente attaccamento alle loro convinzioni, e che quest’odio è legittimo e fecondo, è virtuoso è sacro.

    Non siamo naturalmente odiatori ; siamo al contrario di cuore affettuoso e sensibile, di temperamento accessibile all’amicizia, all’amore, alla solidarietà, a tutto ciò che è di natura tendente ad avvicinare gl’individui.

    E non potremmo essere diversamente, poichè il più caro del nostro sogno e del nostro fine, è di sopprimere tutto ciò che solleva gli uomini in stato di guerra gli uni contro gli altri Proprietà, Governo, Chiesa, Militarismo, Polizia, Magistratura.

    Il nostro cuore sanguina e la nostra coscienza si rivolta dí fronte al contrasto della miseria e dell’opulenza. I nostri nervi vibrano e il nostro cervello in-sorge alla sola evocazione delle torture che subiscono quelli che, in tutti i paesi e a milioni, agonizzano nelle prigioni e nei bagni penali. La nostra sensibilità freme e tutto il nostro essere è preso da indignazione e da pietà al pensiero dei massacri, delle barbarie, delle atrocità che col sangue dei combattenti imbevono i campi di battaglia.

    Gli odiatori, sono i ricchi che fissano gli occhi al quadro dell’indigenza che li circonda di cui sono la causa ; sono i governanti che, ad occhio asciutto, ordinano i rnassacri ; sono gli esecra-bili profittatori che raccolgono le (ultime nel sangue e nel calmarne ; sono i cani di polizia che stringono le ma-nette ai polsi dei poveri diavoli : sono i magistrati che, senza indulgere con-dannano in nome della Legge e della Società, gli sventurati che sono vittime della Legge e della Società.

    Quanto all’accusa di violenti con cui si pretende di colpirci, basta, per farne giustizia, aprire gli occhi e constatare che, nel mondo attuale come nei secoli passati. la violenza governa, domina, broglia e assassina. Essa è la regola ipocritamente organizzata e sistematica di ogni governo. Essa si pratica e si afferma tutti i giorni sotto la veste dell’agente fiscale, del proprietario, del padrone, del gendarme, del carceriere, del boia, dell’ufficiale, tutti professionisti, sotto forme multiple, della Forza, della Violenza, della Brutalità.

    Gli Anarchici vogliono organizzare I’ accordo libero, I’ aiuto fraterno, l’intesa armoniosa. Ma essi sanno - per esperienza, per ragionamento e per storia - che non potranno edificare la loro volontà di Benessere e di Libertà per tutti che sulle rovine delle istituzioni costituite. Essi hanno coscienza che solo una Rivoluzione violenta avrà ragione delle resistenze dei dominanti e dei loro mercenari. La violenza di-viene così, per essi, una fatalità ; essi la subiscono, ma non la considerano che come una reazione resa necessaria dallo stato permanente di legittima di-fesa nel quale si trovano posti ad ogni momento i deseredati.

    La logica dell’anarchismo

    La tesi anarchica importa nella pratica alcune conseguenze che è indispensabile segnalare.

    Una rapida esposizione di questi coronari basterà a situare gli Anarchici in faccia a tutti gli altri aggruppamenti e a tutte le altre tesi, ed a precisare i tratti mediante i quali noi ci differenziamo da tutte le altre scuole filosofiche-sociali.

    Prima conseguenza — Colui che nega e combatte I’Autorità morale (la Religione), senza negare e combattere le altre non è un vero anarchico e, aggiungo, non è un anarchico integrale, poichè, sebbene nemico della Autorità morale, egli resta partigiano dell’Autorità politica ed economica.

    È lo stesso e per il medesimo motivo, di colui che nega e combatte la Proprietà, ma ammette e sostiene la legittimità e la bontà dello Stato e della Religione.

    È ancora lo stesso caso di colui che nega e combatte lo Stato, ma ammette e sostiene la Religione e la Proprietà. L’ Anarchico integrale condanna con la medesima convinzione e attacca con eguale ardore tutte le forme e le manifestazioni dell’Autorità, e si eleva con eguale vigore contro tutte le imposizioni che esse comportano.

    Dunque, in fatto come in diritto, l’Anarchismo è antireligioso, anticapitalista ed antistatale. Esso non risparmia, i suoi colpi, nè allo Stato, nè alla Proprietà, nè alla Religione ; ma vuole sopprimerli tutti e tre.

    Seconda conseguenza — Gli Anarchici non accordano alcuna efficacia ad un semplice cambiamento tra il personale che esercita l’Autorità. Essi considerano i governanti e i possidenti, i preti e i moralisti, uomini come gli altri, i quali, non sono per natura nè peggiori nè migliori dei comuni mortali e che, se essi imprigionano, uccidono, se vivono del lavoro altrui, se menticono, se insegnano una morale falsa e convenzionale, è perchè sono funzionalmente nella necessità di opprimere, sfruttare, mentire.

    Nella tragedia che si svolge, è la parte del Governo, qualunque esso sia, quella di opprimere, di fare la guerra, d’ imporle le imposte, di colpire quelli che urtano la legge e dì massacrare quelli che insorgono ; è il compito del capitalista, qualunque esso sia, quello di sfruttare il lavoro e di vivere da parassita ; è il compito del prete e del professore di morale, chiunque essi siano, di soffocare il pensiero, oscurare la coscienza e d’ incatenare la volontà.

    Perciò noi combattiamo tutti i ciarlatani, qualunque essi siano, dei partiti politici, nessuno escluso, che tendono i loro sforzi a persuadere le masse, di cui mendicano i suffragi, che tutto và male perchè essi non governano e che tutto andrebbe bene se essi governassero.

    Terza conseguenza — Risulta da ciò che precede che, sempre logici, noi siamo gli avversari dell’Autorità da esercitare pel medesimo titolo e nel medesimo grado che lo siamo dell’Autorità da seguire.

    Non volere obbedire, ma volere comandare, non significa essere anarchici, Rifiutarsi di lasciar sfruttare il proprio lavoro, ma consentire a sfruttare il lavoro altrui, non è essere anarchici. Il libertario si rifiuta di dare ordine nello stesso modo che si rifiuta di riceverne. Egli prova per la condizione di capo tanta repugnanza quanto per quella di subordinato. Non consente a sfruttare gli altri come non consente di essere sfruttato lui stesso. È ad eguale distanza dal padrone e dallo schiavo. Ma possiamo in pari tempo dichiarare che, a conti fatti, noi accordiamo a quelli che si rassegnano alla sottomissione le circostanze attenuanti le quali rifiutiamo formalmente a quelli che consentono a comandare polche i primi si trovano forzatamente nella necessità — è per essi, in certi casi, una questione di vita o di morte — di rinunciare alla rivolta, mentre che nessuno è nell’obbligo di ordinare, di esercitare funzioni di capo o di padrone.

    Quì emergono le opposizioni profonde, le distanze irriducibili che separano i gruppi anarchici da tutti i partiti politici che si dicono rivoluzionari o passano per tali. Poichè, dal primo all’ultimo, dal più bianco al più rosso, tutti i partiti politici non cercano che di scacciare dal Potere il partito che lo detiene per impadronirsene essi e diventare padroni a loro volta. Tutti sono partigiani dell’Autorità... alla condizione ch’essi stessi la detengano.

    Quarta conseguenza — Noi non vogliamo solamente abolire tutte le forme dell’Autorità, ma vogliamo ancora distruggerle tutte simultaneamente e proclamiamo che la distruzione totale e simultanea. è Indispensabile.

    Perchè ?

    Perchè tutte le forme dell’Autorità si collegano ; esse sono indissolubilmente legate le une alle altre. Esse sono complici e solidali. Lasciandone sussistere una sola significa favorire la resurrezione di tutte. Sventura alle generazioni, che non avranno il coraggio di andare fino alla totale estirpazione del germe viscido, del focolare d’ infezione I Esse vedranno prontamente riapparire le germinazione. Inoffensivi in principio, per non allarmare, impercettibili e quasi senza forza i germi si svilupperanno, si fortificheranno e allorche il male, sarà perfidamente e nell’ombra ingrandito, apparirà in piena luce, occorrerà ricominciar la lotta per sotterrarlo definitivamente.

    No l no ! non mezze misure, niente concessioni. Tutto o niente.

    La guerra è dichiarata tra i due principi che si disputano l’ impero del mondo : Autorità o Libertà. Il democraticismo sogna una conciliazione ; I’ esperienza ha dimostrato la stolta assurdità d’ una associazione tra questi due principii che si escludono.

    Bisogna scegliere. Soli, gli Anarchici si pronunciano in favore della Libertà. Essi sono contro il mondo intero.

    Non importa ! Vinceranno.

    Sébastien Faure

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    sources :

    Plusieurs couleurs de papier disponibles.




    image indisponible

    [Pierre Kropotkine]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Pierre Kropotkine]. — Troyes : FA__ [2] (Fédération anarchiste : 1953-....) : FA__. Groupe de Troyes, . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; 50 × 35 cm.

    • Affiches par pays  : France
    • Lieux d’archivages  :
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Kropotkine, Pierre (1842-1921)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ protrait) ]

    texte :

    [ portrait de Pierre Kropotkine]


    sources :

    Parution annoncée dans Le Monde libertaire n° 296 (11 janvier 1979) : « Le groupe de Troyes édite une gravure sur bois représentant P. Kropotkine exécutée sur papier spécial format 35 cm × 50 cm. Prix : 25 F port compris. À partir de 10 ex. : 20 F pièce. Veuillez passer vos commandes avec règlement par chèque à l’ordre de Michel Lagneau, BP 247, 10025 Troyes Cedex ».






    [Anarquismo y autogestion : septiembre de 1999, Museo universitario del Chopo]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Anarquismo y autogestion : septiembre de 1999, Museo universitario del Chopo]. — México Mexico : Cambio radical (Mx), . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; 87 × 57 cm.

    • Affiches par pays  : Mexique
    • Lieux d’archivages  : CIRA (Lausanne)
    • Liste des thèmes  : art : affiche  ; art : cinéma  ; art : théâtre  ; art : vidéo  ; autogestion  ; prison
    • Géographie, géopolitique et Histoire  : Espagne : histoire : 1931-1936  ; Mexique : histoire
    • Noms cités (± liste positive)  : Axa_, Zo d’ (1864-1930)  ; Bakounine, Michel (1814-1876)  ; Campos Campos, Severino (1905-2006)  ; Chávez López, Julio (....-1869)  ; González M., Enrique  ; Hernández B., Héctor D.  ; Hoyos, Octavio  ; Kropotkine, Pierre (1842-1921)  ; Lida, Clara E.  ; Melgar Bao, Ricardo  ; Villa, Juan Pablo
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  : anniversaire, commémoration  ; conférence, débat…  ; exposition
    notes :
    descriptif :


    [ texte (dans une frise fleurie) ; portraits (Bakounine, Kropotkine) ]

    texte :

    “Anarquismo y autogestión”

    Del 1 al 5 de septiembre de 1999.
    Museo universitario del Chopo.
    DFr. Enrique González M. @10 Sta. María la Rivera/ Metro Revolución.

    Exposición :
    Del 1 al 5 de septiembre colección de carteles de eventos anteriores de varias organizaciones alrededor del mundo : España, México, Alemania, Italia, etc.
    Exposición fotográfica : “Moviminetos sociales en México” de Octavio Hoyos.

    Vídeos y conferencias :

    Miércoles 10
    18 hrs : vídeo documental ; La Escuela de la Américas (adiestramiento jefes militares en tácticas de contrainsurgencia).
    19 hrs : conferencia : “Julio Chávez López y la revolución agraria de 1869” (130 años del manifiesto a todos los oprimidos y pobres de México y el universo).
    Participación de : Ricardo Melgar Bao (profesor, investigador del INAH), Héctor D. Hernández B. (Biblioteca social Reconstruir).

    Jueves 2
    18 hrs : vídeo documental : AK Kraak (movimiento autónomo en Alemania).
    19 hrs : conferencia : “El movimiento obrero y la autogestión en México”.
    Participación del Frente Autentico del Trabajo (FAT), el Centro de reflexión y acción laboral (CEREAL) y la Red Sindical.

    Viernes 3
    17 hrs : recital musical : “Juan Pablo Villa”.
    18 hrs : presentación del vídeo documental : “Loxichas”
    19 hrs : conferencia : “El rol de los prisioneros en el sistema actual” (análisis y crítica del grupo Cruz Negra Anarquista Internacional).
    Participación de la Organización de presos zapatistas “La Voz de Cerro Huceo”, Comité de familiares de presos políticos de la Régión Loxicha, Comité por la liberación de presos políticos de Querétaro y del grupo de apoyo a presos políticos “Libertad”.

    Sábado 4
    16h hrs : vídeo película : Tierra y Libertad de Ken Loach.
    17 hrs : “Reconocimiento a los anarquistas españoles exiliados en el 60 aniversario de la inmigración”. Participación de Severino Campos (participante en el Guerra civil española), Clara E. Lida (investigadora C de M).
    18 hrs : conferencia : “Perspectivas del movimiento anarquista en México.”
    Participación : Acción Libertaria, Colectivo Cambio radical., Pensamientos Unidos, Mujeres Libertarias, y collaborador@s independientes.

    Domingo 5
    Clausura del las 11as jornadas en el Museo del Chopo
    14 hrs : teatro, música y diversas actividades.

    Colectivo « Cambio Radical » — tel=fax : 5 512 08 86 — e-mail : libertad@mail.internet.com.mx — http://www.geocities.com/RainForest/8238/mexpunkeerfp.html

    Entrada libre en todas las actividades


    sources :
     


    [Een geschenk voor Domela]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Een geschenk voor Domela]. — Heerenveen : Ferdinand Domela Nieuwenhuis museum, . — 1 affiche (impr. photoméc.), coul. (quadri ) ; 55 × 32 cm.

    • Affiches par pays  : Pays-Bas
    • Lieux d’archivages  : Anarchief (Gent)
    • Liste des thèmes  :
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Domela Nieuwenhuis, Ferdinand (1846-1919)  ; Kropotkine, Pierre (1842-1921)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  : exposition
    notes :
    descriptif :


    [ texte ; photo ( plaque commemorative pour Ferdinand Domela Nieuwenhuis) ]

    texte :

    Een geschenk voor Domela

    “Eerlijk strijder voor de rechten der arbeiders, krachtig figuur in de strijd tegen onrecht...”

    20 november 1999 t/m 30 januari 2000

    In 1904 werd Ferdinand Domela
    Nieuwenhuis
    gehuldigd voor zijn
    niet aflatende strijd
    tegen maatschappelijk
    onrecht. Hij ontving
    een heel bijzonder
    vriendenalbum, met
    bijdragen van 76
    bekende tijdgenoten,
    waaronder
    Pierre Kropotkine,
    Frederik van en
    inmiddels beroemde
    kunstenaars als
    Jan Toorop en
    Cees van Dongen.
    Op de expositie zijn
    voor het eerst
    alle 52 originele
    albumbladen te zien.

    Ferdinand Domela Nieuwenhuis museum

    Minckelersstraat 11
    (De Heerenveense School)
    Heerenveen

    telefoon 0513 623408
    www.fdnmuseum.nl


    sources :
     











    [Voter c’est…]

    notice :
    Image (fixe ; à 2 dimensions)
    [
    Voter c’est…]. — [S.l.] : [s.n.], . — 1 affiche (impr. photoméc.) : n. et b. ; x × y cm.

    • Affiches par pays  :
    • Lieux d’archivages  : CDA (FA, Paris)
    • Liste des thèmes  : délégation de pouvoir (élections)
    • Géographie, géopolitique et Histoire  :
    • Noms cités (± liste positive)  : Kropotkine, Pierre (1842-1921)  ; Reclus, Élisée (1830-1905)
    • Presse citée  :
    • Vie des mouvements  :
    notes :
    descriptif :


    [ texte (série de maximes) ]

    texte :

    Voter c’est s’avilir ! Voter c’est abdiquer ses droits.
    Élisée Reclus

    Le suffrage dit universel est un moyen puissant d’endormir l’activité humaine.

    L’homme qui vote dépose sa volonté dans une boite afin de la reprendre au bout de quatre ans… si on le lui permet.

    Ce monstre État tout dégoutant de sang humain qui est responsable de toutes les abominations dont a gémi et dont gémit encore l’humanité.
    Georges Clemenceau

    Le suffrage dit « universel » est le moyen puissant d’endormir l’activité humaine. Le peuple, prétendu souverain, est un esclave que l’on saoule avec des mots. L’électeur est un homme qui abdique et se donne des maitres.

    En politique le mensonge et l’hypocrisie y sont quasi obligatoire. Le pavillon y est fait pour couvrir la marchandise suspecte et les étiquettes dissimulent le contenu, les grands mots, les vides désolants.

    L’éducation que nous recevons de l’État, à l’école et plus tard, a tellement vicié nos cerveaux, que la notion même de la liberté finit par s’égarer, se travestir en servitude.
    Pierre Kropotkine

    En résumé, le suffrage dit universel n’est pas le suffrage de tout le monde. C’est un truc qui peut servir à certains hommes (intrigants) pour opprimer d’autres hommes.


    Voter c’est sanctionner son esclavage

    Le suffrage universel est la plus grande mystification du XIXe siècle
    Émile [Gautier ?]

    La voix d’un ivrogne vaut celle d’un savant.
    Quelle absurdité !
    Les anarchistes ne veulent obéir qu’à leur raison.

    Le rôle fatal de tout gouvernement c’est de faire obstacle à la pensée libre.

    À mesure que la culture progressive développera dans l’homme une force plus grande et mieux réglée, l’individu sans doute prendra plus d’importance, et le Dieu-État suivra dans le gouffre commun, les divinités qui furent. Ce serait la belle anarchie rêvée .
    Georges Clémenceau

    De deux choses l’une, ou la loi est bonne et alors pourquoi des députés et des sénateurs pour la changer, ou la loi est mauvaise et alors pourquoi des magistrats pour l’appliquer.

    En réalité dans le malheur des hommes politiques est presque tout, et dans leur bonheur pour rien. Tandis que la science est presque tout dans leur prospérité et pour rien dans leur misère.

    La révolution se fera quand les hommes cesseront de déléguer leurs pouvoirs, quand ils cesseront de se donner des maîtres, quand ils cesseront de permettre à des gens pareils à eux de dire : « Vous m’avez donné le droit d’agir pour vous »

    Imprimerie spéciale pour affiches : [Chamard ?], 39, rue de Bretagne, Paris


    sources :

    Adresse de l’imprimerie de la Brochure mensuelle (Émile Bidault, 1869-1938) puis de l’imprimerie Pécot & Gossuin.